samedi 10 juillet 2010

Khao Phansa à Phon


Chaque année, au mois de juillet,
toute la Thaïlande bouddhiste célèbre Khao Phansa. La
date de cette fête varie selon le calendrier lunaire. En cette année
2018, elle est fixée au 28 juillet.


De passage dans la petite ville de
Phon, nous apprenons
qu'une parade est organisée pour l'occasion.

   Pour la
sangha, la communauté des croyants, Khao Phansa,
le carême bouddhique, est l'une des périodes fériées des plus
importantes.


  Toute l'année, les communautés se sont
regroupées pour préparer l'événement: chars décorés, danses
traditionnelles, costumes chatoyants, représentent ainsi districts,
sociétés, écoles, associations et défilent sous l'égide
de Son Altesse Royale Vajiralongkorn.




   Coïncidence, SAR est
née un 28 août. Son anniversaire, la Fête des pères (toujours
fixée le jour de l'anniversaire du souverain régnant) et Khao
Phansa sont donc célébrés aujourd'hui.





Khao Phansa signifie aussi
«Entrée dans la saison des pluies». C'est le début de la retraite
des moines. Celle-ci prendra fin 3 mois plus tard, au jour d'Ok
Phansa
, qui se traduit logiquement par «Sortie de la saison des
pluies».




   Origine de ce long
isolement? Plusieurs hypothèses on été émises: difficultés pour
les religieux de se déplacer sous la pluie jusque dans les villages
pour leur traditionnelle quête de nourriture, précepte de Bouddha
souhaitant que ses disciples ne foulent pas de plants après des
plaintes du voisinage, ou encore souci de l'Éveillé de Bénarès
qu'ils ne tuent pas d'insectes par inadvertance, ces derniers
pullulant à la saison humide.

Toujours est-il que pendant
cette période, aucun bonze ne doit s'aventurer ou passer la nuit en
dehors de son temple. Il s'y consacrera à la méditation et à
l'étude des textes sacrés. D'où le recours aux bougies. Pur aspect
pratique sur lequel s'est greffée la symbolique d'une lueur qui
guide l'être perdu dans un monde obscur.




    Evidemment,
maintenant que l'électricité permet à l'ascète de regarder la
télévision, de recharger son portable, son appareil photo et
d'utiliser un ordinateur dans ses appartements, la bougie a perdu
tout son sens originel. Au cours du temps se sont ensuite greffées
diverses activités plus ou moins profanes, dont les célèbres
festivals et concours de chars.

On pourra noter le soin des
détails apporté à certains chariots...





Dans ce pays où les 3 piliers de
l'Etat sont, outre la religion, la monarchie et la nation, tout
rassemblement festif voit leur glorification.


 C'est ainsi que nombre
de chariots arborent le portrait du roi Bhumibol, qui régna sur le
Pays du sourire de 1946 à 2016. La longévité exceptionnelle de son
règne et sa personnalité expliquent la profonde et sincère
vénération que lui témoigne son peuple.

Le jaune est la couleur
symbole de la monarchie, d'où sa forte présence dans les 
tenues, ornements et drapeaux.





 Durant ce trimestre, le laïc,
de son côté, doit s'efforcer de respecter les enseignements
originels, même si les règles sont moins strictes et moins
nombreuses que pour les communautés monastiques. Ne pas boire
d'alcool, ne pas se livrer à la débauche, ne pas jouer
d'argent...



    C'est ainsi la période de l'année à laquelle
le plus jeune, fille ou garçon, peut entrer dans le noviciat ou
suivre un stage « d'initiation »: ne pas commettre d'acte nuisible,
ne pas avoir de pensée négative, venir en aide au plus modeste que
soi, honorer ses parents et ses maîtres, manger végétarien,
entretenir son corps, et le plus dur: délaisser son smartphone
pendant plusieurs jours. L'exemplarité de sa conduite est censée
faire le prestige de toute sa famille.

D'une durée variable
et selon les possibilités de chacun, sont aussi proposées des
retraites aux adultes. De tous âges et de toutes conditions.
Ministre ou cantonnier, chef d'entreprise ou bien ouvrier...chacun
peut revêtir la robe safran. Administrations et  entreprises
accordent ainsi des congés "bouddhisme" à leurs
employés.

Mais pour l'heure, c'est la fête. Et comme à toute
fête, défilent les reines de beauté. Comme le bouddhisme définit
une grande variété de profils de sexualité, les reines sont
parfois...des rois.











Khao Phansa Phon 2018





   Il est 10:30. Il pleut, ce qui
n'est pas inattendu en saison des pluies. Ombrelles et parapluies
s'ouvrent, se ferment, puis s'ouvrent de nouveau, au gré des
averses. Déjà 1 heure que le rassemblement s'est formé, et il n'a
avancé que de quelques mètres.





  Phon est, certes, une toute
petite ville mais surtout, ses rues n'ont pas été interdites à la
circulation. Coups de sifflets. Les policiers placés à chaque
carrefour gesticulent et stoppent longuement les chariots. Le trafic
habituel s'écoule: pickups, 2 roues, tuktuks ou samlors...


 Les plus jeunes commencent à
s'impatienter. Devant l'objectif, les filles prennent des poses mutines tandis que les garçons adoptent leur air le plus sérieux...



  Très familial, le festival de Phon
reste modeste et voit son public clairsemé, en comparaison des
rassemblements monstres des grandes villes, comme Nakhon Ratchasima
ou Ubon Ratchathani.


Riverains, commerçants, passants,
observent le spectacle quelques instants puis vaquent à
leurs occupations.



   Plus tard, les bougies ciselées seront
acheminées jusqu'aux temples et leurs moines. Là, on offrira à ces derniers
vêtements, objets de première nécessité, assortis de quelques
douceurs, histoire d'égayer leurs repas souvent frugaux. Puis ce
sera la bénédiction, et la foule se dispersera.





 L'heure tourne. Nous allons
déjeuner dans un restaurant à 2 rues. Pour bien choisir son boui-boui, un
moyen simple pour le voyageur de passage: s'il est très fréquenté
par les locaux, délice assuré: personne n'est plus gourmet qu'un
gourmet thaï!


Celui-ci sert un excellent khao-mun-kaï, ce goûteux poulet dans son
bouillon, accompagné de radis cuit et de riz mali.

Après y avoir déjeuné quelques jours auparavant,  j'avais adressé un Aroy khap! (*) sonore au
cuistot, en levant mon pouce... Merci!...Et si vous avez
bien mangé, revenez!...
M' avait-il répondu dans un large
sourire.


Tu vois l'ami : je suis revenu. Et à Phon, je
reviendrai encore...



(*)C'est délicieux!

samedi 3 juillet 2010




(mise à jour: 0101/2019)



   Je ne suis pas un praticien professionnel. Cette page est basée sur des données médicales à la portée du grand public, croisées avec des observations personnelles sur le terrain.



  Au sujet des Culicidés, ma seule expertise vient du fait que je suis le meilleur anti-moustiques vivant de la famille, puisque si l'une de ces femelles maringouins s'approche de nous, sa piqûre est forcément pour moi.

 D'ailleurs, plus personne dans mon entourage ne conteste ce statut chèrement acquis depuis pratiquement 2 décennies.



 Cette page n'a qu'un objectif: être utile au voyageur, et lui permettre de visiter ce pays en toute sérénité, c'est à dire sans fièvre et avec le moins de démangeaisons.

Bon voyage!






ACTUS





Juin 2019: les cas de dengue doublent déjà le total de l'année dernière






  
L'épidémie de dengue en cours en Thaïlande est «la pire en cinq
ans» avec plus de 22 000 patients - dont 30 sont décédés - signalés à ce
jour, a déclaré hier le directeur général du Département du contrôle
des maladies, le Dr Suwanchai Wattanayingcharoenchai.


 

Treize autres décès sont actuellement à l'étude afin de déterminer s'ils ont été causés par le virus.


Bangkok (1 678), Nakhon Ratchasima (1 420), Nakhon Si Thammarat (1
050), Ubon Ratchathani (948) et Chon Buri (800), a indiqué M. Suwanchai.


 


«Le problème le plus grave se situe dans le nord-est, en particulier
dans la neuvième aire de santé [couvrant les provinces de Nakhon
Ratchasima, Chaiyaphum, Buri Ram et Surin] et la 10e aire de santé
[Mukdahan, Yasothon, Si Sa Ket, Ubon Ratchathani et Amnat Charoen), a
rapporté plusieurs décès liés à la dengue »,
a-t-il déclaré.



Il a ajouté que l'Est et le Grand Bangkok comptaient également un
nombre élevé de patients atteints de dengue, ajoutant que le nombre de
patients au cours des cinq premiers mois de 2019 était le double du
nombre de cas de dengue de l'année dernière.


 

Souche la plus grave

 


L’infection virale saisonnière transmise par les moustiques est causée
par quatre sérotypes - DENV 1, DENV 2, DENV 3 et DENV 4 - et la plupart
des patients thaïlandais souffrent de la souche la plus grave DENV 2, a
déclaré Suwanchai.

Par conséquent, a-t-il dit, les personnes devraient consulter un
médecin si elles ont une forte fièvre pendant deux à cinq jours ou
d’autres symptômes tels que maux de tête, douleurs oculaires,
vomissements, toux sèche ou éruption cutanée.



Il a également appelé les cliniques et les pharmacies à ne pas
prescrire de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) aux
personnes ayant une forte fièvre, afin de prévenir le risque de
complications mortelles.
Il a également appelé les organismes concernés à détruire les zones d'incubation de larves de moustiques.


Le rapport du Département de contrôle des maladies indiquait qu'entre
janvier et le 22 mai, il y avait eu 22 203 patients atteints de dengue
et 28 décès, soit le double du nombre de l'année précédente, soit 11 704
patients et 16 décès.


Il y avait 11 062 patients et 19 décès en 2017; 17 614 patients et 16 décès en 2016; et 16 171 patients sur 10 décès en 2015.

Cette année, 1 513 patients étaient dans le groupe d’âge des 0 à 4 ans avec quatre décès; 8 988 patients âgés de 5 à 14 ans avec 10 décès; 8 310 personnes âgées de 15 à 34 ans avec 10 décès, 2 747 personnes âgées de 35 à 59 ans avec quatre décès; et 645 au-dessus de 60 sans aucun décès, lit le rapport.

 

(Source: The Nation via Khon Kaen News)












SANTE DU VOYAGEUR/ Version courte pour les lecteurs pressés


 Séjour  "classique" dans des zones touristiques, jusqu'à 1 mois:







Avant le départ



-mise à jour des vaccins de base (DTP, etc...)

-achat de répulsifs corporels "spécial tropiques" à l'Icaridine ou au DEET

-traitement des vêtements avec un répulsif à la perméthrine (bain ou spray)

-achat de crème solaire haute protection



Et c'est tout!




Sur place



-Usage régulier de répulsifs (plusieurs fois par jour)

-Idem pour la crème solaire

-Vêtements clairs, couvrant les jambes et les bras, notamment en début et en fin de journée.

-Moustiquaires (aux fenêtres par exemple)

-Protection soleil (chapeaux, ombrelles, toits, tonnelles, abri anti-aérien)






SANTE DU VOYAGEUR/ Version longue pour les lecteurs patients


 Séjour  "classique" dans des zones touristiques, jusqu'à 1 mois, ou séjour plus long.


Généralités, remarques et observations personnelles





   La Thaïlande est un pays très bien couvert médicalement, ce sur 3 niveaux: local, de district, et provincial.

Toutes les grandes villes sont équipées en hôpitaux ultra-modernes (on vient d'ailleurs de l'étranger pour bénéficier de soins performants).

     Les petites villes ont des cabinets médicaux ou dentaires et des pharmacies, les villages possèdent en général un dispensaire.

     Il est d'ailleurs à noter que depuis la fin des années 90, l'offre de soins pour les autochtones a été réorganisée et modernisée, et désormais la plupart de la population bénéficie de prises en charge efficaces, même si, comme dans bien des pays, plus on est riche, mieux on sera soigné.






Pharmacie-produits de beauté dans un  village d'Isan



 Pour le voyageur: tous les médecins sont au fait des diverses pathologies tropicales, et le seul problème sera la barrière de la langue, barrière qui a toutefois tendance à disparaître même dans les coins reculés, où nombre de praticiens des jeunes générations parlent (au moins un peu) l'anglais.



Les recommandations médicales peuvent varier selon différents paramètres.



Bien tenir compte:



- du profil médical personnel et des antécédents. Commencez donc par faire le point avec votre médecin de famille. Séjourner sous les tropiques, même pour une courte durée, ce n'est pas séjourner en Normandie ou dans la Creuse. 

Toutefois, notez que peu de ces praticiens sont au fait des spécificités du pays.



- du parcours envisagé: ville? campagne? forêt?...



- de la saison 



- de la durée du séjour



- du type d'activités, et même des heures de sortie (diurne/ nocturne)





Les vaccinations "de base"




   Ne pas négliger les "DTP" et autres "carnets de vaccination", parfois oubliés au fond d'un tiroir, notamment chez les plus âgés d'entre nous.

Vérifier suffisamment à l'avance,  pour d'éventuelles mises à jour/injections. 

 Voici  la liste locale des vaccins systématiques, de 0 à 16 ans, en milieu rural. Ils sont faits à tous les enfants, dans les dispensaires locaux.

 Chacun pourra voir selon sa "philosophie": d'évidence, inoculer un vaccin n'est pas une opération "neutre".

 A noter que le vaccin contre l'hépatite A, s'il n'est pas sur la liste, n'est désormais pas inutile pour le voyageur occidental (plus il est d'une jeune génération, plus la probabilité est élevée qu'il n'ait pas été affecté précédemment). 

Pour les indigènes, une grande partie de la population a déjà été confrontée à ce virus et s'en trouve "immunisée".




-poliomyélite

-rougeole

-rubéole (à vérifier)

-tétanos

-diphtérie

-coqueluche

-encéphalite japonaise (voir plus loin)

-hépatite B (*)




(*) compte tenu des modes de transmission, je n'en vois pas l'intérêt dans le cadre familial. Les personnes ayant des conduites à risque, du genre injections ou partenaires sexuels multiples pourront l'envisager.











Les maladies transmises par les moustiques




   La reproduction des moustiques se déroule essentiellement pendant la saison humide. Les femelles pondent dans des "eaux dormantes" où la larve se développe. 


    Toutefois, la rive d'un bras d'eau à l'écart du courant, une citerne agricole, une petite flaque, un pot de fleurs au bac à eau mal vidé, suffisent à faire d'excellentes "pouponnières" où Madame trouvera le terrain idéal pour assurer sa descendance.

    La définition des territoires "à risques" est donc très complexe: une zone infestée peut se trouver circonscrite à quelques centaines de mètres autour d'un point d'eau (j'ai lu par ailleurs que les spécialistes estiment à 50m de rayon la "zone de chasse" du moustique femelle) alors qu'une autre parcelle avoisinante sera exempte de tout danger.




L'immense majorité des moustiques locaux est "inoffensive". Une piqûre provoquera les mêmes réactions qu'en Europe: des démangeaisons.


 Une recette de grand-mère, toute simple et valable partout: déposer un peu de savon de Marseille sur la piqûre soulage les démangeaisons. Choisir un savon sans parfum, celui-ci pouvant attirer les moustiques. On peut aussi se procurer un onguent local (voir tout en bas de la page).

-le délai entre une piqûre qui transmet un virus et l'apparition des 1ers symptômes est parfois très long (jusqu'à 10 ans pour certaines formes de paludisme). Les autorités médicales en tiennent évidemment compte dans leurs études.












Pharmaciennes, à Ayutthaya.









Toutes les grandes villes du pays ont des pharmacies nombreuses. Trouver un pharmacien parlant anglais ne pose pas de problèmes dans les zones touristiques, et il sera habitué aux soucis courants des voyageurs. 

On trouvera aussi des pharmacies dans les supermarchés (Tesco Lotus, Big C, etc...) 

 On trouvera les mêmes molécules sous diverses marques locales, les Imodium, paracétamol, anti-tussifs, etc... la plupart en vente libre, ainsi que des médicaments plus pointus et délivrés sans ordonnance contrairement à la France, comme des antibiotiques à large spectre par exemple.

 Toutefois: 

-les autres médicaments ne sont pas délivrés sans ordonnance (il faudra passer par une consultation)

-les posologies ne sont pas toujours traduites, donc faites-les bien préciser au pharmacien. 

-les personnes entrant dans le pays sont invitées à déclarer les médicaments de genre antidépresseurs, psychotropes, etc... qu'elles importent avec elles. Dans le pays, on ne plaisante pas avec les substances assimilables à des "drogues"!

En cas de traitement lourd ou de quantités importantes, il est préférable de posséder la prescription du médecin. Sa traduction en anglais (ou en thaï) par un traducteur reconnu par les Ambassades peut être utile. On peut consulter les tableaux de la FDA, disponibles sur la toile, en anglais.






PALUDISME



  Un des plus fréquents fantasmes du touriste. Et malheureusement, je constate souvent que le praticien européen n'est parfois pas plus au fait que son patient.


   La situation de la Thaïlande est "complexe". Le voyageur qui affirme "Il n'y a pas de paludisme en Thaïlande" est autant dans l'erreur que celui qui affirme le contraire: le risque de paludisme est très divers selon les régions, d"inexistant" à "prévalence" en passant par "contamination sporadique".

   La situation du voyageur, a priori de passage, et les dispositifs de protection qu'il peut envisager n'ont évidemment rien à voir avec ceux des populations locales qui peuvent être confrontées au paludisme.



Quelques chiffres:

-32 millions de Thaïs sont considérés comme des populations à risque.

-en 2010, 80 cas mortels de paludisme

-en 10 ans, le nombre de personnes infectées a été divisé par 3.



Ces chiffres qui pourraient alarmer le touriste sont à relativiser: les malades sont pour la plupart des travailleurs locaux, exposés dans des zones à risque relativement bien définies, et qui se protègent peu.

Du fait des déplacements de ces travailleurs (par exemple quand ils retournent passer leurs congés dans leurs familles éloignées) on pourrait penser que le risque est très étendu, mais il est en fait très limité pour la grande majorité du pays. Il en résulte toutefois des cartes "en mosaïque".











   Donc, globalement, pas d'inquiétude particulière à avoir pour un séjour basique en zone touristique, mais à réévaluer selon les lieux et types de séjour prévus. 

Il est évident que 6 mois de crapahute en zone infestée ou 15 jours de temples et de plages entraîneront différents niveaux de protection. 

Ce qui est certain, c'est ce qu'affirment les médecins locaux qui prennent en charge les malades: les voyageurs qui sont contaminés sont ceux qui n'ont pas utilisé de moyens de prévention (ce qui ne veut pas dire traitement interne!) contre les piqûres de moustiques en général, et à partir du crépuscule en particulier.

   Le moustique anophèle femelle, unique vecteur du paludisme,  ne pique pas dans la journée mais dès que le jour baisse (et dans la zone tropicale, la nuit arrive tôt).

   TOUS les traitements préventifs sont lourds et présentent de nombreux effets secondaires possibles: par exemple le Doxypalu présente des risques de photosensibilisation ( dans le pays, difficile d'éviter le soleil!), la Malarone des effets digestifs indésirables.
  
On notera par ailleurs qu' un traitement pourra éventuellement être prescrit en cas de séjour long, sans excéder 3 mois mais qu'aucun n'est efficace à 100 %.


Et et de toute façon en cas de fièvre prolongée il faut impérativement consulter avant toute prise de médicament hors paracétamol.



   Ce qui veut dire que tout traitement interne ne peut être envisagé qu'en complément des moyens préventifs externes habituels:



-vêtements longs dès la fin de journée

-répulsifs

-moustiquaires






















   Dans un article du Bangkok Post en date du 23/08/2011, le Dr. Pratap, professeur associé à la Faculté de médecine tropicale Mahidol, indique qu'en Thaïlande, la plus haute incidence se situe  dans les zones forestières à fort relief  et cours d'eau situés dans les provinces de Kanchanaburi, Chanthaburi, Trat, Sa Kaeo, Ratchaburi, Tak, Chumphon, Prachuap Khiri Khan, Songkhla, Narathiwat, Ranong, Yala et Mae Hong Son, le paludisme étant la 1ere cause de maladie tropicale des voyageurs qui se présentent aux Centres de soins.

 Les souches présentes dans ces régions étant résistantes, il lui semble inutile de prendre des traitements médicaux, ceux-ci pouvant d'ailleurs avoir des effets secondaires importants.

   Pour le Dr. Pratap, la meilleure protection contre le paludisme est donc de se prémunir des piqûres de moustiques.

  Il rappelle d'autre part que la maladie se déclare en général quelques jours après l'infection, mais que le phénomène pourra se produire des mois, voire des années plus tard.

La page  de la Mahidol University ICI





D'après le BEH, Le choix d’une chimioprophylaxie doit tenir compte :



• des zones visitées classées en pays du groupe 1, 2 ou 3 selon la fréquence des résistances à la chloroquine, au proguanil et à d’autres médicaments (tableaux 3 et 4)

• de l’intensité de la transmission

• de l’âge et du poids du voyageur

• de ses antécédents pathologiques

• d’une possible interaction avec d’autres médicaments

• d’une précédente intolérance aux antipaludiques

• d’une grossesse en cours ou envisagée

• des conditions et de la durée du séjour

• de l’évaluation de l’observance en fonction des modalités de prise




Thaïlande



Le risque de paludisme existe toute l’année dans les zones rurales :

– Particulièrement en forêt et en montagne, dans tout le pays, surtout à proximité des frontières internationales, y compris dans les provinces les plus méridionales

– Il n’y a pas de risque dans les villes (comme Bangkok, Chiang Mai et Pattaya), sur l’île de Samui et dans les principales stations touristiques de l’île de Phuket

– Il y a toutefois un risque dans d’autres zones et îles

– Résistance de Pp falciparum à la chloroquine et à la sulfadoxine-pyriméthamine signalée

– Résistance à la méfloquine et à la quinine signalée dans les zones bordant le Cambodge et le Myanmar

– Infection humaine à P. knowlesi signalée

– Prévention recommandée dans les zones à risque : groupe 1 ; dans les zones proches des frontières avec le Cambodge et le Myanmar : groupe 3








DENGUE









   C'est actuellement, pour ce pays, LE risque majeur de maladie par piqûre de moustique. Il concerne TOUT le pays, VILLE, CAMPAGNE ou BORD de MER, et le moustique pique LE JOUR.




    Compte tenu de la météo changeante, la dengue est pratiquement présente à l'état endémique tout au long de l'année, avec des pics épidémiques: la Thaïlande est d'ailleurs le pays de la région le plus touché par cette affection dite "endémo-épidémique", ainsi que le Laos. 



   En Thaïlande, entre 60 000 et 80 000 personnes sont infectées par la dengue chaque année, et 2010, année record, a vu presque 117 000 personnes touchées. 





   Dans le pays, on note un pic de transmission très marqué de mai à septembre, correspondant logiquement à la saison des pluies.

Les épidémies sont plus fréquentes en ville (80% des moustiques spécifiques en sont porteurs).

En fait, le moustique transmettant cet arbovirus d'une personne infectée à l'autre, c'est donc logiquement dans les lieux de fort peuplement humain qu'il se répand le plus.

 7 à 10 personnes pourraient ainsi être contaminées par un unique individu moustique femelle porteur du virus.

 L'augmentation de la population, la vitesse accrue des transports, différents facteurs modernes concourent à la croissance de cette maladie qui est un enjeu majeur de santé publique.

A noter que les chiffres disponibles sont largement sous-estimés, selon une étude locale récente.



   Les populations les plus touchées sont les enfants et les jeunes adultes: dans le pays, les moins de 15 ans représentent plus de la moitié des personnes infectées. On note depuis quelques années une augmentation sensible de l'âge médian des malades.














  

   La dengue est véhiculée par le moustique tigre femelle. Il existe 4 types de dengue. L'infection par un de ces 4 sérotypes procure une immunisation de longue durée vis-à-vis de ce sérotype, mais ne protège pas des 3 autres .Une première affection pourrait rendre une seconde plus sévère, hypothèse bien connue des populations locales, qui redoutent, non pas une première dengue, mais l'éventualité d'une seconde.

 Les 4 sérotypes circulent dans toute la zone d'Asie du Sud-Est, mais en Thaïlande c'est le sérotype DEN-1 qui est largement majoritaire.

   Le moustique serait plus actif tôt le matin et avant le coucher du soleil, se reposant aux heures les plus chaudes de la journée, mais il pique à toute heure quand il est réveillé.



 Il n'existe aucun vaccin ou traitement préventif. Le vaccin n'en est encore qu'au stade expérimental et d'essais humains. A noter que c'est SANOFI, un labo français, qui effectue des tests grandeur nature en Thaïlande, notamment sur 4 000 jeunes du pays, les sujets les plus à risque.

En attendant, même si la première piqûre en général n'aura pas de conséquences vitales, il faut essayer de se protéger au maximum.



   Fièvre, grande fatigue: les symptômes peuvent être facilement confondus avec ceux d'un gros refroidissement, ou d'une grippe, ce qui fait qu'on ne consulte pas toujours et qu'on se contente bien souvent d'une simple automédication. Elle se bornera à du paracétamol et du repos. Les formes asymptômatiques sont d'ailleurs très fréquentes (45 à 70% des cas). C'est en tout cas la maladie la plus à même de pourrir le séjour d'un touriste, en le clouant au lit plusieurs jours.



Les formes sévères sont graves, voire mortelles, notamment chez l'enfant, mais exceptionnelles:



-5% des cas sont affectés par une forme sévère.

-de 1 à 20% de ces cas de formes sévères sont mortels (BEH 2012).

















ENCEPHALITE JAPONAISE


  

Tout d'abord, des chiffres: 34 cas d'Occidentaux touchés sur les 30 dernières années, dont 2 touristes seulement. Le risque est 1/20 000 à 1/5 000, suivant la durée du séjour. Je traite donc ce sujet en raison de sa proximité familiale personnelle, mais le voyageur lambda sera rarement concerné.

 Les zones touchées sont les zones rizicoles pratiquant l'inondation, ce pendant la saison des pluies. Les activités de plein air sont plus "à risque", car le moustique transmetteur vit à l'extérieur des maisons. La vaccination est recommandée pour un séjour de plus de 30 jours, dans ces zones, à cette saison.

     A noter qu'en zone rurale, cette vaccination est pratiquée en milieu scolaire sur tous les enfants (je me réfère à notre cas familial, province de Khon Kaen), ce qui prouve que pour les personnes y vivant à l'année, cette maladie est prise en considération.


 
  
Par ailleurs, on pourra relever que le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, qui recommandait auparavant la vaccination uniquement pour des séjours prolongés en zone rizicole et saison des pluies, la recommande désormais toute l'année. 


A chacun de voir... le BEH (et ses archives) est disponible ICI













PROTEGEZ-VOUS DES MOUSTIQUES!



   
Après ce riant panorama des affections dont les moustiques sont le vecteur, je ne le dirai jamais assez: ne paniquez pas à  la moindre piqûre, mais protégez-vous au mieux des moustiques. 


 Ce sont des gestes simples qui sont les plus efficaces. Ils ne garantissent pas le risque zéro, mais les voyageurs tombés malades l'ont la plupart du temps été parce qu'ils n'ont pris aucune mesure préventive.

  



Compte tenu de l'aspect empirique de ce chapitre, ce qui suit est à prendre comme des remarques personnelles faites à partir d'expériences personnelles au niveau de mon vécu, tu vois...











AVANT LE DEPART




   On peut appliquer un traitement répulsif sur les vêtements (disponible sous forme liquide ou en spray) à la perméthrine. Résistant au lavage, il offre une bonne 1ère barrière, mais revient assez cher si on veut traiter toute sa garde-robe. Il ne convient pas aux enfants.

 

-Les sprays répulsifs à l'Icaridine ne sont pour l'heure pas disponibles en Thaïlande. Si vous préférez cette molécule, considérée par l'OMS comme plus efficace et moins agressive pour le corps, il vous faut donc vous en procurer en Europe.


  On peut se les procurer en pharmacie ou sur le web avant le départ. Il
faut prendre la formule "SPECIAL TROPIQUES", plus concentrée en
principes actifs.




Notez qu'ils restent dangereux pour la femme enceinte, et totalement proscrits pour les enfants en bas -âge (voir chapitre en bas de page).

 




 






Répulsif européen à base d'Icaridine



 





- Personnellement, j'utilise à l'extérieur ce répulsif corporel. Il est conseillé JOUR et
NUIT, mais pour ma part je n'emploie un répulsif que lorsque je sors ou
que je me trouve dans un lieu sans moustiquaires.







 


    Dans le pays, on peut se procurer des marques locales mais en concentration du principe actif bien moindre.

La conséquence est qu'un produit local moins cher mais de 3 à 5 fois moins concentré ne présente pas le même niveau de protection.

  Ce n'est pas parce qu'un produit est fabriqué en Thaïlande qu'il est plus efficace (à gauche, un produit Soffell).




 A ce propos, ne prenez pas pour argent comptant des affirmations erronées, et qui deviennent malheureusement vraisemblables à force d'êtres répétées sur les forums de voyage: non! un produit local n'est pas forcément plus efficace: tout dépend de sa concentration en principe actif!


Ce n'est pas parce que l'étiquette d'un produit est écrite en thaï que les moustiques locaux comprendront le danger...











   Les
durées de protection indiquées sur les répulsifs achetés en Europe, en
général 4 heures, me semblent nettement surévaluées. D'expérience, une
application toutes les 2 heures est nécessaire. Ce qui signifie qu'il
faudrait pratiquement toujours emmener son répulsif sur soi. De plus,
les produits européens finissent par revenir très cher, sans parler
de l'encombrement si on séjourne longtemps!



















Répulsifs locaux à base de citronnelle.






Si vous cherchez un agréable désodorisant pour la maison...






parce que côté répulsif, c'est pas trop ça!


























Piqûre? Ca vous gratouille ou ça vous chatouille? Employez un onguent local. 






Moins de 1 euro! 




















AUTRES CONSEILS 











-Préférez des vêtements clairs, et longs. Les vêtements sombres emmagasinent la chaleur, ce qui attire les moustiques. Notez toutefois que les moustiques peuvent souvent piquer à travers le tissu. Donc ne vous sentez pas protégé parce que couvert.





- DE JOUR COMME DE NUIT, sieste toujours derrière des moustiquaires. Tous les hébergements, sauf exception, en sont équipés, la plupart du temps sur cadre - fenêtre. Il n'est pas inutile de voyager avec un adhésif de réparation pour obstruer les trous éventuels dans les moustiquaires fixées aux fenêtres.





-Avant de dormir, une petite vaporisation d'un aérosol anti-moustiques (on en trouve partout) dans la pièce est assez efficace. La diffusion doit se faire hors de la présence des enfants. On ferme les fenêtres, on vaporise, on sort, on rouvre les fenêtres pour aérer (rien de particulier).


    A condition que les fenêtres soient équipées de moustiquaires, bien entendu! A ce propos, vérifiez les joints des bâtiments: une diffusion sera totalement inefficace si les murs de la salle de bains ne sont pas jointés (de plus, son humidité attire les moustiques) ou si les conduits d'aération ne sont pas filtrés par des moustiquaires.





 - Diffuseurs électriques (thermiques à base de solutions ou de plaquettes): disponibles dans tout le pays (7/11 ou supermarchés): très efficaces. Si vous les achetez en Europe, veillez à bien choisir des dispositifs "spécial tropiques".





Tout le reste des dispositifs externes, spirales, bracelets, ultra-sons, lampes UV, pierres magiques ou autres: efficacité toute relative, voire nulle, comme tout récemment encore (2018) démontré en laboratoire par des vrais scientifiques avec des blouses blanches (reportage diffusé sur la chaîne française n°5)




- Les moustiques se dirigeraient vers leurs "proies" en repérant la chaleur corporelle. L'emploi de l'air conditionné va les "leurrer", en abaissant notre propre température. Il est donc très recommandé. Toutefois, ne pas régler la température au-delà de quelques degrés d'écart avec l'extérieur: un air conditionné glacial vous protègera mieux des moustiques, mais si c'est pour choper une crève qui va vous pourrir le séjour, ce n'est pas vraiment un avantage!

En général, je règle le thermostat à 25/26°C. 


Pour ceux qui arrivent dans le pays pour la 1ère fois, la présence de couvertures chaudes dans les hôtels pourra étonner. Elle est ainsi justifiée: 25°C, pour un Thaï, c'est "froid". N'hésitez pas à baisser la température de la pièce, et à dormir sous les couvertures.

 Il arrive aussi que des "vagues de froid" se produisent dans le pays, notamment dans le Nord et le Nord-Est. En plaine, les températures moyennes peuvent descendre à 12/15°C.



-Les moustiques n'aiment pas le vent. Ce qui explique en partie pourquoi ils sont moins présents dans les lieux bien ventés. L'usage du ventilateur (FAN) est donc conseillé.



-La sudation attire les moustiques (ce qui expliquerait que les populations locales, transpirant moins, seraient moins sujettes à piqûres). Se doucher plusieurs fois par jour aura 2 intérêts spécifiques: abaisser momentanément la chaleur corporelle (ne pas prendre de douche glacée, risque de "choc thermique"!) et évacuer la transpiration.



-Eviter de porter des parfums, ils attirent les moustiques. Selon des études récentes locales, les dégagements de "vapeurs" d'alcool les attireraient aussi.






POUR LES PETITS




   Les enfants, de part leurs activités de plein air, sont parmi les plus exposés aux piqûres de moustiques.  En dessous de 3 mois, tout type de produit leur est interdit. A partir de 3 mois, on peut trouver des formes très peu concentrées (crèmes vendues en pharmacie, du genre PREBUTIX). Les pharmaciens français sauront vous conseiller en consultant leurs bases de données.



   Les huiles essentielles sont aussi proscrites pour les enfants en bas-âge. En général, les principes actifs, même s'ils sont extraits de la nature, sont prohibés, notamment pour des risques de réaction allergique. Ce n'est pas parce qu'un principe actif est biologique qu'il est sans danger pour un bébé. De plus, de nombreux  produits se revendiquant "bio" ou "naturels" ont des molécules de synthèse qui entrent dans leur composition.



   Pour les plus petits touristes, le plus efficace pour éviter tout risque de paludisme est de limiter leurs sorties dès la nuit tombée (pour les territoires où un risque existe, par exemple en forêt). Quand on met en relation avec l'ensemble du pays les zones bien délimitées où le paludisme sévit , le risque statistique est très faible et très circonscrit, et pratiquement absent des zones touristiques les plus fréquentées.

   Le reste du temps, c'est à dire dans la journée, le  risque principal est la dengue (en dehors de l'encéphalite japonaise, mais seuls les voyageurs séjournant dans les zones rizicoles inondées sont concernés). La dengue est très présente dans le pays (se reporter au paragraphe la concernant) et les enfants sont particulièrement sensibles à cette affection.

Pour une famille faisant du tourisme, le risque augmente évidemment avec le temps de présence dans le pays. La forme sévère, très rare, peut présenter un danger réel. Ce cas n'est pas à exclure, mais il est statistiquement rarissime pour un séjour touristique de quelques semaines. L'enfant a bien plus de risques de souffrir d'insolation ou de déshydratation que de dengue sévère.

    La dengue (ou chikungunya) est très présente dans nos DOM-TOM, et les épidémies ont fait mieux connaître cette maladie au grand public. Renseignez-vous sur votre parcours avant de partir, et prenez le maximum de précautions, notamment dans les zones à forte concentration humaine où la dengue survient.

    Une 1ère protection efficace consiste à habiller l'enfant de la tête aux pieds: les vêtements produits localement sont bien adaptés, très légers (privilégier le coton) et absorbent la transpiration, celle-ci pouvant attirer les moustiques. Un petit passage en supermarché (BigC, Tesco, etc...) dans les premières heures du séjour n'est pas inutile pour faire une garde robe complète à moindres frais.



  Mes filles, adolescentes, utilisent le répulsif SOFFELL qui est en photo ci-dessus. Comme je l'indiquais, sa concentration en principes actifs (DEET) est bien moindre que les répulsifs pour adultes: j'y ai trouvé une certaine efficacité et pas d'effets secondaires. 




A noter tout de même que ces demoiselles étant "MADE IN THAILAND", j'ai aussi constaté qu'elles transpiraient beaucoup moins que leur papa, pur produit de la banlieue parisienne. Ceci explique peut-être cela.

   Quant à leurs mères, natives de l'Issan, elles font comme 90% des locaux: elles ne mettent rien. Et font un voeu. Cette absence de protection est la conséquence de plusieurs facteurs: manque d'éducation sanitaire, habitudes, manque d'argent (les produits efficaces sont chers), fatalisme...




   Mais les locaux qui peuvent se protéger le font.



   D'ailleurs, parlez de la dengue à mon beau-frère: il se rappellera avec effroi son dernier séjour dans un hôpital de Bangkok il y a quelques années. Par chance, employé d'une grande firme japonaise, il avait une bonne couverture-santé. Mais il redoute une prochaine infection...

  

   Les parents voyageant avec des poussettes-cannes ou des systèmes de portage pourront disposer des moustiquaires. Les magasins de sport de plein air, camping, etc...en proposent des toutes faites. Les tissus sont aussi en vente au mètre dans les magasins de bricolage, de jardinage, etc...

 Soit elles sont déjà imprégnées, soit on les imprègne soi-même, à condition qu'elles n'entrent pas en contact direct avec les enfants de moins de 3 mois.






APRES LE VOYAGE


  

  Dernier conseil: après le voyage, compte tenu des délais d'incubation, si une fièvre apparaît, il faut impérativement indiquer au médecin que le patient a séjourné en zone tropicale. Cela doit en principe faire partie des questions que vous posera tout praticien compétent, notamment en période de retour de vacances et cette indication pourra permettre de diagnostiquer plus rapidement une affection tropicale éventuelle.



  ...Et ne paniquez pas à la moindre piqûre !... Si vous saviez le nombre d'insectes pointus qui sévissent sous les tropiques et sans aucune conséquence sur la santé des Humains...







FORUMS



   Méfiez-vous des vantards qui sévissent sur les forums de
voyage et autres réseaux sociaux: certains se bombardent experts et
prescripteurs après avoir passé quelques semaines dans le pays en
courant d'un spot touristique à un autre.

 D'autres, installés au pays, vous expliqueront qu'ils ne se protègent jamais et sont en pleine santé.

 Il m'est même arrivé de lire un de ces expatriés qui passent leurs journées sur les forums: sur l'un, il se vantait
de ne jamais se protéger, sur un autre, il expliquait n'avoir jamais été
aussi
souvent malade que depuis qu'il est en Thaïlande, et sur un troisième il demandait des avis aux lecteurs sur ses symptômes...

Malheureusement, contre cette affection qu'est la bêtise, il n'existe aucun vaccin: seul l'isolement du malade a une efficacité avérée... et encore, uniquement pour limiter la transmission...

Pourtant, vu le nombre de cas qui ont été révélés grâce à la généralisation des réseaux sociaux, le chercheur qui trouverait le remède ferait immédiatement fortune !

Alors prenez tout ce que vous lisez avec des pincettes, ayez une lecture critique des informations qui vous sont proposées... y compris celles de ce blog!














Hépatites

A/ LES HEPATITES



     Il faut distinguer les types d'hépatites,  sources de fantasmes, leurs modes de transmission, les risques de développer de graves pathologies, la santé du voyageur et celle des populations locales.



1/ L'hépatite A:



     Très fréquente, même en Europe, elle est annoncée comme endémique en Thaïlande. Elle se transmet par les aliments et l'eau contaminée (transmission oro-fécale).

L'OMS estime de 40 à 70% la population européenne qui a déjà été infectée par le HAV en développant des formes bénignes (jaunisse) parfois sans même s'en rendre compte ( formes asymptômatiques).

Les populations les moins prémunies seraient les Scandinaves (15%).

 Ses formes graves sont très peu fréquentes, mais dangereuses. Elles peuvent aboutir à des pathologies très lourdes, un enfant infecté pouvant par exemple développer à l'âge adulte une forme rare et dangereuse.

     Les populations locales sont très souvent prémunies, car elles ont développé auparavant des formes bénignes.

    On constate aussi des transmissions intra-familiales, sans avoir pu isoler les modes de transmission. Apparemment, le virus pourrait subsister dans l'atmosphère plusieurs jours après avoir été projeté par un porteur.



Il existe 2 moyens de s'en prémunir:



a/ Observer des règles d'hygiène alimentaire très strictes:



- lavage systématique des mains au savon avant tout repas ou dégustation

- ne boire que des eaux en bouteilles encapsulées

-éviter les glaçons en-dehors des hôtels de standard international (ils utilisent de l'eau filtrée)

- ne pas consommer sans précautions de fruits ou légumes frais pelés ou épluchés, mais il semble difficile de pouvoir éliminer tout danger de manger un aliment contaminé, par exemple des crudités préparées en cuisine de restaurant !






Solution hydroalcoolique au buffet (géant!) du Siam Paragon




     Exemple concret: un vendeur de rue propose un appétissant fruit pelé. Ne pas hésiter à demander de faire peler un nouveau fruit devant soi, et se laver les mains (ou ne pas poser les doigts dessus directement) avant de le déguster: moment gourmand et santé protégée!

     Le gouvernement thaïlandais diffuse des messages d'alerte en cas de pic épidémique (c'est arrivé il y a quelques années, suite à la contamination de glaçons dans une usine industrielle).






Ne vous privez pas: prenez simplement quelques précautions!




b/ Se faire vacciner, avant le départ (protection totale et durable), ou même sur place, le vaccin étant très rapidement efficace.



   Attention à conserver de strictes habitudes d'hygiène même si on est vacciné: c'est la 1ère barrière contre les maladies. On peut par exemple évoquer l'hépatite E (HEV) qui se transmet comme le HAV, particulièrement dangereuse pour la femme enceinte, et pour laquelle il n'existe pas de vaccin.



2/ L'hépatite B:



 Elle se transmet par contact sanguin ou sexuel. Elle concerne donc le voyageur dans des aspects très précis: tatouage, opération dentaire (choisir un cabinet moderne et bien équipé), drogue par injection, contacts sexuels,...



Il existe 2 moyens de s'en prémunir:



a/ Observer des règles strictes tenant compte de ce qui précède.

b/ Se faire vacciner (même remarque que pour l'hépatite A); une double-vaccination A/B existe.



B/ LE CANCER



   Pourquoi évoquer cette affection sur un blog de voyage consacré à la Thaïlande? Parce que ce pays a le triste record du plus grand nombre de personnes atteintes par un cancer des voies digestives au Monde.

C'est notamment dans la région du Nord-Est, et tout particulièrement dans la province de Khon Kaen, que le cholangiocarcinome (cancer primitif des voies biliaires) présente la plus forte prévalence mondiale. Ce cancer, pourtant relativement rare sur la planète, est à évolution rapide et à pronostic inquiétant. C'est un véritable problème de santé publique, ici comme dans de nombreux territoires de l'Asie du Sud-Est.

Le lien direct a été établi entre la forte présence de parasitoses parmi la population et la survenue de ce cancer. Ces parasitoses sont très courantes, pour 2 raisons essentielles:

-les modes de vie des locaux.

-leurs modes d'alimentation.







Ces parasitoses sont pour l'essentiel transmises par l'ingestion d'aliments insuffisamment cuits, notamment les poissons et fruits (de mer ou d'eau douce).

La seule manière de s'en prémunir est donc de les cuire de manière adéquate afin de détruire les parasites qui pourraient y résider, et donc de ne jamais les manger crus.

Les médecins locaux conseillent aussi de limiter les consommations d'aliments fermentés. Très appréciées par les populations locales, les préparations de poissons fermentés ou de saucisses doivent être consommées avec modération.

Toute survenue de symptômes doit faire consulter. Les traitements anti-parasitaires sont très efficaces.

Rage

E/ LA RAGE



   300 cas de personnes déclarent en moyenne la rage chaque année. L'évolution est fatale dans la plupart des cas.

Ne pas en conclure que 300 voyageurs ont été mordus ou ont risqué leur vie!



-les sujets les plus exposés sont les jeunes enfants locaux

-on peut contracter la rage par simple léchage d'une plaie par un animal infecté

-la déclaration de la maladie (l'apparition des 1ers symptômes) peut aller de quelques jours à plusieurs années.



Quelques chiffres:



     10 millions de chiens en Thaïlande. Les campagnes de vaccination antirabique estiment le nombre de chiens domestiques vaccinés à 50%, et le nombre de chiens errants porteurs à 10%.

     Sur Bangkok, 8,5% des Locaux mordus l'ont été par leurs propres animaux.

     1 chien sur 3 présumé enragé s'avère réellement porteur.

     Le risque de contracter la maladie en présence d'un animal porteur est de 15%, oscillant entre 0,1% et 60% suivant le type de lésions de la peau chez l'Humain. Celles-ci sont d'autant plus dangereuses qu'elles se situent près des nerfs, sur la partie supérieure du corps, ou le visage.



     La maladie est extrêmement rare chez le voyageur; en 20 ans en France, 19 cas dont 18 après séjours en Afrique.

   On a relaté une déclaration de cette maladie 30 ans après la morsure: il ne faut donc pas hésiter à consulter, même tardivement. Dès la suspicion, le plus vite sera le mieux, bien évidemment.

     Le Ministère canadien de la Santé  estime que tout voyageur doit considérer tout chien errant comme porteur possible de la rage.

     La vaccination post-exposition est très efficace. La plupart des Offices nationaux ne recommandent donc de se faire vacciner par sécurité pré-exposition que dans les cas suivants:

- contact permanent avec des animaux

-spéléologie (chauves-souris)

-séjour prolongé dans une zone n'offrant pas d'accès rapide à des soins performants 





La conduite thérapeutique à suivre est très variable selon la situation: animal connu comme agressif  on non, porteur ou non (et donc suivi de l'animal) plaie sanguine ou non, etc...

Dans tous les cas, il faut consulter au plus vite au moindre soupçon, la désinfection rapide de la plaie est primordiale, ainsi que la vaccination .

Prévenir les autorités locales (médecin, chef de village) permettra aussi d'adopter la meilleure conduite à tenir individuellement et collectivement après l'incident.



http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs099/fr/



Voici un exemple  des réponses  possibles en cas de morsure.



Attention! Seul un praticien pourra estimer la conduite thérapeutique à apporter en fonction de la situation.






(sources UJF Grenoble. Pr. J.Lebeau)

Santé: Numeros et adresses utiles

Contacts utiles trouvés dans "lepetitjournal":



En cas d’urgence, vous pouvez contacter le service des urgences du BNH Hospital. Tel. 02-632 1000 (numéro direct)



Pour plus d’information, vous pouvez contacter l’ITMC (International Travel Medicine Clinic) du BNH Hospital. Tel : 02 686 27 00 Ext. 1165 -2272



Pour toute information en français, veuillez contacter :

Christine Rigaud

BNH Hospital (Sathorn – Convent) 9/1 Convent Rd, Silom Bangkok 10500

Tel. 02 686 2700 Ext. 3310 ; Fax 02 632 0579

http://www.bnhhospital.com/

Email: christiner@bnh.co.th



Et la liste fournie par l'ambassade de France à bangkok:



http://www.ambafrance-th.org/IMG/File/Hopitaux%20Thailande(1).pdf

vendredi 2 juillet 2010

Thailand leptospirose

Mise à jour: 9 juillet 2012

   La leptospirose est présente en Thaïlande. Pour les 7 premiers mois de l'année 2011, plus de 1 000 patients avaient été infectés, et 16 cas s'étaient révélés mortels. Les régions qui présentent le plus de cas sont le Nord-Est et le Sud, puis le Nord et la Plaine centrale. Dans cette période par exemple, on a relevé un taux de prévalence de 11,55 pour 100  000 à Ranong, de 9,38 à Nong Bua Lam Phu, de 9,14 à Phang Nga, de 8,83 à Nan
et de 7,65 à Kalasin. En 2012, on a relevé un foyer infectieux à Surin: 9 personnes sont décédées et 220 autres contaminées dans le Sud et l'Est de l'Issan.

   Cette affection est très présente pendant la saison des pluies. C'est une zoonose, maladie d'origine animale. On l'a identifiée chez les bovins, les porcins, les équins, les chiens, les rongeurs et les animaux sauvages. Elle est transmissible à l'humain. En général, l'infection se produit par contact prolongé, notamment celui d'une plaie, avec une eau porteuse de la bactérie où un animal infecté a uriné. Les infections par morsure sont rarissimes. On peut aussi être infecté par des aliments ou de la terre contaminés mais aucun cas de transmission entre humains n'a été relevé.

En raison du mode de transmission le plus courant, ce sont les fermiers les plus exposés, ainsi que les personnes en contact régulier avec des animaux ou des eaux souillées. Dans le groupe étudié en 2011, plus de la moitié des malades étaient des fermiers. Les autres étaient des étudiants, des soldats, des policiers et des moines. Les enfants peuvent être contaminés, par exemple s'ils pataugent dans une flaque d'eau ou une mare infectées. Les parents sont encouragés à consulter rapidement car les symptômes peuvent être confondus avec ceux d'une simple grippe.

La durée d'incubation peut aller de 2 jours à 4 semaines. Les symptômes incluent nausées et vomissements, maux de tête, forte fièvre et frissons, yeux rouges, ictère, diarrhée, douleurs musculaires ou abdominales.

En cas d'infection, un traitement aux antibiotiques est très efficace. Si elle n'est pas traitée, le patient peut être atteint d'une méningite, de lésions rénales, d'insuffisance hépatique ou de détresse respiratoire.

La protection la plus simple est de porter des bottes quand on patauge dans des eaux potentiellement contaminées, et d'éviter les baignades quand on porte des plaies ouvertes sur le corps.


Mise à jour: 13/12/2019





  








TAXIS 








      Un avantage de Bangkok: avec 140 000 taxis sillonnant la ville à toute heure du jour et de la nuit, on est sûr de ne pas rater son rendez-vous (enfin, si le trafic le permet!)





   Pour être certain de payer le "bon" prix, quelques conseils:





-Ne pas prendre le taxi aux abords directs des hôtels et GH: les maraudeurs ont le coup d'oeil, et vous devrez négocier un prix pour la course qui vous reviendra finalement plus cher!...


    Se rendre sur la 1ère avenue ou soï (rue perpendiculaire à une rue plus passante), laisser passer les 2 ou 3 premiers taxis libres


-Le taxi libre est indiqué par la lumière rouge visible en bas à droite du parebrise avant.


-Un simple petit signe de la main de votre part, et le taxi est à vous!





taxi libre





-Ouvrir la portière, et demander:





 "-METER?"


   Si le chauffeur acquiesce, il faut encore vérifier que le compteur est allumé, prise en charge indiquée: 35b.





   Si vous démarrez et que vous constatez que le compteur n'est pas en marche, redemandez "METER please". Au cas où le chauffeur refuse ou entame des pourparlers, il sera plus simple de descendre (en souriant) et il n'y aura pas de problème.


Malheureusement, si les pratiques "loyales" restent largement majoritaires, l'ignorance des millions de touristes qui parcourent Bangkok (ou peut-être leur aisance financière) fait que nombre de chauffeurs refusent de charger des clients au "meter". Refus interdit par la loi. Chaque année, des milliers de plaintes de clients sont adressées à la police...et des verbalisations sont dressées à l'encontre des chauffeurs aux pratiques peu sympathiques.





 


   


Avertissement à tempérer toutefois: en-dehors des quartiers touristiques aux taxis-maraudeurs, je n'ai jamais eu à demander de mettre le compteur en route: le chauffeur l'a fait de lui-même.


Photo ci-dessous datant de décembre 2019... et taxis pris à de nombreuses reprises pendant quelques jours dans la capitale ...  ce sans nécessité d 'user de mon charme naturel.





 












Choisissez votre couleur!...Elle varie selon les compagnies, coopératives, aucune n'étant plus conseillée qu'une autre. En fait, les couleurs dépendent du statut du chauffeur: privé, chauffeur-loueur, compagnie, etc...et ça n'influe ni en bien ni en mal sur la qualité du service.


    


 Faire comprendre votre destination n'est pas toujours facile: peu de conducteurs parlent anglais, même si je constate de réels progrès technologiques ces dernières années, avec notamment l'utilisation du GPS sur smartphone qui permet au chauffeur (et au voyageur!) de se positionner à tout moment.


Si vous demandez "MBK" (prononcer M-BI-KEY), ça ira, "WATPOO",  "SUVARNAPOUM", ou "PANTIP", pas de problème.


     Pour une adresse un peu plus "sophistiquée", le mieux est de la faire écrire en thaï par la réception de l'hôtel avant le départ.







Prix indicatifs. Le montant est au km parcouru, le compteur tournant très lentement en cas d'arrêt dans le trafic


(click gauche sur l'image pour l'agrandir).





Ci-dessous, les tarifs 2019 captés dans un taxi















     Si vous avez préparé vos sorties à l'avance, montrez une photo du lieu enregistrée sur votre APN ou votre smartphone: ça parlera tout de suite.


     De nombreux taximeters ont des difficultés à lire les plans de BKK (impossible de plus de connaître toute la ville), particulièrement si votre plan est en anglais.



    Pour le transfert Suvarnabhumi Airport vers votre hôtel, imprimer avant votre voyage le plan d'accès en thaï vous facilitera la tâche. Il  permettra aussi à vos futurs taxis de revenir plus facilement à votre hôtel.



Cette ville est immense, c'est un vrai dédale: certains chauffeurs professionnels d'autres villes refusent même de venir sur BKK car "on s'y perd!"...






CONSEILS:





1/ Arrivée à Suvarnabhumi Airport:


    Suivez bien les indications officielles "PUBLIC TAXI". La station est située au niveau 1 (rez-de-chaussée pour les Français), il faut donc descendre du niveau 2, hall des arrivées.



  Des bornes automatiques vous attendent et vous délivreront un numéro. Ensuite, vous n'aurez plus qu'à indiquer votre destination au chauffeur correspondant (il y a toujours de nombreux taxis en attente). Il arrive que les chauffeurs s'échangent les clients: n'y voyez pas malice, il se peut tout simplement se faire que l'un connaît mieux la destination que l'autre...

Le ticket peut servir à une réclamation éventuelle.

La surtaxe pour ce service (c'est à dire au départ officiel d'un aéroport avec un chauffeur enregistré) est de 50b (1 euro).



Une vidéo "officielle" pour les angoissés du transfert:







   Le passage par la voie express ("Tollway") est  de 70b pour Bangkok, à la charge du voyageur. Inutile en dehors des heures de pointe.

Si vous n'êtes pas pressé, faites- le savoir au chauffeur avant qu'il s'engage sur la bretelle d'accès (une phrase du genre "No Tollway", ou "Tollway may tchaï" devrait suffire). Il m'est arrivé récemment de me faire imposer le tollway par le chauffeur alors que j'avais demandé le contraire. Il faut comprendre que le chauffeur est pressé, et plus il assure sa course rapidement, plus il aura de clients dans la journée.



   A noter qu'utiliser les véhicules à l'arrêt officiel garantissent qu'ils ont  moins de 5 ans et que leurs conducteurs sont certifiés par les autorités de l'aéroport.



 Simple, précis, sécurisé, économique!












    Il y a quelques années, je relatais que de nombreux rabatteurs sévissaient dans les halls (bonjour le 1er contact avec ce pays!)

Le voyageur ne courait en général aucun risque: leur job était de lui vendre une course négociée (qui lui reviendrait plus cher qu'un taximeter basique), ou de l'attirer vers un autre hôtel ou bien un magasin quelconque proposant des promotions évidemment présentées comme exceptionnelles.



Il faut bien que tout le monde mange...La pratique ayant pratiquement disparue, j'ai modifié cet article en conséquence.



 Toutefois, ça peut encore arriver, et si le taximeter que vous prenez à la station officielle vous propose un forfait, sachez que c'est interdit et que de plus, vous payerez plus cher au final!

 L'aéroport tient une base de données des chauffeurs autorisés à y exercer et en principe, ils n'ont pas à vous proposer une course négociée (sauf si vous allez dans une autre province, voir 3/). 

 Inutile d'encourager cette pratique.



Notez aussi la récente anecdote relatée par Pantip.com: un chauffeur de taxi  se pointait à l'aéroport avec son familial INNOVA ...sans aucun compteur dans son véhicule! Et il proposait bien évidemment des tarifs très élevés.

Signalé par un client mécontent, il a été interdit de pratique à l'aéroport.




   Les autorités mettent en place des pratiques destinées à rendre le séjour touristique le plus agréable possible: aidons-les.

   De même pour un retour BKK/ Suvarnabhumi: un taximeter réglementaire vous reviendra à 300/400b  du centre à l'aéroport.






2/ Montant de course exagéré:




    Au cas où vous constateriez à la fin d'une course que le montant paraît très exagéré, vous pouvez (sans hausser la voix ou montrer de l'énervement), expliquer au chauffeur que vous allez relever son numéro et contacter la Police Touristique (tel:1155 -24/24 english spoken).


En général, même dans une langue étrangère, prononcer les mots "Tourist police" fait son effet.


Pour tout problème, cette ligne est opérationnelle, et dans tout le pays.




   Evidemment, le taximeter peut passer par un chemin plus long, la course étant au km parcouru...Mais 95% d'entre eux sont d'honnêtes gens et aiment donner une bonne image de leur pays: un touriste heureux est un touriste qui revient!

(et de plus, la différence sera de 50 ou 100b, soit...1 à 2 euros!)

   J'ai notamment été pris un charge par un taximeter qui s'est excusé  d'avoir oublié le compteur qu'il a mis en route au bout de quelques minutes sans que je lui demande (je ne l'avais même pas remarqué).

Un autre m'a fait une ristourne parce qu'il s'était égaré quelques km avant de retrouver son chemin.

   Evidemment, ça laisse 5% de petits filous, mais ça ne coûtera pas bien cher...

;Si c'est votre 1er séjour, ne vous inquiétez pas si la photo de la carte professionnelle placée sur le parebrise ne correspond pas au chauffeur qui vous conduit: c'est son fils, son frère, son cousin, un ami, etc... c'est-à-dire toute personne sachant a priori conduire aussi bien (ou mal) que le chauffeur attitré.   Ne paniquez pas au moindre arrêt du véhicule sur un parking: le chauffeur peut avoir besoin de faire "le plein" (la plupart des taxis roulent au GPL) ou tout simplement ...un besoin pressant.  S'il s'arrête devant un Starbucks, c'est qu'il a faim. Donc, il vous arrête là où il suppose que vous aimez prendre un café, le temps qu'il prenne un repas à emporter au stand d'à côté.Prenez cela avec le flegme qui sied au pays. Vu la vitesse souvent beaucoup trop élevée de certains taxis (*)  un arrêt aux stands a peu de risques de faire baisser drastiquement votre moyenne horaire.
Lors de votre séjour, ne perdez jamais de vue quelques faits essentiels: vous êtes en Thaïlande, vous êtes en vacances, il fait chaud, etc...



(* )A ce sujet, je n'hésite pas à demander de descendre si je tombe sur un "chauffard".

Malheureusement, il y en a ! Mais la profusion des véhicules permet d'être re-pris en charge rapidement.

A Songkhran 2010, sur Samut Prakan, nous sommes tombés sur un danger public. Nous n'allions pas loin, et nous sommes arrivés très très trèèès vite à destination...avec quelques nausées!

Le pare-brisé étoilé aurait dû nous mettre la puce à l'oreille...





   Notez que depuis 2010, le ministère des Transports a fait installer un enregistreur automatique à bord.


Sur simple demande, le chauffeur vous délivrera un reçu indiquant ses références ainsi que la course effectuée.


Un numéro a même été mis en place au Ministère pour signaler les abus, mais cela s'adresse plutôt aux résidents et thaïophones.







Taxi neuf (2010), admirons la magnifique sellerie...




...l'ordinateur de bord













...et le reçu.

3/ Courses négociées:



   Toute course "lointaine" à l'extérieur de BKK peut donner lieu à une "négociation". Le chauffeur du taximeter utilise alors son taxi comme un véhicule privé. Ce "service" est fréquent, on ne suit plus les tarifs au km, mais on se met d'accord sur un prix forfaitaire. Vous avez dans de nombreux taxis les tarifs "officiels". Ils pourront servir de base à une saine négociation.

Si vous partez directement de Suvarnabhumi, certains tarifs sont "communément admis". Par exemple 1200 à 1500 euros pour Ayutthaya ou Pattaya.

 Ca ne correspond pas, bien évidemment, au tarif kilométrique souvent affiché dans les taxis mais le chauffeur n'a aucune garantie de trouver un client pour le retour.



   Une petite astuce, quand on séjourne plusieurs jours dans une même ville, consiste à "repérer" au préalable un bon conducteur de taximeter:

-il a un véhicule bien entretenu. A ce propos, les véhicules autorisés à charger au départ de la station de taxi officielle de Suvarnabhumi doivent en principe être "aux normes".

-il conduit "prudemment" (sauce locale)

-ceintures à l'arrière (pas obligatoires, elles équipent les véhicules les plus récents). Par contre, port obligatoire à l'avant.

   Dans ce cas, demandez-lui quelques tarifs et sa carte  ("NAMECARD"). Un véhicule roulant à l'essence sera moins économique qu'un "GPL" (la plupart des taxis), mais par contre c'est intéressant si vous êtes très chargés, vous aurez plus de place dans le coffre, le réservoir de GPL prenant une bonne partie du coffre arrière.





Réservez la pratique de la course négociée aux trajets lointains ou à la journée.










Vous pouvez réserver un taxi pour course négociée auprès de nombreuses compagnies locales.





   Hors des stations d'aéroport, on trouve assez peu de taxis familiaux (types "INNOVA").

 Les groupes de plus de 3 personnes trouveront avantage à solliciter les services d'un minivan, soit pour le transfert vers l'aéroport, soit pour une excursion à l'heure, à la journée, etc...



On trouve de nombreuses agences de location sur le web, avec ou sans chauffeur, sous le terme générique "limousine service".

 Faire jouer la concurrence peut se révéler intéressant, toutefois, faites préciser ce qui est inclus dans le prix: le chauffeur, les péages, l'essence ("all included").

Vérifiez bien aussi qu'on vous prend et dépose exactement où vous le voulez, certains minivans font la tournée des gros hôtels et vous fixeront peut-être un rendez-vous dans le hall de l'un d'entre eux.



Un deal de départ intéressant peut comporter des services en moins qu'il faudra payer par la suite. 



Revenant de Koh Chang à BKK, nous avons été déposés dans la banlieue de Bangkok et avons fini le voyage en taxi jusqu'à l'hôtel: le chauffeur avait fini sa journée!Amazing Thailand...



Faites appel seulement à des compagnies bien référencées, et vérifiez auprès de vos assurances de quelle manière elles vous couvrent à cette occasion.
 






MINIVANS



 Prudence! Ils sont régulièrement impliqués dans des accidents mortels, et à en juger par la manière de conduire des chauffeurs sur les highways, ne pas y voir plus d'accidents serait presque étonnant!

J'en parle d'ailleurs sur une autre page ICI   ... et des années après ma 1ère course, je n'ai toujours pas changé d'avis, pas plus que mon entourage d' autochtones aguerris !



Voici un article traduit du Bangkok Post en date du 27 août 2013. Je pense qu'avant de monter dans un van, et notamment pour un long trajet, il vaut mieux en prendre  connaissance. Chacun en tirera les conclusions qu'il voudra.



" Le tragique accident de minivan de Chachoengsao dans lequel 9 personnes ont trouvé la mort et plusieurs autres ont été blessées, reflète le manque de sécurité publique de ce mode de transport.

   Mme  Sawanee Chumchalieo, de la Fondation pour les Consommateurs, a déclaré que le véhicule en cause dans l'accident opérait illégalement comme les autres "vans fantômes", ces vans non-enregistrés par les transports publics.

Les chauffeurs de vans ont tendance à travailler pour une compagnie qui a obtenu une licence des autorités. Dans le cas cité, c'est l'Etat qui a échoué à protéger ces voyageurs interrégionaux.

Les minivans enregistrés légalement doivent porter des plaques de licence jaunes. Les véhicules illégaux portent des plaques noires ou bleues, de celles qui sont délivrées aux véhicules privés.

Un van à plaque noire ou bleue est autorisé à transporter jusqu'à 7 passagers, tandis qu'un van à plaque jaune peut aller jusqu'à 12 ou 15 passagers. Et très souvent, un "van fantôme" transporte

 plus qu'autorisé.

Pire, les règles de sécurité telles que les limites de vitesse ou le port des ceintures de sécurité sont ignorées.

Pour les vans, la vitesse est limitée à 60 km/h pour les trajets urbains, et à 80 km/h pour les trajets interrégionaux, mais presque personne ne respecte ces limites, notamment pour les trajets interrégionaux.

Sur les 83 accidents impliquant des véhicules de transport public qui ont été enregistrés par la fondation entre 2011 et mi-2013, 44 impliquaient des vans illégaux.

Mme Sawanee relève par ailleurs que les conducteurs ne peuvent pas conduire plus de 300 km. Des parcours plus longs doivent être effectués par 2 chauffeurs en alternance. De plus, certains véhicules ne sont pas en état de rouler, voire ne sont pas prévus pour le transport de passagers. C'est ainsi que des vans conçus pour le transport de marchandises sont ensuite modifiés, et que les sièges eux-mêmes peuvent être dangereux.

Mme Sawanee prévient aussi que les vans illégaux n'ont pas d'assurance couvrant les passagers, et que des problèmes d'indemnisation peuvent survenir en cas d'accident.

En outre, la police et les inspecteurs des transports sont autorisés à arrêter les vans illégaux, mais dans la pratique, ils le font rarement."



   Soyez prudent, vigilant et observateur, prenez votre temps,  et ne cherchez pas toujours le moins cher pour gagner quelques bahts: votre intégrité physique, elle, n'a pas de prix!









SONGTHAEWS

   Très courants en banlieue, ce sont les moyens de transport les moins chers (débutant à moins d'une dizaine de bahts). Nombre d'étudiants et de personnes modestes les empruntent au quotidien.



   Malheureusement, je n'ai pas trouvé de plans des lignes desservies.



 Le principe est très simple (le même que partout ailleurs dans le pays!): le songthaew est un taxi collectif à banquettes longitudinales (ce qui lui donne son nom).

Par conséquent, tout véhicule ainsi transformé s'appelle ainsi, du plus exigu (qui ne dépasse pas la taille d'une petite camionnette) à la bétaillère pour 30 personnes.

Vous noterez qu'on l'emprunte même en restant debout sur le marchepied arrière. A Nonthaburi, j'adorais cette ventilation naturelle. A Bangkok, j'évite: l'air y est beaucoup trop souvent pollué, et au-delà des limites sanitaires.



 En gros, il y a une station de départ, des arrêts obligés, et une station d'arrivée. Mais sur cette ligne basique, le client fait un signe au songthaew, et celui-ci s'arrête.

 Notez que dans les artères les plus fréquentées (par exemple le long du BTS ou sur Mittraphap Road), il est plus logique et plus sécurisé de se poster à un arrêt.



   Un bon moyen pour celui qui aime s'immerger dans le petit peuple. Et last but not least, peu d'accidents, notamment en raison de la vitesse très faible à laquelle se déplace le véhicule.
En pratique, ça donne cela:











... et quel que soit votre choix: prudence, et... Chokdee!

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