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jeudi 1 juillet 2010

Conduire en Thaïlande


Mise à jour:  03/01/2019






  Conduire en Thaïlande ...  Ce pays a malheureusement la sinistre réputation d'avoir des routes considérées parmi les plus dangereuses au monde.

Même si les chiffres sont à relativiser. Une lecture trop rapide des statistiques brutes, une vision alimentée par la rubrique des faits divers, et on a vite fait de déformer les réalités quotidiennes du pays: si l'on enlève des chiffres les accidents mortels de 2 roues, on revient à des statistiques pas si éloignées que ça de nos routes françaises, suisses, US ou autre.

  C'est en tout cas l'avis de nombreux experts de la sécurité routière, par exemple le Dr Liviu Vedrasco de l'OMS, s'exprimant à BKK sur le sujet il y a quelques années.



  Par contre, quelques km passés sur les voies rapides du pays, et n'importe quel observateur se rendra compte d'emblée qu'on n'y circule pas en toute quiétude, et c'est un pléonasme!



On notera par ailleurs que si les routes sont dangereuses toute l'année, et pour tout le monde, elles sont particulièrement meurtrières à deux périodes: les congés du 1er janvier, et les congés du début de l'année thaï (Songkran, mi-avril).

Et je n'ai de cesse de le répéter: 80% des morts sont des 2 roues, et la plupart qui ne portaient pas leur casque.



    Les lignes qui
suivent ont par conséquent 2 objectifs:




- faire un tour d'horizon le plus large possible de la problématique, complexe, multifactorielle (culture, accidentologie, réseau...)

- informer le lecteur du "code de la route" local ( expression entre guillemets tant il semble bien souvent qu'il n'en existe aucun) afin qu'il sache à quoi s'attendre sur les routes du pays.

Celles-ci sont en général agréables, peu fréquentées, et sans danger insurmontable.



Le sujet est évoqué sur 2 pages. La première, celle-ci, est personnelle et n'engage que moi. Plusieurs liens sont fournis et engagent alors leurs seuls auteurs, évidemment.



 La seconde page évoque divers faits et chiffres tirés du site de l'Organisation Mondiale de la Santé ainsi que ses actions sur place.

Preuve supplémentaire, s'il en était nécessaire, que la sécurité routière est l'affaire de tous sur la planète.



Piétons, 2 roues, automobilistes: soyez prudents. Et bonne route!


  


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    Réseau routier, 2 roues, éducation... Nous sommes dans un autre pays, dans une autre histoire, dans une autre culture.



  Les routes en Thaïlande, pour ceux qui font le choix de les parcourir, il vaut mieux s'y adapter très rapidement. Il est donc indispensable de connaître les pratiques locales, et surtout...de ne pas faire la même chose. Par exemple conduire à contre-sens. Ou au-delà des limites de vitesse. Ou sans respecter les distances de sécurité...



   Si j'avais souhaité faire peur au lecteur, j'aurais partagé sur cette page quelques vidéos sanglantes qui circulent sur Facebook. Par dizaines, au quotidien, elles montrent en quelques secondes la violence indescriptible des chocs, les corps découpés, les pleurs.

   Fascination morbide, ou différences culturelles fondamentales dans les rapports qu'entretient le monde des vivants avec le monde des morts?



   Quoi qu'il en soit, ce sont toujours les mêmes causes: l'imprudence, l'inconscience, la fatigue, la vitesse excessive, l'alcool ou d'autres drogues... et le manque total et généralisé d'éducation à la sécurité des Thaïlandais usagers de la route.

Et même des conducteurs qui devraient être pourtant les mieux formés et les plus impliqués dans la sécurité, à savoir chauffeurs de minivans et bus publics ou privés qui roulent par dizaines de milliers dans tout le pays.












1/ La culture locale:



En Thaïlande, on aime la route et la voiture. 25 millions de véhicules; la flotte augmente de 5 à 10% l'an.C'est un marqueur social: "Benz" ou 4x4 placent d'emblée le conducteur dans le groupe de la "réussite", parfois au prix de lourds crédits et de sacrifices familiaux.



















Les 4x4 sont parmi les véhicules les plus vendus: Toyota, Isuzu, Nissan...
C'est un outil de travail: une infinité de micro-entreprises familiales, dans tous les corps de métiers, acheminent leurs productions dans les fameux "songthaews", sortes de bétaillères locales plus ou moins sécurisées.


  C'est un moyen de transport en commun: minivans, taxis, etc... de nombreuses entreprises privées disposent d'une grosse flotte de véhicules. Des accidents mortels de minivans défrayent régulièrement la chronique: logique quand on voit leurs zigs-zags à grande vitesse sur les highways!






Le quotidien dans la capitale





   En Thaïlande, on aime les 2 roues. En ville ou à la campagne, c'est un outil pratiquement indispensable. Ils sont très abordables (outre les facilités de crédit, le marché de l'occasion est pléthorique). Il en résulte que des millions d'engins sillonnent tout le réseau routier: au début des années 2010, on comptait dans tout le pays 17 millions de 2 roues, contre 5 millions en France!



Les motos sont plus fréquentes que nos scooters et les  remplacent avantageusement  car ils sont plus stables (diamètre des roues plus grand).

Le problème c'est que leur facilité de conduite donne l'illusion qu'ils ne nécessiteraient aucun apprentissage.

En pratique, celui-ci est donc la plupart du temps totalement absent, notamment chez les usagers les plus jeunes et donc souvent les plus fougueux, et qui vont donc se former...sur le tas.

 En effet, toute personne en âge légal de passer l'examen du permis peut se présenter sans aucune formation. Celle-ci est donc laissée à la volonté du futur conducteur...



D'ailleurs, les lieux de formation sont très rares dans le pays, le centre HONDA de Samut Prakan étant le plus réputé.

Notons aussi que les engins style "Honda Wave" (100 à 125, 4 vitesses semi-auto), modèle
parmi les plus vendus dans le pays sont  produits sur place.

C'est donc un phénomène culturel de grande ampleur. Par exemple à Chiang Mai, les 2 roues, toutes catégories confondues, représentent 50% des véhicules!





   En Thaïlande, on aime les "trucks". Enormes camions acheminant par exemple jusqu'aux provinces les importations, et retournant dans l'autre sens pour alimenter Bangkok des productions locales.

C'est le moyen de transport de marchandises le plus important du pays, et sur les grands axes du genre Bangkok/Khon Kaen, c'est un flot incessant 24/24.





   En Thaïlande, on ne dort jamais vraiment. Le trafic de Bangkok est permanent, évidemment moins fort la nuit, mais il est rare qu'une grande artère soit déserte. Les heures de pointe dans la capitale sont en gros de 7:00 à 10:00am et de 4:00 à 8:00pm. Embouteillages monstrueux fréquents, notamment pour relier les ponts enjambant le Chao Phraya, fleuve de Bangkok.












 
Oups...



 De ces divers paramètres, il résulte de grosses différences avec les habitudes de conduite en Occident.

On pourra aussi évoquer  la grande variété des véhicules et de leurs vitesses (sans parler de leurs niveaux d'entretien tout aussi variés...) qui fréquentent les mêmes routes au quotidien: noria de poids lourds (10 wheel trucks) tirant parfois des remorques, bus, vans, infinité des 2 roues à la circulation nerveuse et imprévisible, samlors, tuks-tuks, vendeurs aux charrettes à bras, vendeurs de glace...

 On croisera aussi quantité de chiens errants, de ruminants, et parfois quelque éléphant un peu caractériel fera la une des journaux...Il était là avant...









... En dehors de cet épisode, heureusement rarissime (les accidents dus aux éléphants sont de l'ordre de quelques-uns par an), qui n'a jamais croisé un songthaew surchargé (parfois de gens) déboîtant sans aucun signalement, un enfant à vélo déboulant de sa ferme sans observer le moindre temps d'arrêt, une nuée d'étudiants sortant à 2 roues de leur école, un mini-van slalomant dans le trafic, ou un bus longue distance roulant bien au-dessus des limites de vitesse...



 



2/ Le réseau routier:













Faubourgs de Khon Kaen






  
La Thaïlande est parcourue par plus de 220 000 km de routes (750 000 km
en France), le réseau est en développement constant, et le réseau autoroutier est limité.


 A Bangkok, l'urbanisation de la ville (la "surface routière" au sol allouée à la circulation est de 8%,
contre 20% en moyenne pour les grandes villes du monde)
a contraint à bâtir des voies à
plusieurs étages (on en tombe parfois!)


Globalement, les experts considèrent que 60 000 km des voies du pays sont aux normes attendues de nos jours.

Apparaît tout de suite une problématique aux fortes conséquences: un espace relativement réduit pour une vaste flotte, et flotte qui, comme nous l'avons évoqué précédemment, peut rouler jour et nuit...

   Le réseau principal, pour l'essentiel des 2x3 voies, est, de mon point de vue, d'assez bonne qualité,
même si le revêtement n'est pas toujours agréable et parfois bruyant.


Le réseau secondaire est de qualité plus variable, de bon à moyen, asphalte, gravillon, voire latérite dans les lieux les plus reculés (tertiaire), sur de petites distances et notamment dans les zones rurales où il n'est pas toujours entretenu au quotidien. On n'oubliera pas qu'on est sous les Tropiques, et que les éléments naturels y sont très agressifs. Températures records, chutes de pluie dantesques...



 Il en résulte parfois des soudaines différences qui peuvent se révéler piégeuses: dos d'âne, trous ou fissures prononcés (même sur les voies rapides), bas-côtés non stabilisés, notamment si on s'aventure sur les petites routes des rizières.

Vigilance permanente, notamment en saison des pluies où le revêtement peut se dégrader de manière rapide et spectaculaire.

C'est le cas sur les petites routes de campagne, mais cela peut arriver en quelques heures aussi sur les grands axes routiers: nids de poules très fréquents, dos d'âne, etc...

De plus, de nombreuses routes sont mal draînées et peuvent être rapidement inondées par de fortes averses.


On pourra aussi évoquer l'absence totale de visibilité lors de certains épisodes pluvieux, car si la plupart des autochtones ralentissent et allongent leurs distances de sécurité, ils ne le font pas tous...









3/ Les pratiques dans le pays:


   
La formation du conducteur est "basique", pour ne pas dire inexistante, et sur les routes, beaucoup de conducteurs sans permis et assurances...Bien que les examens aient été rendus plus exigeants il y a quelques années, ils restent encore enfantins. Quelques mètres de déplacement, une ou deux manoeuvre sur une piste qu l'on confondrait de loin avec un mini-golf...
Le machisme local est particulièrement présent (gros véhicules, vitesse excessive, agressivité) et il est d'ailleurs à noter que la grande majorité des accidents est provoquée par des hommes.

En général, c'est le plus gros véhicule qui a la priorité...Toutefois, la règle générale "véhicules lents, roulez à gauche" est assez bien respectée.
Le nombre d'accidents de voiture où le conducteur était seul et a perdu le contrôle est très élevé. A plusieurs reprises, j'ai pu remarquer  des voitures de grosse cylindrée dans le fossé ou dans une rambarde de sécurité...Dans la banlieue de Bangkok, j'ai croisé un jour un couple de jeunes adultes, totalement indemnes, l'air hébété, et désemparés devant l'état de leur Benz réduite en miettes...Un virage mal négocié...   Dans les campagnes, les accidents sont eux aussi très fréquents, et dans les fossés, on observe souvent pickups, tricycles à moteur ou 2 roues.Il est à noter que pour nombre de voitures, ces derniers sont négligeables. Quantité d'accidents sont dus à des dépassements dangereux de ces 2 roues, des changements de direction intempestifs, de queues de poisson, de non respect des distances de sécurité... Et quand on associe ces comportements inconscients au défaut de port du casque du motard, tout aussi inconscient, les conséquences sont évidemment dramatiques...




   Pour la plupart des conducteurs, un marquage au sol, voire une interdiction, semble une simple information à laquelle chacun est libre de se conformer quand il le souhaite. Un petit exemple sur la route 12. Entre Tak et Mae Sot, c'est une des pires qu'il m'ait été donné de voir. Fort heureusement, les poids lourds y circulent très lentement en raison des fortes pentes. Je répertorie en bas de pages les principaux "pièges" que j'ai pu observer. 











   L'alcoolisme au volant est particulièrement prononcé, notamment sur 2 périodes bien précises: les fêtes de fin d'année du calendrier international, et les fêtes de Songkran de mi-avril, où cette "fête de l'eau" est notoirement arrosée d'autres boissons.






  Songkran



   
Il en résulte des hécatombes qui se renouvellent chaque année, et malgré les campagnes nationales de sensibilisation et de répression, on a pu y enregistrer jusqu'à 400 à 450 décès en une semaine.


 

   Enorme trafic, imprudence dans les batailles d'eau de Songkran, pas de ceinture, pas de casque, libations alcoolisées, usages d'autres substances circulant en grande quantité dans le pays, notamment le yaa-baa, célèbre drogue au coût modique et vendue jusque dans les petits villages ... Cocktail mortel explosif, et encore, les chiffres de létalité ne prennent en compte que les personnes mortes sur les lieux des accidents et sans aller au-delà de quelques jours pour celles qui sont hospitalisées.












Petite ville de l'Isaan


   


 Les premières victimes de ce phénomène massif, mélange entre autres d'insouciance, de fatalisme et de croyance en la réincarnation sont bien sûr les 2 roues (comme partout du fait de l'absence d'habitacle). 

Souvent les jeunes autochtones ne portent pas le casque pourtant obligatoire et ignorent totalement les signalisations.

 Ils payent ainsi un lourd tribut puisque pratiquement 40 "motards" meurent chaque jour dans le pays. 

Les 2 roues représentent 75 à  80 % des morts par accident (à mettre en relation avec les millions d'engins en circulation).

On croise assez souvent des familles entières sur un unique 2 roues, bébés y compris! 




L'ampleur du phénomène s'apparente à une hécatombe, à tel point qu'elle fait baisser l'espérance de vie dans le pays et que les accidents de la route lui coûtent plus de 2 points de PIB.


   
Suite à une prise de conscience au milieu des années 90, l'amélioration de la sécurité des véhicules et la prise en main volontariste des différents gouvernements en partenariat avec certains constructeurs asiatiques, les accidents létaux ont chuté de presque 25% entre 1995 et 2005.


   Depuis, on ne constate aucune amélioration, et il arrive même que le nombre de morts au cours des pics de circulation soit plus élevé d'une année à l'autre!

   Pourtant,  on a notamment mis en place des campagnes d'éducation routière à destination de divers publics (port de la ceinture, dangers de l'alcool), distribué des casques gratuitement, modernisé la signalisation aux abords des écoles...Sur les voies rapides, les points noirs tels que les U-turn sont répertoriés, signalisés, et une campagne de remplacement par des bretelles suspendues est engagée depuis nombre d'années.

   On peut aussi noter que les contrôles routiers et la répression, longtemps très faibles, voire inexistants, ou encore essentiellement destinés à arrondir les fins de mois des unités de police de la route, sont depuis quelques années en forte augmentation.

Et pourtant...



Le taux d'accident mortel dans le pays est de 12 pour 10 000. Il est de 2 pour 10 000 aux USA.




Le nombre d'accidents pour 100 000 est de 19,6 (dans la zone, seule la Malaisie fait pire).

Le nombre d'accidents en 2008 s'est élevé à 88 689.

En tête des véhicules impliqués dans les accidents: les 2 roues, puis les voitures personnelles, puis les pick-ups.

Le nombre de camions ou autocars impliqués est relativement faible, mais ceci s'explique par le nombre beaucoup plus élevé d'autres véhicules, dont:

-2 roues:                            17 156 712

-pickups:                             4 484 655

-voitures "personnelles":    4 496 828




(chiffres 2009- sources World Health Organization)




   Certes, comme nous l'avons vu, la flotte motorisée augmente de 5 à 10% l'an, mais cela ne justifie en rien l'inefficacité totale des mesures prises. 

La plus récente enquête de l'OMS, qui date de 2015, ne met pas en évidence la moindre amélioration d'une année à l'autre, ce malgré l'expertise apportée, qu'elle soit nationale ou étrangère, et l'implication d'entreprises du secteur privé et des administrations concernées.



Une simple illustration, cet article du Bangkok Post paru début 2019 que j'ai repris dans les Actus de ce blog:  



 Le
nombre de morts sur les routes au cours des vacances du Nouvel An a
augmenté de 9,5% d'une année à l'autre pour atteindre 463, alors même
que le nombre d'accidents et de blessures a diminué.


Les décès ont été 40 de plus que l'an dernier et 15 de moins que le record de tous les temps d'il y a deux ans.


Entre le 27 décembre et mercredi, 3 791 accidents de la route ont eu
lieu, en baisse de 1,3% par rapport à l'an dernier, tandis que 3 892 personnes ont
été hospitalisées, en baisse de 2,8%, selon les données du Centre de la
sécurité routière de jeudi.



La période, également connue sous le nom des Sept jours dangereux, a été
désignée pour promouvoir la sécurité routière lors des voyages du
Nouvel An.








   
Nakhon Ratchasima, porte d'entrée du nord-est, a enregistré le plus
grand nombre de morts sur les routes (25), tandis que Nakhon Si
Thammarat du sud a enregistré le plus grand nombre d'accidents (118) et
de blessures (137).


Quatre provinces n'ont signalé aucun accident de la route - Tak, Phrae, Satun et Samut Songkhram.

 

L'alcool au volant reste la principale cause (40,4%), suivie de la vitesse (28,3%).

 

Les motocyclettes ont été les plus exposées aux accidents (80%), suivies des camionnettes (7%) et des voitures (4,1%).

 

Le moment de la journée où la plupart des accidents sont survenus était de 16h à 20h (27,8%), suivi de midi à 14h (17,8%).

 

Par groupe d'âge, les 50 ans et plus étaient en tête (24,5%), suivis par les 30-39 ans.

 

Quelque 1,2 million de personnes ont été poursuivies, en hausse de 34,3% par rapport à l'année précédente. 


Les principales raisons portaient sur le défaut de port du casque,
soit 321 800, en hausse de 27,6% sur un an, et la conduite sans
permis, en hausse de 21,5% à 290 000.








4/ Le voyageur:


   
Les statistiques des assureurs internationaux indiquent que la Thaïlande est le pays le plus exposé de toute la région (accidents où des étrangers sont impliqués, et rapportés au nombre de touristes dans le pays).

Une idée saugrenue serait de penser que les Thaïs ne se percutent qu'entre eux!

Les autorités britanniques notamment communiquent régulièrement à ce sujet. Elles indiquent par exemple pour 2008 que pour 400 000 touristes et expats, 324 hospitalisations ont été enregistrées, et 269 décès.

   Il s'agit des cas où le Consulat britannique a eu à intervenir ou qui ont été portés à sa connaissance, donc les chiffres réels sont plus élevés.




Evidemment, l'essentiel des accidents de touristes se déroulent... dans les zones touristiques. Très régulièrement, ils défrayent la chronique, notamment quand il s'est agi de conduites irresponsables de leurs victimes prenant ce pays pour un terrain de jeux, et qui se comportent ici comme il leur est impossible de le faire dans leur pays d'origine. Par exemple lors de courses de gros cubes sans casque, et dans la circulation. Certains le payent de leur vie: tarif très élevé pour quelques instants de défoulement exotique.


 A noter qu'une autre cause importante d'hospitalisation est ...la chute d'un balcon!




Plus intéressants et fréquents, moins spectaculaires ou médiatisés, on trouve sur le net différents témoignages de voyageurs qui ont eu des accidents comme on peut en avoir en Europe (glissades, accidents avec des tiers, etc...)







 


Ne pas manquer un tour en tuk-tuk!





5/ Louer:



   Point de vue personnel, je ne vois pas l'utilité pour le touriste de passage de louer un véhicule sur Bangkok ou sa région: entre les taxis et transports en commun, on peut circuler intra-muros et jusque dans les lointaines banlieues pour un prix modique et un chauffeur.

   Les embouteillages de Bangkok sont d'ailleurs mondialement célèbres, et les taximeters sont plutôt adroits pour se faire eux-mêmes des "itinéraires de délestage" par les sois.

Attention, parfois, ça secoue.
  
  Donc le choix se porterait sur des parcours vers ou dans la province, où d'ailleurs la circulation est bien moins dense mais reste "folklorique". Et pas toujours dans le bon sens du terme!




a/ Louer une voiture:



   Partout dans le pays, on peut louer aisément une voiture sans chauffeur (formalités au bas de l'article).

   C'est une très bonne solution pour visiter le pays en autonomie: la voiture individuelle, c'est la liberté (parfois!)

   Attention! La conduite locale est épicée! Réserver ce choix au conducteur expérimenté, choisir un véhicule "dans ses cordes", et prendre le temps de se familiariser avant de se lancer.

Notamment:

-on circule à gauche (!) d'où véhicules adaptés.

-s'informer sur les particularités des codes "officiels" locaux: vitesses autorisées, signalisation particulière, notamment aux intersections.

-Les panneaux de direction sont doublés à 95% en anglais, mais l'orthographe des transcriptions peut varier de beaucoup.

-la grande majorité des véhicules est équipée en boîtes automatiques, comme il est habituel dans de nombreux pays hors Europe.

-ces derniers roulent à l'essence, c'est une vraie dépense, les carburants ont beaucoup augmenté ces dernières années: voir
LES TARIFS SUR BANGKOK



b/ Louer une voiture avec chauffeur:



   Bonne solution si on est moins sûr de pouvoir se glisser dans le trafic local, de se repérer ou si on veut profiter un peu plus du paysage.

  Les prix sont relativement corrects compte tenu du service apporté.

  Le chauffeur est... un chauffeur, pas un guide ou un interprète. A noter qu'avec la généralisation du tourisme occidental vers l'intérieur supposé plus "authentique", on trouve pratiquement dans tout le pays des prestataires locaux qui travaillent à la journée.



 


c/ Louer un 2 roues:



   Sympa à la saison sèche, un peu plus compliqué en saison des pluies. Des centaines de voyageurs effectuent par exemple des circuits régionaux de cette manière sans aucun souci.

   Partout dans le pays on loue sans trop de formalités, mais il vaut sans doute mieux louer à une enseigne recommandée par les guides papier (par exemple par le Lonely Planet, son équipe éditoriale est expérimentée, pragmatique et sur le terrain).

   Notamment pour les raisons indiquées plus bas. Et tout le monde ne s'appelle pas Antoine de
Maximy.

















Port du casque obligatoire...





d/ Remarques pour les locations:



   Certaines agences ne déclarent pas tous leurs engins (notamment les 2 roues 49,9cm3 qui peuvent ne pas être assurés).

   Sans  conséquences si vous n'avez pas de problème, mais:

-si vous avez une panne ou un accident matériel, vous serez peut-être amené à prendre en charge une partie des dépenses.

Vérifiez par exemple les aspects franchise ( parfois élevée) et montant maximal remboursé.

  Au cas où le  véhicule ne serait pas enregistré (et comment allez-vous le vérifier?) l'assurance pourrait en faire état pour ne pas vous prendre en charge.


   Attention! En règle générale, les cartes bancaires ne couvrent pas les locations de 2 roues et les locations de 4x4.



e/ En cas de problème:



   En Thaïlande, sans couverture personnelle ou cas particulier style conjoint thaï, la médecine est payante.

 Il n'y a pas de "SAMU" en dehors des grandes villes, au sens où on l'entend en France, où le réseau est couvert par les secours et les centres d'appel d'urgence. Par exemple il y a dans notre village une ambulance à disposition. Si elle est occupée par ailleurs...on fait comme on peut.
 
   Vous devrez peut-être faire appel aux Locaux présents dont la serviabilité et l'habitude des accidents pourront vous aider, notamment si vous êtes en état de demander de l'aide (les Thaïs ne font pas toujours les premiers pas).

   Vous pourrez n'être pris en charge médicale que si vous avez prouvé aupararant que vous êtes solvable (carte bancaire par exemple). De plus, dans certaines zones, les ambulances sont en concurrence et peuvent avoir des accords avec tel ou tel hôpital (c'est aussi le cas aux USA).


 Ne chipotez pas sur les tarifs des assurances, vérifiez que vous avez une assurance complète, au tiers, et pas limitée aux dégâts du véhicule ou aux occupants du véhicule uniquement. Même si vous êtes un conducteur prudent et émérite, vous allez en croiser quantité qui ne le sont pas.

Il est fondamental de préparer cet aspect du voyage en détail et en amont du séjour.

  



f/ Conseils de base divers:



-Prenez connaissance des conduites locales décrites dans cette page, mais ne suivez pas les habitudes accidentogènes des Locaux. Ces conseils sont d'ailleurs valables à peu près partout, et le fait que les Thaïs ne les suivent pas n'est pas une raison, bien au contraire. En particulier:



-Respectez les limites de vitesse. Elles varient selon le type de route et le type de véhicule: 2 roues, berline, pickup, etc...) et sont clairement indiquées par des panneaux.

-Respectez les distances de sécurité, pratique totalement absente dans le pays.

-Ne restez pas sur la voie de droite, elle est réservée aux dépassements (en l'occurrence, si des véhicules y circulent en permanence, ils le font savoir en mettant warnings ou clignotants).

-Faire un appel de phares signifie "J'arrive!" et non pas "Passez".

-2 roues, portez un casque (sur la tête!)

-Mettez vos ceintures (c'est obligatoire à l'avant)

-Préparez votre parcours.



   Location: petit tour de contrôle (aspect), mise en route, et essai sur quelques mètres, notamment pour les boîtes automatiques si on n'y est pas habitué qui apportent un réel confort (point de vue personnel). Et qui, contrairement à ce qu'on entend souvent, consomment un peu moins de carburant, notamment parce que les régimes moteur sont étudiés.
Par contre, pas de boîte auto/moteur diesel.

Les principaux loueurs proposent les 2 types de boîtes.




































Les stations-essence couvrent tout le pays; la plupart offrent 24/24






de nombreux services ( cafés, 7/eleven) et... des pompistes!




   Pour une voiture, demandez si possible un véhicule avec ceintures à l'arrière (pas obligatoires dans le pays).
Par contre, le port de la ceinture à l'avant est obligatoire.



   Pour louer un  2 roues, un expat, de son côté, conseille au voyageur de passage de louer une 1ère journée avant de voir plus loin.

 Un téléphone portable est une bonne précaution, 99% du territoire est couvert, et la Tourist Police, joignable 24/24 au 1155 (english spoken) agit dans tout le pays.

 La couverture médicale du pays est bonne (se reporter aux pages santé), ainsi que la couverture en stations d'essence et garages.

 Si vous êtes heurté par un tiers local, il est très possible qu'il s'enfuie s'il sait être en tort (notamment s'il vous percute sur l'arrière).

   Dans le pays, un conducteur responsable d'un accident sur un tiers doit souvent prendre en charge la totalité des dégâts (matériels, hospitalisation, etc...). Contracter une assurance complète est une bonne précaution. 



   
En cas d'accident, je lis parfois " l'Etranger paye...", ou "Le plus riche paye..." Ce n'est pas exact.


A ce sujet:

- Vérifiez avant de rouler que vous avez un document de "Constat à l'amiable" (ça existe, même ici!)

- Gardez votre calme, n'élevez jamais la voix, même si on le fait à votre encontre.

- Exigez de remplir le constat, et indiquez si la personne impliquée l'a refusé. Nombreux sont les Thaïs qui ne connaissent pas ce document tout simplement (et beaucoup circulent sans assurance, voire sans permis).
- Ne versez pas d'argent: ce serait reconnaître implicitement que vous êtes le fautif, et même si vous pensez que c'est la solution la plus simple, vous risquez de vous retrouver dans un imbroglio qui peut aller loin.

- Ne versez pas d'argent à la police locale, mais prévenez la Police touristique. 




   Evidemment, je me place dans l'hypothèse où vous circulez avec un permis (un vrai!) une assurance, etc...Dans le cas contraire: vous êtes en Thaïlande.



    Petit exemple familial récent, survenu dans un parking de Bangkok. On est loin de la "jungle" et du "règne du non-droit" décrite par certains.






 Accrochage anodin dans un parking







... les 2 parties ont appelé leurs assureurs






 qui dépêchent dans le quart d'heure leurs honorables correspondants. 







 Ceux-ci procèdent chacun à l'enregistrement de l'incident. La suite sera traitée entre assureurs.





Pour autant, et tout aussi réels, quelques exemples de l'été 2015:

















 4 véhicules impliqués, ça peut faire 4 correspondants à attendre sur les lieux. Et petite précision: il peut arriver que ce soit le dernier de la file qui paye les dégâts de tous les véhicules...





    Hors accident, les véhicules sont souvent arrêtés par la Highway Police qui prélève au passage quelques dizaines de bahts, même sans infraction de la part du conducteur.

 C'est notoirement le cas sur les highways en Isaan. Sur le même trajet, ça m'est arrivé 2 fois à 1h d'intervalle il y a quelques années!


   Par contre cet été j'ai servi de "sauf-conduit" à la famille: la présence d'un "farang" à bord du véhicule a ôté toute envie de "prélèvement" aux officiers. La prise de pouvoir par la junte en serait-elle la raison? Mais mon beau-frère thaï, quand il roule seul, lui, est toujours taxé...!














To serve and to protect.




-Se repérer: cartes routières internationales (Michelin 751 par exemple), et nombreux éditeurs anglophones trouvables sur place: bookshops de Survanabhumi niveau départs, bookshops des centres commerciaux, GPS, etc...Une petite page sur la cartographie de base disponible, avant le voyage ou sur place
ICI



g/ Formalités:



   Variables d'un loueur à un autre. Je m'en tiens à la stricte légalité. Par exemple vous pourrez louer un "scooter" sans permis, mais en cas de contrôle on vous le demandera. Vous repartirez avec une "prune" directement dans la poche du policier.

En cas d'accident: vous assumez.



-l'âge légal pour conduire une voiture est de 18 ans, un 2 roues jusqu'à 110cm3 est de 15 ans et 18 ans pour les cylindrées supérieures (à vérifier car selon les source, la confusion existe entre "conduire" et "posséder" un véhicule).

-le taux d'alcoolémie est limité à 0,5mg/l
-permis national du pays d'origine + permis international si le permis national n'est pas en anglais (en fait il n'existe pas d'accord de réciprocité entre la France et la Thaïlande, donc il me semble que le permis international règle le problème d'emblée).

-pour les voitures: être âgé de plus de 21 ans, parfois un supplément "jeune conducteur"(moins de 25 ans) est demandé, notamment dans les enseignes internationales.

-Photocopie du passeport (ne jamais laisser son passeport original!)

-Faites le plein avant de restituer le véhicule, les frais d'essence vous seront surfacturés en agence par rapport à la pompe.

-Port du casque obligatoire (ne pas prendre les mauvaises habitudes locales
).




h/ Tarifs minimum moyens, à titre indicatif:



-150/200b /jour pour un scooter

-1 500 b pour une voiture

Variables selon les lieux, et largement dégressifs selon la durée.







 Songthaew



LES PIEGES  CLASSIQUES:



-les 2 roues qui circulent en sens contraire sur le bas-côté de la route, voire carrément sur la chaussée, et parfois sans phares dans l'obscurité.

-vous pensez avoir la priorité légale, mais en fait vous avez une priorité "relative": c'est le plus gros qui passe d'abord.

-les highways dont les U-Turn (bande centrale interrompue) voient les véhicules se précipiter en vous coupant la route sans élan à 30m devant vous alors que vous roulez à 110km/h (Oups! Renseignez-vous sur les limitations de vitesse!)

-les chiens errants, parfois assoupis au milieu de la chaussée,  ou autres animaux qui divaguent.

-l'absence de signalisation de brusques changements de direction des véhicules devant vous

-le non-respect des files de présélection ou leur obsolescence

-les intersections avec "Tournez à gauche" autorisé sans feu dédié

-les véhicules vous doublant indifféremment par la gauche ou par la droite, et parfois au même moment.

 -les enfants à vélo dans les villages dont les routes frôlent les maisons

-attention quand vous ouvrez vos portières, les 2 roues se faufilent aussi entre les véhicules et le trottoir, voire sur le trottoir en cas de bouchon.



...D'autres qui m'échappent présentement; tout ce qui précède est du vécu!




LE COIN DU PIETON:



    Les piétons sont les principales victimes mortelles des accidents, après les 2 roues.

   Attention quand vous traversez, les voitures roulent vite (mais s'arrêtent aussi très vite), et regardez A DROITE d'abord avant de vous engager sur la chaussée, et MEME si la rue est en sens unique, ce qui est une "information" pour les Locaux, pas une "interdiction".

Même si vous êtes engagé sur la chaussée, traversez vite: un jour à Bangkok, une voiture a roulé sur l'arrière de ma tong: je n'avais pas eu le temps de rejoindre l'autre rive à temps!

   Utilisez de préférence les passages piétons (là encore, très "indicatifs"). Si des passerelles ont été construites, ce n'est pas un simple élément de décoration.

   A ce sujet, l'Ambassade US a dû enjoindre employés et visiteurs de ses bureaux de Bangkok de les emprunter, suite à plusieurs graves accidents de ressortissants.



VOILI-VOILA!


Cette page n'est pas écrite pour faire peur: plus on est renseigné, plus on pourra apprécier les routes de Thaïlande. Par exemple, en province, hors grandes villes, il est très agréable de circuler avec si peu de véhicules, notamment quand on vient d'une grande ville de France!



 Je complèterai la rubrique régulièrement, et surtout, BONNE ROUTE A TOUS: voitures, 2 roues, piétons, chiens, vaches, serpents, canards...

Un dernier truc: un lien d'infos conviviales sur la conduite locale des 2 roues:



http://freebeerforyorky.com/drivingentry.html



la signalisation locale et quelques règles de base (en anglais, of course!):


 

http://driving.information.in.th/regulatory-signs.html

http://driving.information.in.th/warning-signs.html


 http://www.chiangmailocator.com/wiki-traffic-rules-in-thailand-and-how-to-avoid-traffic-accidents-p169






INFOS DIVERSES








Juillet 2011



   J'ai pu constater (comme à l'habitude) que les routes du pays étaient malheureusement fidèles à leur réputation.

   Sur 1 200 km de circuit entre Bangkok et Khon Kaen:

-7 accidents récents ou "en cours", dont 3 poids lourds renversés et 1 pick up totalement carbonisé.

- quantités de fragments de pneus jonchant la chaussée.

-énormes nids de poules sur de longues portions des highways.

   En revanche, grosse fréquence de vrais contrôles de la Highway Police (radars volants).



   Ce qui n'empêche pas 99% des véhicules de ne pas respecter les limites de vitesse (90km/h sur les highways pour les berlines, 80km/h pour les pick ups), d'ignorer les distances de sécurité, et de ne pas réduire la vitesse sous une pluie battante, notamment les mini-vans qui slaloment à grande vitesse (véhicules qui ont d'ailleurs récemment occupé les medias avec des accidents à décès multiples) et les bus longue distance qui roulent en permanence sur la file de droite.


    Bref, "juste" la route en Thaïlande.






Vigilance permanente sur les petites routes!



Rappels sur les limites de vitesse (Source The Nation)






 À Bangkok, Pattaya et dans les municipalités, la vitesse maximale autorisée pour les voitures et les motos est de 80 km / h et celle des camions pesant plus de 1 200 kg (poids du véhicule et du fret chargé) et des véhicules de transport en commun de personnes est de 60 km / h. 


La limite pour les remorques, les tricycles et les camionnettes pesant plus de 1 200 kg est de 45 km / h.

Sur les autoroutes et les rocades, les voitures peuvent rouler à une vitesse maximale de 120 km / h, tandis que les camions pesant moins de 1 200 kg et les véhicules de transport de passagers peuvent atteindre 100 km / h,  les gros camions et les remorques de voitures peuvent atteindre 80 km / h, 


 
Sur les routes de campagne, les voitures et les motos peuvent atteindre 90 km / h, les remorques et les tricycles jusqu'à 60 km / h, les camions pesant plus de 1 200 kg et les véhicules de transport de passagers pouvant atteindre 80 km / h.





Liste des 7 spots les plus dangereux dans le pays 



Lieux où les accidents arrivent le plus fréquemment sur le réseau des voies rapides



(source Highway Police)



 1)Ayutthaya. Kilomètres 77-78 sur Phahon Yothin highway. Wang Noi district. Epingle à cheveux.



2) Saraburi. Kilomètres 27-30 sur Mitraphap highway. Tambon Muak Lek. Virages serrés en descente.



3) Samut Sakhon.Kilomètres 28-3 sur Rama 2 highway. A hauteur du marché aux poissons. Route rendue glissante par les produits qui s'échappent des camions de livraison.



4) Prachinburi. Kilomètres 42-48 sur la highway 304 (Kabin Buri-Pakthongchai). District de Naadi. Côtes et virages dangereux.



5) Sakaeo. Kilomètres 76-79sur la highway 348 (Aranyaprathet-Non Din Daeng). Côtes et virages dangereux.



6) Nakhon Ratchasima (Khorat), district de Pak Chong. Kilomètres 40-41. Sortie de la highway Mitraphapau tambon
Klang Dong. Nombreux vendeurs de produits locaux sur les bords de la route.




7) Kilomètres 35-38. A l'entrée de laMitraphap highway, tambon Klang Dong. Descente dangereuse.


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