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samedi 22 mai 2010

KLONGS (I)







   Surnommée pendant longtemps "La Venise de l'Orient" en raison de l'infinité des klongs (canaux) qui la parcouraient, Bangkok offre encore la possibilité d'une belle balade dans un passé de cartes postales.

   La construction de ce réseau artificiel s'étendit sur des siècles, impulsée notamment sous le règne de Rama III (1787-1851), devenant au fil du temps des axes importants des transports de marchandises, facilitant les échanges commerciaux (floating markets), la pénétration des marchandises venues du Golfe, et l'irrigation des cultures.







   C'étaient aussi de bonnes protections contre les inondations, récurrentes pendant la saison humide, permettant une meilleure régulation du niveau des eaux par le draînage et l'évacuation dans le Chao Praya.

De nos jours, sauf erreur de ma part la pluie tombe toujours.On récupère désormais les eaux par un immense réseau de collecteurs.

 Démographie galopante, assainissement d'un pays qui fut longtemps ravagé par le paludisme (ce n'est plus le cas), découverte des modes de développement du choléra (Pacini, 1844 et Koch, 1883) maladie source de dramatiques épidémies, les klongs furent peu à peu comblés par les monarques suivants. De nombreuses artères de la capitale suivent d'ailleurs leur tracé. Dès le début du 20è siècle, plus de la moitié du fret de marchandises s'effectuait par la route.

 Toutefois, il subsiste 2 284km de klongs, chiffre qui peut paraître élevé, mais à relativiser selon l'intérêt touristique plus ou moins important selon les quartiers.

Par exemple les quartiers lointains de la Banlieue Nord n'offrent pas un spectacle bien réjouissant.




   



   Il vaut donc mieux se limiter aux spots touristiques, la balade attire d'ailleurs des milliers de touristes et par conséquent les prix sont plus élevés que par le passé.  

   Ne pas hésiter à marchander, pour le coup, les tarifs de base proposés sont souvent prohibitifs. Pour info, le salaire minimum officiel à Bangkok est de 300b par jour. 



  En décembre 2011, les tarifs allaient de 950b par personne pour 5 heures (en groupe) à 900b par personne pour 1 heure (en "privé").

 A noter que la compagnie Chao Phraya Express Boat propose une excursion à la journée, uniquement les weekends, "Les 9 temples". Départs de Sathorn ou Thamaharat. Les tarifs sont de 599b le samedi, et de 450b le dimanche. Guide-accompagnateur anglophone inclus. Départs à 8:30 am et retour à 5:00 pm. Passage à Koh Kret, petite île formée par une boucle du fleuve.

(Pourquoi 9 temples? Parce que les Bouddhistes estiment que visiter 9 temples dans la même journée porte chance).




Par ailleurs, les khlongs qui traversent encore Bangkok sont un bon moyen d'éviter ses bouchons légendaires.  On trouvera les lignes ICI


Prenez tout de même vos précautions!






 


 







    En dehors des croisières qui permettent de remonter le Chao Phraya, on peut faire de belles balades lointaines dans des banlieues encore préservées, les klongs desservant toujours une infinité de petits villages tranquilles (même s'ils n'ont plus l'aspect de ceux du 19è siècle!)

  Plus proche du centre, en circuit organisé ou plus individuel, on parcourra avec intérêt les klongs proches des Temples, tout en croisant quelque vendeuse de fruits (malheureusement, elles sont de plus en plus rares) ou en observant les activités familiales des riverains.

    Promenade agréable (attention aux coups de soleil!) si on met de côté la qualité des eaux, bien loin de celle qu'elles présentaient sans doute par le passé, et l'aspect quelque peu "intrusif" dans l'intimité des familles qui vivent au bord de l'eau, pour le meilleur mais aussi parfois pour le moins bon.



   J'ai pour ma part fait une belle balade en 2003, partant de Nonthaburi. Très impressionné par les facteurs circulant à toute vitesse en "Longtail boats" pour aller distribuer le courrier jusqu'aux Bangkokians les plus isolés.

   Malheureusement, j'ai perdu tous mes négatifs (Comme le temps de l'argentique paraît déjà loin!) dans un déménagement.

   C'est d'ailleurs une des raisons qui m'ont poussé à ouvrir un blog: stocker mes photos et les faire partager dans un contexte familial.

   Petit à petit, le blog s'est étoffé et a pris d'autres sens.







  Pour terminer cet aparté: ma première épouse habitait un petit village non loin de Bangkok, au bout duquel coule un large klong tranquille.

   C'est ainsi que je me suis rendu compte que pour bon nombre de Bangkokians éloignés, le klong reste une source d'activités: acheminement des marchandises, et plus simplement: pêche au filet. Je n'ai pas fait analyser les chairs des poissons, mais la soupe de poisson-chat était délicieuse!

Par contre, pour un poisson grillé, je préfère les carpes d'élevage et autres tilapias élevés dans tout le pays dans de bonnes conditions sanitaires.

Pression démographique, urbanisation galopante, le retraitement des eaux usées fut longtemps négligé. Ce n'est qu'en 1990 qu'un programme réellement ambitieux fut mis en place, avec un système de collecte moderne et d' usines de retraitement.







   Mais le retard est difficile à combler, pour un problème qui est dû avant tout à la démographie ( plus de 700 000 habitants sur Thonburi par exemple), l'essentiel des déchets venant des activités des foyers aux occupants bien souvent mal informés.



                                                Sources principales: Macalester College. St.Paul. Minnesota/ BMA. Mr. Chanchai Vitoonpanyakij

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