Mis en ligne le 13/12/2019
Surfant sur le succès du "Roitfai market" de Srinakarin (lui-même issu de la délocalisation du "marché de chemin de fer" initial), ainsi nommé car proche de voies de train, le Rotfai market de Ratchadapisek est un parfait exemple de ce que produit le tourisme de grande masse consumériste.
Coincée entre les buildings attenants, une enfilade de stands aux produits laids et sans intérêt, babioles de mauvais goût et habituels baskets et t-shirts de contrefaçon de piètre qualité semblent avoir pour cible une clientèle bien précise: les pauvres touristes chinois qui y sont déversés par cars entiers comme du bétail par leurs bétaillères.
Le promeneur entendra d'ailleurs parler plus chinois que thaï.
Le côté restauration semble même avoir été conçu essentiellement pour eux (tout est traduit) qui se déplacent en suivant la hampe décorée portée par le guide qui leur a été assigné. De leur côté, les Occidentaux retrouveront leurs repères du ghetto touristique, avec les classiques bars à bière et restaurants aux menus internationaux.
Surnagent, pour être objectif, quelques rares stands de mode féminine plus ou moins créative.
Quant au "rotfai", c'est à dire au train, j'ai eu beau chercher n'en serait-ce qu'une évocation: je n'ai même pas trouvé une traverse.
N'allez pas non plus chercher ce qui fait le charme du marché de Srinakarin, à savoir ses vieilles bagnoles, motos et pompes à essence, ses boutiques d'antiquités ou se mêlent tout et n'importe quoi, ses coiffeurs en plein air et son marché informel: ici, tout est propre et bien rangé.
Grotesque.







