dimanche 23 mai 2010

BANGKOK: Wat Suthat



 Un temple fondé au XIXème siècle par ajouts royaux successifs,  intéressant d'un point de vue architectural et votif, le Wat Suthat (diminutif, voir panneau!) fait partie des 6 temples de Thaïlande au rang le plus haut.





 Situé devant la Grande balançoire, bien moins fréquenté par les touristes que ses homologues plus réputés le Wat Phra Keow et le Wat Po (je précise pour les personnes qui aiment à se fondre dans la foule locale), il est très respecté des Bouddhistes.





    Songkran y voit se dérouler la traditionnelle Procession des Femmes célibataires.

   Chose assez rare dans le pays: à cette période les Fidèles sont autorisés à y oindre le Bouddha.









Un petit aperçu de l'ambiance votive matinale à Songkran (on  remarquera que le filmeur est loin d'être pro...!)





   La structure du temple traditionnelle à la Thaïlande semble receler quelque influence chinoise. Le Site MIR indique que le quartier était et reste peuplé de nombreuses boutiques chinoises, ceci expliquant peut-être cela.

Le Viharn  abrite un  des plus grands Bouddhas anciens de style Sukhotaï dans la posture dite "de la méditation."



  Dans les galeries, collections de bouddhas (le panorama en pied de page du blog).



Les 28 pagodes visibles rappellent les existences précédentes des 28 "Eveillés".





Une statue du Roi Rama VIII, en tenue militaire nous rappelle que les cendres de ce monarque sont conservées sur le site.





Les jardins attenants voient une collection de figures plus petites de Bouddhas, certaines assez originales, comme ce Bouddha décharné.





   La célèbre Grande balançoire ou Shao-Shing-Sha trône sur la place devant le Temple. Elle voyait un jeu sanglant pratiqué par de jeunes brahmanes qui s'y suspendaient en l'honneur de Shiva.
   Etant donné le danger de mort encouru, le jeu fut définitivement interdit en 1935.


   A droite en sortant du temple, un petit autel consacré à Vishnu. Certains prêtres du Wat Suthat  officieraient sur deux sanctuaires situés ainsi à proximité du Temple, en particulier lors de la fête des Labours au mois de mai; le bouddhisme theravada ayant prospéré sur l'hindouisme préexistant, il a intégré certains de ses aspects, honorant par exemple Ganesh (Prapikanet), Shiva et Brahma (cf. Erawan Shrine).
 A  voir sans doute si on est sur place à ce moment-là!








   Outre la haute statue du Bouddha Sakyamuni qui fait la réputation du Wat Suthat, les amulettes qui y furent produites par le passé ont une grande renommée auprès des collectionneurs.

Centaines de modèles, et sans doute bien plus d'imitations...



Pour les photographes intéressés, un petit panoramique à 180° que permet le SONY HX5V.

En réduisant la définition, on augmente l'angle maximal de prise de vue:









BANGKOK: Erawan Shrine, bouddhisme, hindouisme...





     Brahma, dieu de l' Hindouisme, aux 4 visages et aux 4 vertus, est célébré aussi dans le bouddhisme syncrétique thaï.

     Au pied des gratte-ciels, cerné par les passerelles et ponts de béton du BTS, ce sanctuaire toujours très fréquenté illustre parfaitement ces traditions cultuelles profondément enracinées dans le coeur des

Bouddhistes thaïs, et intégrées dans un bourdonnement urbain permanent.

Etonnant.











     Son origine tient au fait que dans les annés 1950, la construction de l'Erawan hôtel fut si entachée d'incidents divers, qu'on consulta alors un moine-astrologue, qui indiqua qu'il fallait construire au pied même de l'hôtel un sanctuaire dédié à Brahma (Than Tao Mahaprom)..





                   Une petite troupe de musiciens et danseuses traditionnels se produit sur place. Chaque prestation est rémunérée par un fidèle qui, de cette manière, sollicitera ou remerciera Brahma...
                          A noter que ce sanctuaire étant "gouvernemental", l'ensemble des dons est collecté et affecté essentiellement à des oeuvres caritatives officielles.

BANGKOK: Chatuchak week-end market









BTS: station terminus Mochit (ne pas confondre avec le terminal des bus "Mochit/Jatujak")


MRT: terminus Chatuchak (ne pas confondre avec le terminal des bus "Mochit/Jatujak")





La sortie du week end pour de nombreux Thaïs de la capitale....Prévert l' avait écrit, Bangkok l' a fait!







 Une sorte de Marché aux Puces puissance 10... on y trouve absolument tout, souvenirs, fringues, bibelots, décos,... et n'importe quoi: jupes pour lapins nains, antiquités neuves, gargotes aux tables en portes recyclées, shorts de boxe d'occasion,  soies naturelles 100% nylon, chaussures de randonnée usagées...









...On se perd, on revient sur ses pas, on repasse 3 fois au même endroit, on marchande, on écoute un groupe trad, on grignote un petit morceau sur place, ou on resort et pique-nique au parc attenant...Venir tôt, quand les marchands sont encore affables et la cohue absente!...













     Tout le monde y trouve son bonheur: vendeurs, acheteurs, badauds, collectionneurs...Si vous avez le temps, vous pouvez longer  le BTS de Mochit jusqu'à Saphan Kwai: c'est une succession continuelle d'étals à même le sol...Ici, on propose essentiellement de ces amulettes qui passionnent tant de si nombreux Thaïs..















BANGKOK: une manif...




     Alors que les caméras sont braquées sur les manifestations politiques qui opposent Jaunes et Rouges, une autre actualité défile dans les rues de Bangkok...

     En effet, ce pays est lui aussi touché par la crise, et on délocalise désormais de Thaïlande vers la Malaisie, par exemple...








     C'est ainsi qu'une boîte de confection féminine vient de fermer ses portes, jetant à la rue plus de 1 200 ouvrières: absence de plan social, peu d'indemnités...

     C'est le sort commun aux petites mains de Thaïlande...A moins d'être employé par une grosse société, par exemple japonaise, qui pratiquera une politique de "protection" de ses salariés (quand on se sent bien, on travaille mieux!...), ici , on risque bien de tout perdre du jour au lendemain...





     Fort heureusement, ce pays est aussi très réactif, et même si la croissance n'est plus ce qu'elle était, ce depuis la grosse crise asiatique de 1998, on retrouve de l'emploi assez vite!...

samedi 22 mai 2010

KLONGS (I)







   Surnommée pendant longtemps "La Venise de l'Orient" en raison de l'infinité des klongs (canaux) qui la parcouraient, Bangkok offre encore la possibilité d'une belle balade dans un passé de cartes postales.

   La construction de ce réseau artificiel s'étendit sur des siècles, impulsée notamment sous le règne de Rama III (1787-1851), devenant au fil du temps des axes importants des transports de marchandises, facilitant les échanges commerciaux (floating markets), la pénétration des marchandises venues du Golfe, et l'irrigation des cultures.







   C'étaient aussi de bonnes protections contre les inondations, récurrentes pendant la saison humide, permettant une meilleure régulation du niveau des eaux par le draînage et l'évacuation dans le Chao Praya.

De nos jours, sauf erreur de ma part la pluie tombe toujours.On récupère désormais les eaux par un immense réseau de collecteurs.

 Démographie galopante, assainissement d'un pays qui fut longtemps ravagé par le paludisme (ce n'est plus le cas), découverte des modes de développement du choléra (Pacini, 1844 et Koch, 1883) maladie source de dramatiques épidémies, les klongs furent peu à peu comblés par les monarques suivants. De nombreuses artères de la capitale suivent d'ailleurs leur tracé. Dès le début du 20è siècle, plus de la moitié du fret de marchandises s'effectuait par la route.

 Toutefois, il subsiste 2 284km de klongs, chiffre qui peut paraître élevé, mais à relativiser selon l'intérêt touristique plus ou moins important selon les quartiers.

Par exemple les quartiers lointains de la Banlieue Nord n'offrent pas un spectacle bien réjouissant.




   



   Il vaut donc mieux se limiter aux spots touristiques, la balade attire d'ailleurs des milliers de touristes et par conséquent les prix sont plus élevés que par le passé.  

   Ne pas hésiter à marchander, pour le coup, les tarifs de base proposés sont souvent prohibitifs. Pour info, le salaire minimum officiel à Bangkok est de 300b par jour. 



  En décembre 2011, les tarifs allaient de 950b par personne pour 5 heures (en groupe) à 900b par personne pour 1 heure (en "privé").

 A noter que la compagnie Chao Phraya Express Boat propose une excursion à la journée, uniquement les weekends, "Les 9 temples". Départs de Sathorn ou Thamaharat. Les tarifs sont de 599b le samedi, et de 450b le dimanche. Guide-accompagnateur anglophone inclus. Départs à 8:30 am et retour à 5:00 pm. Passage à Koh Kret, petite île formée par une boucle du fleuve.

(Pourquoi 9 temples? Parce que les Bouddhistes estiment que visiter 9 temples dans la même journée porte chance).




Par ailleurs, les khlongs qui traversent encore Bangkok sont un bon moyen d'éviter ses bouchons légendaires.  On trouvera les lignes ICI


Prenez tout de même vos précautions!






 


 







    En dehors des croisières qui permettent de remonter le Chao Phraya, on peut faire de belles balades lointaines dans des banlieues encore préservées, les klongs desservant toujours une infinité de petits villages tranquilles (même s'ils n'ont plus l'aspect de ceux du 19è siècle!)

  Plus proche du centre, en circuit organisé ou plus individuel, on parcourra avec intérêt les klongs proches des Temples, tout en croisant quelque vendeuse de fruits (malheureusement, elles sont de plus en plus rares) ou en observant les activités familiales des riverains.

    Promenade agréable (attention aux coups de soleil!) si on met de côté la qualité des eaux, bien loin de celle qu'elles présentaient sans doute par le passé, et l'aspect quelque peu "intrusif" dans l'intimité des familles qui vivent au bord de l'eau, pour le meilleur mais aussi parfois pour le moins bon.



   J'ai pour ma part fait une belle balade en 2003, partant de Nonthaburi. Très impressionné par les facteurs circulant à toute vitesse en "Longtail boats" pour aller distribuer le courrier jusqu'aux Bangkokians les plus isolés.

   Malheureusement, j'ai perdu tous mes négatifs (Comme le temps de l'argentique paraît déjà loin!) dans un déménagement.

   C'est d'ailleurs une des raisons qui m'ont poussé à ouvrir un blog: stocker mes photos et les faire partager dans un contexte familial.

   Petit à petit, le blog s'est étoffé et a pris d'autres sens.







  Pour terminer cet aparté: ma première épouse habitait un petit village non loin de Bangkok, au bout duquel coule un large klong tranquille.

   C'est ainsi que je me suis rendu compte que pour bon nombre de Bangkokians éloignés, le klong reste une source d'activités: acheminement des marchandises, et plus simplement: pêche au filet. Je n'ai pas fait analyser les chairs des poissons, mais la soupe de poisson-chat était délicieuse!

Par contre, pour un poisson grillé, je préfère les carpes d'élevage et autres tilapias élevés dans tout le pays dans de bonnes conditions sanitaires.

Pression démographique, urbanisation galopante, le retraitement des eaux usées fut longtemps négligé. Ce n'est qu'en 1990 qu'un programme réellement ambitieux fut mis en place, avec un système de collecte moderne et d' usines de retraitement.







   Mais le retard est difficile à combler, pour un problème qui est dû avant tout à la démographie ( plus de 700 000 habitants sur Thonburi par exemple), l'essentiel des déchets venant des activités des foyers aux occupants bien souvent mal informés.



                                                Sources principales: Macalester College. St.Paul. Minnesota/ BMA. Mr. Chanchai Vitoonpanyakij

jeudi 20 mai 2010

KLONGS (II)

 C'est beau, les klongs.

Pour bien des voyageurs en Thaïlande, c'est une des expériences qui laisseront sans doute un des souvenirs les plus marquants.

Au détour d'un canal, une débauche de végétation, une maison en bois préservée, une petite marchande de fruits maniant sa rame, son chapeau de paille typique...intemporalité, cartes postales couleur sépia, de celles qui font rêver dans les guides touristiques.

Voyage dans un passé mythique, quand les klongs représentaient des voies de communication vitales.

Avec le développement du tourisme local, les Thaïs eux-mêmes se mettent à redécouvrir ces trésors.

Pour les Bouddhistes, la Tournée des 9 temples au bord du Chao Praya et de ses canaux est aussi l'occasion d'accumuler les mérites. 9 temples dans la même journée, c'est une promesse de chance et d'événements favorables pour le futur.



   La maison de New est en bord de klong, dans la grande banlieue de Bangkok.

Pas exactement du genre des klongs qu'on fait voir aux touristes. Succession de baraquements abandonnés, de dépotoirs malodorants et d'usines bruyantes.









 Pour accéder à la maison de New, on longe le mur d'enceinte d'un lotissement au confort "à l'occidentale". Barrières, poste de garde, semblent vouloir protéger la montée de la classe moyenne dans la hiérachie sociale.



  Protégée, la maison de New ne l'est en rien. Au détour du chemin, une allée de béton surélevée chemine à travers champs.







  A gauche, les habitations. A droite, des terrains vagues, inondés en ce mois de juillet, saison des pluies.

 Premières bâtisses faites de bric et de broc, planches, couvertures, tôles de récupération: les slums. Un peu plus loin sur le ponton, une petite rangée de maisons sur pilotis, plutôt pimpantes, rehaussées de notes de peintures qui détonent sur le ciel gris.

Et la maison de New.



   Ton, le père de New, a un bon travail. Il est employé dans une usine d'électronique. Pas de quoi mener grand train, mais assurer à sa famille de quoi vivre, un logement décent et une couverture santé .

Sur la terrasse, le père de New est là, en short, allongé, les yeux fermés. Deux proches s'affairent autour de lui et le ventilent en agitant des journaux.

Entrée dans le minuscule intérieur tout simple.

Une maison de poupée. Les fenêtres de bois s'ouvrent sur le canal.



La chambre est au fond. Le corps de New est là, gisant. Un T-shirt de sport, un short. Son club  de football préféré. Allongé sur un petit matelas.

L'autel, la bouteille de soda et sa paille.  Les prières, l'encens. Les volutes emplissent la pièce et filtrent la lumière des fenêtres minuscules.

Le cercueil blanc attend, dans un coin de la chambre.

Dans 3 jours, la crémation.

Des serviettes de toilette ont été disposées sur le buste, les jambes et les bras.

"On dirait qu'il dort".

Il est beau, New. Il a 8 ans. Visage cuivré. Insouciance enfantine. Dans ce sommeil à la parfaite apparence, seule se remarque, étonnante, la petite coloration bleutée des lèvres.

Il est beau, sur la photo d'école, il pose fièrement dans sa tenue de soie.

   Nee, sa mère, agenouillée, veille la dépouille. Elle prend des photos avec un petit compact, le visage inondé de larmes.

Derrière elle, une jeune cousine répond au téléphone. La sonnerie du mobile retentit souvent. C'est une grande famille, et tous les proches viennent aux nouvelles.

On n'a pas compris. Il avait de la fièvre. Il était très faible. On l'a emmené à l'hôpital. Fièvre hémorragique. Il est mort. 3 jours. Le médecin a dit: il n'y a rien à faire.

Alors, on s'est rappelé  la première forte poussée de fièvre, le petit alité, quelques années auparavant. Ici, la première dengue c'est comme une grosse grippe.

Mais à la deuxième, on sait que le pire peut survenir. Surtout chez les enfants.



   Ton entre, soutenu par Night, son autre fils. Il fixe un regard interrogateur sur le corps inerte. Il se penche en avant, tend la main, serre la jambe gauche, puis la jambe droite.

Rien.

   Depuis que son enfant repose, il fait ainsi. Toujours ainsi. Il entre, traverse le salon, pénètre dans la chambre, sollicite le corps, puis, le regard dans le vague, ressort et se laisse retomber de nouveau sur la terrasse, à demi évanoui.



Etat de choc.



   On explique aux parents qui appellent. Certains pourront venir de Khon Kaen pour la cérémonie. D'autres non. La distance, la rizière, les bêtes, l'usine, les enfants...la vie.



   Nous glissons une enveloppe dérisoire dans la main de Nee. Nous sortons. Silence. Seuls retentissent les bruits de l'usine d'emboutissage située sur l'autre rive du canal. Rythme imperturbable.



  On n'a pas compris. Il n'y a rien à comprendre. Ici, on appelle ça le mauvais karma. La malchance. La fatalité.

New est victime des probabilités. Un klong insalubre, des eaux stagnantes, un champ inondé, des familles qui vivent là. Et un insecte à la recherche du sang qui assure la survie de son espèce.

Une femelle moustique a un rayon d'action de 50 mètres. Ce n'est pas bien vaste, un cercle de 50m de rayon. C'est même plutôt assez restreint. Une première atteinte, puis une seconde. Fatale. Et un enfant meurt.



   Nous, nous voyageons. Nous vivons l'immense bonheur de parenthèses enchantées, de promenades inoubliables, de paysages à couper le souffle, de rencontres d'êtres humains vrais.

 Découvertes. Partages.

 De par notre volonté, nous dessinons nos itinéraires sur des cartes exotiques où les lieux portent des noms étranges.

Nous choisissons nos moments, nos étapes.

Au gré de nos parcours, nous croisons un sourire lumineux dans un train, un visage enfantin, tout brun, tout rond, qui pose un regard curieux sur un Etranger si blanc, une petite silhouette vêtue d'un T-shirt maculé, portant le logo défraîchi d'une marque de soda, une petite troupe en uniformes, cartables sur les épaules, surprise, sur le chemin de l'école: Farang!Farang!

Ou un corps, immobile, apaisé, reposant dans les parfums de l'encens...



   Ils vivent, courent, pleurent, jouent, rient. Et meurent. Parfois vite. 3 jours. Parfois très tôt. Trop tôt. Sans rides. Sans avoir eu aucun des souvenirs d'un adulte. Et les parents leur survivent. Désarmés. Désemparés. La moitié du coeur arrachée.

 Nous, nous voyageons.

 New, cher neveu, je pense à toi.





















mercredi 5 mai 2010

L'or

  L'or. En Thaïlande, les bijouteries sont traditionnellement tenues
par des Chinois. Ou plutôt des "Sino-Thaïs", c'est à dire des Thaïs
d'origine chinoise. Et c'est donc à Yaowarat qu'on  trouve la plus forte
concentration de ces commerces.





    

A noter que cette communauté, dont les origines migratoires remontent jusqu'à 4 siècles, est totalement intégrée à la population d'origine siamoise. Une partie de la famille du roi Chakri I, fondateur de la dynastie toujours régnante, était d'ailleurs d'origine chinoise, et de nombreux ministres, et plusieurs 1ers ministres, ont eux aussi des ancêtres chinois.

    Mais cette communauté  n'en conserve pas moins quelques traditions culturelles. C'est ainsi que le Nouvel an chinois est fêté à peu près partout dans le pays, et que divers cultes sont rendus à des dieux et déesses chinois. Elle représenterait désormais plus de 9 millions de Thaïs, pour 14% de la population globale.



   Dans toutes les villes de Thaïlande, on trouve des bijouteries aux
devantures rouges (ou parfois marron).

   Dans le pays, les bijoux sont à
23 carats, soit 96,5% d'or, ce qui fait sa réputation mondiale. Les 3,5%
restants sont constitués d'argent ou de bronze, chacun donnant une
teinte spécifique aux bijoux. Et si vous voulez vendre un bijou en or
acheté en France, beaucoup plus altéré, vous n'en tirerez qu'une somme
très inférieure à celle que vous avez dépensée à l'achat.

   

   Le cours de l'or est établi 4 fois par jour par la Guilde qui encadre
sévèrement son commerce, puis affiché en général à l'entrée du magasin.
Les tarifs des bijoux ne sont donc jamais indiqués, puisque
logiquement, ils varient dans la journée.

   La Thaïlande est le 3ème importateur d'or, après l'Inde et la Chine.
Les Thaïs thésaurisent beaucoup, l'or est une valeur refuge
traditionnelle, et il est à noter que tout le monde se promène avec ses
bijoux dans la rue ou dans les transports en commun sans que j'aie
jamais assisté à une seule agression.

   Dans les magasins, vous verrez la
plupart du temps un agent de sécurité. Endormi, ou lisant le journal.







   Une autre particularité amusante, c'est que ces bijouteries sont parmi les
échoppes les plus réfrigérées du pays.

  L'air conditionné y maintient
souvent une température qui doit tourner dans les 20 degrés. Sacré "choc
thermique" par rapport aux 32 ou 38° de la rue.

   Cette température est
censée illustrer la réussite commerciale du patron: plus il fait froid,
plus il dépense de l'électricité, et plus cela démontre que son commerce
est prospère, ce qui, dans les esprits locaux, ne peut que renforcer la
confiance de l'acheteur potentiel qui entre dans sa boutique...

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