Il faut distinguer les types d'hépatites, sources de fantasmes, leurs modes de transmission, les risques de développer de graves pathologies, la santé du voyageur et celle des populations locales.
1/ L'hépatite A:
Très fréquente, même en Europe, elle est annoncée comme endémique en Thaïlande. Elle se transmet par les aliments et l'eau contaminée (transmission oro-fécale).
L'OMS estime de 40 à 70% la population européenne qui a déjà été infectée par le HAV en développant des formes bénignes (jaunisse) parfois sans même s'en rendre compte ( formes asymptômatiques).
Les populations les moins prémunies seraient les Scandinaves (15%).
Ses formes graves sont très peu fréquentes, mais dangereuses. Elles peuvent aboutir à des pathologies très lourdes, un enfant infecté pouvant par exemple développer à l'âge adulte une forme rare et dangereuse.
Les populations locales sont très souvent prémunies, car elles ont développé auparavant des formes bénignes.
On constate aussi des transmissions intra-familiales, sans avoir pu isoler les modes de transmission. Apparemment, le virus pourrait subsister dans l'atmosphère plusieurs jours après avoir été projeté par un porteur.
Il existe 2 moyens de s'en prémunir:
a/ Observer des règles d'hygiène alimentaire très strictes:
- lavage systématique des mains au savon avant tout repas ou dégustation
- ne boire que des eaux en bouteilles encapsulées
-éviter les glaçons en-dehors des hôtels de standard international (ils utilisent de l'eau filtrée)
- ne pas consommer sans précautions de fruits ou légumes frais pelés ou épluchés, mais il semble difficile de pouvoir éliminer tout danger de manger un aliment contaminé, par exemple des crudités préparées en cuisine de restaurant !
Solution hydroalcoolique au buffet (géant!) du Siam Paragon
Exemple concret: un vendeur de rue propose un appétissant fruit pelé. Ne pas hésiter à demander de faire peler un nouveau fruit devant soi, et se laver les mains (ou ne pas poser les doigts dessus directement) avant de le déguster: moment gourmand et santé protégée!
Le gouvernement thaïlandais diffuse des messages d'alerte en cas de pic épidémique (c'est arrivé il y a quelques années, suite à la contamination de glaçons dans une usine industrielle).
Ne vous privez pas: prenez simplement quelques précautions!
b/ Se faire vacciner, avant le départ (protection totale et durable), ou même sur place, le vaccin étant très rapidement efficace.
Attention à conserver de strictes habitudes d'hygiène même si on est vacciné: c'est la 1ère barrière contre les maladies. On peut par exemple évoquer l'hépatite E (HEV) qui se transmet comme le HAV, particulièrement dangereuse pour la femme enceinte, et pour laquelle il n'existe pas de vaccin.
2/ L'hépatite B:
Elle se transmet par contact sanguin ou sexuel. Elle concerne donc le voyageur dans des aspects très précis: tatouage, opération dentaire (choisir un cabinet moderne et bien équipé), drogue par injection, contacts sexuels,...
Il existe 2 moyens de s'en prémunir:
a/ Observer des règles strictes tenant compte de ce qui précède.
b/ Se faire vacciner (même remarque que pour l'hépatite A); une double-vaccination A/B existe.
B/ LE CANCER
Pourquoi évoquer cette affection sur un blog de voyage consacré à la Thaïlande? Parce que ce pays a le triste record du plus grand nombre de personnes atteintes par un cancer des voies digestives au Monde.
C'est notamment dans la région du Nord-Est, et tout particulièrement dans la province de Khon Kaen, que le cholangiocarcinome (cancer primitif des voies biliaires) présente la plus forte prévalence mondiale. Ce cancer, pourtant relativement rare sur la planète, est à évolution rapide et à pronostic inquiétant. C'est un véritable problème de santé publique, ici comme dans de nombreux territoires de l'Asie du Sud-Est.
Le lien direct a été établi entre la forte présence de parasitoses parmi la population et la survenue de ce cancer. Ces parasitoses sont très courantes, pour 2 raisons essentielles:
-les modes de vie des locaux.
-leurs modes d'alimentation.
Ces parasitoses sont pour l'essentiel transmises par l'ingestion d'aliments insuffisamment cuits, notamment les poissons et fruits (de mer ou d'eau douce).
La seule manière de s'en prémunir est donc de les cuire de manière adéquate afin de détruire les parasites qui pourraient y résider, et donc de ne jamais les manger crus.
Les médecins locaux conseillent aussi de limiter les consommations d'aliments fermentés. Très appréciées par les populations locales, les préparations de poissons fermentés ou de saucisses doivent être consommées avec modération.
Toute survenue de symptômes doit faire consulter. Les traitements anti-parasitaires sont très efficaces.
300 cas de personnes déclarent en moyenne la rage chaque année. L'évolution est fatale dans la plupart des cas.
Ne pas en conclure que 300 voyageurs ont été mordus ou ont risqué leur vie!
-les sujets les plus exposés sont les jeunes enfants locaux
-on peut contracter la rage par simple léchage d'une plaie par un animal infecté
-la déclaration de la maladie (l'apparition des 1ers symptômes) peut aller de quelques jours à plusieurs années.
Quelques chiffres:
10 millions de chiens en Thaïlande. Les campagnes de vaccination antirabique estiment le nombre de chiens domestiques vaccinés à 50%, et le nombre de chiens errants porteurs à 10%.
Sur Bangkok, 8,5% des Locaux mordus l'ont été par leurs propres animaux.
1 chien sur 3 présumé enragé s'avère réellement porteur.
Le risque de contracter la maladie en présence d'un animal porteur est de 15%, oscillant entre 0,1% et 60% suivant le type de lésions de la peau chez l'Humain. Celles-ci sont d'autant plus dangereuses qu'elles se situent près des nerfs, sur la partie supérieure du corps, ou le visage.
La maladie est extrêmement rare chez le voyageur; en 20 ans en France, 19 cas dont 18 après séjours en Afrique.
On a relaté une déclaration de cette maladie 30 ans après la morsure: il ne faut donc pas hésiter à consulter, même tardivement. Dès la suspicion, le plus vite sera le mieux, bien évidemment.
Le Ministère canadien de la Santé estime que tout voyageur doit considérer tout chien errant comme porteur possible de la rage.
La vaccination post-exposition est très efficace. La plupart des Offices nationaux ne recommandent donc de se faire vacciner par sécurité pré-exposition que dans les cas suivants:
- contact permanent avec des animaux
-spéléologie (chauves-souris)
-séjour prolongé dans une zone n'offrant pas d'accès rapide à des soins performants
La conduite thérapeutique à suivre est très variable selon la situation: animal connu comme agressif on non, porteur ou non (et donc suivi de l'animal) plaie sanguine ou non, etc...
Dans tous les cas, il faut consulter au plus vite au moindre soupçon, la désinfection rapide de la plaie est primordiale, ainsi que la vaccination .
Prévenir les autorités locales (médecin, chef de village) permettra aussi d'adopter la meilleure conduite à tenir individuellement et collectivement après l'incident.
La leptospirose est présente en Thaïlande. Pour les 7 premiers mois de l'année 2011, plus de 1 000 patients avaient été infectés, et 16 cas s'étaient révélés mortels. Les régions qui présentent le plus de cas sont le Nord-Est et le Sud, puis le Nord et la Plaine centrale. Dans cette période par exemple, on a relevé un taux de prévalence de 11,55 pour 100 000 à Ranong, de 9,38 à Nong Bua Lam Phu, de 9,14 à Phang Nga, de 8,83 à Nan et de 7,65 à Kalasin. En 2012, on a relevé un foyer infectieux à Surin: 9 personnes sont décédées et 220 autres contaminées dans le Sud et l'Est de l'Issan.
Cette affection est très présente pendant la saison des pluies. C'est une zoonose, maladie d'origine animale. On l'a identifiée chez les bovins, les porcins, les équins, les chiens, les rongeurs et les animaux sauvages. Elle est transmissible à l'humain. En général, l'infection se produit par contact prolongé, notamment celui d'une plaie, avec une eau porteuse de la bactérie où un animal infecté a uriné. Les infections par morsure sont rarissimes. On peut aussi être infecté par des aliments ou de la terre contaminés mais aucun cas de transmission entre humains n'a été relevé.
En raison du mode de transmission le plus courant, ce sont les fermiers les plus exposés, ainsi que les personnes en contact régulier avec des animaux ou des eaux souillées. Dans le groupe étudié en 2011, plus de la moitié des malades étaient des fermiers. Les autres étaient des étudiants, des soldats, des policiers et des moines. Les enfants peuvent être contaminés, par exemple s'ils pataugent dans une flaque d'eau ou une mare infectées. Les parents sont encouragés à consulter rapidement car les symptômes peuvent être confondus avec ceux d'une simple grippe.
La durée d'incubation peut aller de 2 jours à 4 semaines. Les symptômes incluent nausées et vomissements, maux de tête, forte fièvre et frissons, yeux rouges, ictère, diarrhée, douleurs musculaires ou abdominales.
En cas d'infection, un traitement aux antibiotiques est très efficace. Si elle n'est pas traitée, le patient peut être atteint d'une méningite, de lésions rénales, d'insuffisance hépatique ou de détresse respiratoire.
La protection la plus simple est de porter des bottes quand on patauge dans des eaux potentiellement contaminées, et d'éviter les baignades quand on porte des plaies ouvertes sur le corps.
Mise à jour: 13/12/2019
TAXIS
Un avantage de Bangkok: avec 140 000 taxis sillonnant la ville à toute heure du jour et de la nuit, on est sûr de ne pas rater son rendez-vous (enfin, si le trafic le permet!)
Pour être certain de payer le "bon" prix, quelques conseils:
-Ne pas prendre le taxi aux abords directs des hôtels et GH: les maraudeurs ont le coup d'oeil, et vous devrez négocier un prix pour la course qui vous reviendra finalement plus cher!...
Se rendre sur la 1ère avenue ou soï (rue perpendiculaire à une rue plus passante), laisser passer les 2 ou 3 premiers taxis libres
-Le taxi libre est indiqué par la lumière rouge visible en bas à droite du parebrise avant.
-Un simple petit signe de la main de votre part, et le taxi est à vous!
taxi libre
-Ouvrir la portière, et demander:
"-METER?"
Si le chauffeur acquiesce, il faut encore vérifier que le compteur est allumé, prise en charge indiquée: 35b.
Si vous démarrez et que vous constatez que le compteur n'est pas en marche, redemandez "METER please". Au cas où le chauffeur refuse ou entame des pourparlers, il sera plus simple de descendre (en souriant) et il n'y aura pas de problème.
Malheureusement, si les pratiques "loyales" restent largement majoritaires, l'ignorance des millions de touristes qui parcourent Bangkok (ou peut-être leur aisance financière) fait que nombre de chauffeurs refusent de charger des clients au "meter". Refus interdit par la loi. Chaque année, des milliers de plaintes de clients sont adressées à la police...et des verbalisations sont dressées à l'encontre des chauffeurs aux pratiques peu sympathiques.
Avertissement à tempérer toutefois: en-dehors des quartiers touristiques aux taxis-maraudeurs, je n'ai jamais eu à demander de mettre le compteur en route: le chauffeur l'a fait de lui-même.
Photo ci-dessous datant de décembre 2019... et taxis pris à de nombreuses reprises pendant quelques jours dans la capitale ... ce sans nécessité d 'user de mon charme naturel.
Choisissez votre couleur!...Elle varie selon les compagnies, coopératives, aucune n'étant plus conseillée qu'une autre. En fait, les couleurs dépendent du statut du chauffeur: privé, chauffeur-loueur, compagnie, etc...et ça n'influe ni en bien ni en mal sur la qualité du service.
Faire comprendre votre destination n'est pas toujours facile: peu de conducteurs parlent anglais, même si je constate de réels progrès technologiques ces dernières années, avec notamment l'utilisation du GPS sur smartphone qui permet au chauffeur (et au voyageur!) de se positionner à tout moment.
Si vous demandez "MBK" (prononcer M-BI-KEY), ça ira, "WATPOO", "SUVARNAPOUM", ou "PANTIP", pas de problème.
Pour une adresse un peu plus "sophistiquée", le mieux est de la faire écrire en thaï par la réception de l'hôtel avant le départ.
Prix indicatifs. Le montant est au km parcouru, le compteur tournant très lentement en cas d'arrêt dans le trafic
(click gauche sur l'image pour l'agrandir).
Ci-dessous, les tarifs 2019 captés dans un taxi
Si vous avez préparé vos sorties à l'avance, montrez une photo du lieu enregistrée sur votre APN ou votre smartphone: ça parlera tout de suite.
De nombreux taximeters ont des difficultés à lire les plans de BKK (impossible de plus de connaître toute la ville), particulièrement si votre plan est en anglais.
Pour le transfert Suvarnabhumi Airport vers votre hôtel, imprimer avant votre voyage le plan d'accès en thaï vous facilitera la tâche. Il permettra aussi à vos futurs taxis de revenir plus facilement à votre hôtel.
Cette ville est immense, c'est un vrai dédale: certains chauffeurs professionnels d'autres villes refusent même de venir sur BKK car "on s'y perd!"...
CONSEILS:
1/ Arrivée à Suvarnabhumi Airport:
Suivez bien les indications officielles "PUBLIC TAXI". La station est située au niveau 1 (rez-de-chaussée pour les Français), il faut donc descendre du niveau 2, hall des arrivées.
Des bornes automatiques vous attendent et vous délivreront un numéro. Ensuite, vous n'aurez plus qu'à indiquer votre destination au chauffeur correspondant (il y a toujours de nombreux taxis en attente). Il arrive que les chauffeurs s'échangent les clients: n'y voyez pas malice, il se peut tout simplement se faire que l'un connaît mieux la destination que l'autre...
Le ticket peut servir à une réclamation éventuelle.
La surtaxe pour ce service (c'est à dire au départ officiel d'un aéroport avec un chauffeur enregistré) est de 50b (1 euro).
Une vidéo "officielle" pour les angoissés du transfert:
Le passage par la voie express ("Tollway") est de 70b pour Bangkok, à la charge du voyageur. Inutile en dehors des heures de pointe.
Si vous n'êtes pas pressé, faites- le savoir au chauffeur avant qu'il s'engage sur la bretelle d'accès (une phrase du genre "No Tollway", ou "Tollway may tchaï" devrait suffire). Il m'est arrivé récemment de me faire imposer le tollway par le chauffeur alors que j'avais demandé le contraire. Il faut comprendre que le chauffeur est pressé, et plus il assure sa course rapidement, plus il aura de clients dans la journée.
A noter qu'utiliser les véhicules à l'arrêt officiel garantissent qu'ils ont moins de 5 ans et que leurs conducteurs sont certifiés par les autorités de l'aéroport.
Simple, précis, sécurisé, économique!
Il y a quelques années, je relatais quede nombreux rabatteurs sévissaient dans les halls (bonjour le 1er contact avec ce pays!)
Le voyageur ne courait en général aucun risque: leur job était de lui vendre une course négociée (qui lui reviendrait plus cher qu'un taximeter basique), ou de l'attirer vers un autre hôtel ou bien un magasin quelconque proposant des promotions évidemment présentées comme exceptionnelles.
Il faut bien que tout le monde mange...La pratique ayant pratiquement disparue, j'ai modifié cet article en conséquence.
Toutefois, ça peut encore arriver, et si le taximeter que vous prenez à la station officielle vous propose un forfait, sachez que c'est interdit et que de plus, vous payerez plus cher au final!
L'aéroport tient une base de données des chauffeurs autorisés à y exercer et en principe, ils n'ont pas à vous proposer une course négociée (sauf si vous allez dans une autre province, voir 3/).
Inutile d'encourager cette pratique.
Notez aussi la récente anecdote relatée par Pantip.com: un chauffeur de taxi se pointait à l'aéroport avec son familial INNOVA ...sans aucun compteur dans son véhicule! Et il proposait bien évidemment des tarifs très élevés.
Signalé par un client mécontent, il a été interdit de pratique à l'aéroport.
Les autorités mettent en place des pratiques destinées à rendre le séjour touristique le plus agréable possible: aidons-les.
De même pour un retour BKK/ Suvarnabhumi: un taximeter réglementaire vous reviendra à 300/400b du centre à l'aéroport.
2/ Montant de course exagéré:
Au cas où vous constateriez à la fin d'une course que le montant paraît très exagéré, vous pouvez (sans hausser la voix ou montrer de l'énervement), expliquer au chauffeur que vous allez relever son numéro et contacter la Police Touristique (tel:1155 -24/24 english spoken).
En général, même dans une langue étrangère, prononcer les mots "Tourist police" fait son effet.
Pour tout problème, cette ligne est opérationnelle, et dans tout le pays.
Evidemment, le taximeter peut passer par un chemin plus long, la course étant au km parcouru...Mais 95% d'entre eux sont d'honnêtes gens et aiment donner une bonne image de leur pays: un touriste heureux est un touriste qui revient!
(et de plus, la différence sera de 50 ou 100b, soit...1 à 2 euros!)
J'ai notamment été pris un charge par un taximeter qui s'est excusé d'avoir oublié le compteur qu'il a mis en route au bout de quelques minutes sans que je lui demande (je ne l'avais même pas remarqué).
Un autre m'a fait une ristourne parce qu'il s'était égaré quelques km avant de retrouver son chemin.
Evidemment, ça laisse 5% de petits filous, mais ça ne coûtera pas bien cher...
;Si c'est votre 1er séjour, ne vous inquiétez pas si la photo de la carte professionnelle placée sur le parebrise ne correspond pas au chauffeur qui vous conduit: c'est son fils, son frère, son cousin, un ami, etc... c'est-à-dire toute personne sachant a priori conduire aussi bien (ou mal) que le chauffeur attitré. Ne paniquez pas au moindre arrêt du véhicule sur un parking: le chauffeur peut avoir besoin de faire "le plein" (la plupart des taxis roulent au GPL) ou tout simplement ...un besoin pressant. S'il s'arrête devant un Starbucks, c'est qu'il a faim. Donc, il vous arrête là où il suppose que vous aimez prendre un café, le temps qu'il prenne un repas à emporter au stand d'à côté.Prenez cela avec le flegme qui sied au pays. Vu la vitesse souvent beaucoup trop élevée de certains taxis (*) un arrêt aux stands a peu de risques de faire baisser drastiquement votre moyenne horaire. Lors de votre séjour, ne perdez jamais de vue quelques faits essentiels: vous êtes en Thaïlande, vous êtes en vacances, il fait chaud, etc...
(* )A ce sujet, je n'hésite pas à demander de descendre si je tombe sur un "chauffard".
Malheureusement, il y en a ! Mais la profusion des véhicules permet d'être re-pris en charge rapidement.
A Songkhran 2010, sur Samut Prakan, nous sommes tombés sur un danger public. Nous n'allions pas loin, et nous sommes arrivés très très trèèès vite à destination...avec quelques nausées!
Le pare-brisé étoilé aurait dû nous mettre la puce à l'oreille...
Notez que depuis 2010, le ministère des Transports a fait installer un enregistreur automatique à bord.
Sur simple demande, le chauffeur vous délivrera un reçu indiquant ses références ainsi que la course effectuée.
Un numéro a même été mis en place au Ministère pour signaler les abus, mais cela s'adresse plutôt aux résidents et thaïophones.
Taxi neuf (2010), admirons la magnifique sellerie...
...l'ordinateur de bord
...et le reçu.
3/ Courses négociées:
Toute course "lointaine" à l'extérieur de BKK peut donner lieu à une "négociation". Le chauffeur du taximeter utilise alors son taxi comme un véhicule privé. Ce "service" est fréquent, on ne suit plus les tarifs au km, mais on se met d'accord sur un prix forfaitaire. Vous avez dans de nombreux taxis les tarifs "officiels". Ils pourront servir de base à une saine négociation.
Si vous partez directement de Suvarnabhumi, certains tarifs sont "communément admis". Par exemple 1200 à 1500 euros pour Ayutthaya ou Pattaya.
Ca ne correspond pas, bien évidemment, au tarif kilométrique souvent affiché dans les taxis mais le chauffeur n'a aucune garantie de trouver un client pour le retour.
Une petite astuce, quand on séjourne plusieurs jours dans une même ville, consiste à "repérer" au préalable un bon conducteur de taximeter:
-il a un véhicule bien entretenu. A ce propos, les véhicules autorisés à charger au départ de la station de taxi officielle de Suvarnabhumi doivent en principe être "aux normes".
-il conduit "prudemment" (sauce locale)
-ceintures à l'arrière (pas obligatoires, elles équipent les véhicules les plus récents). Par contre, port obligatoire à l'avant.
Dans ce cas, demandez-lui quelques tarifs et sa carte ("NAMECARD"). Un véhicule roulant à l'essence sera moins économique qu'un "GPL" (la plupart des taxis), mais par contre c'est intéressant si vous êtes très chargés, vous aurez plus de place dans le coffre, le réservoir de GPL prenant une bonne partie du coffre arrière.
Réservez la pratique de la course négociée aux trajets lointains ou à la journée.
Vous pouvez réserver un taxi pour course négociée auprès de nombreuses compagnies locales.
Hors des stations d'aéroport, on trouve assez peu de taxis familiaux (types "INNOVA").
Les groupes de plus de 3 personnes trouveront avantage à solliciter les services d'un minivan, soit pour le transfert vers l'aéroport, soit pour une excursion à l'heure, à la journée, etc...
On trouve de nombreuses agences de location sur le web, avec ou sans chauffeur, sous le terme générique "limousine service".
Faire jouer la concurrence peut se révéler intéressant, toutefois, faites préciser ce qui est inclus dans le prix: le chauffeur, les péages, l'essence ("all included").
Vérifiez bien aussi qu'on vous prend et dépose exactement où vous le voulez, certains minivans font la tournée des gros hôtels et vous fixeront peut-être un rendez-vous dans le hall de l'un d'entre eux.
Un deal de départ intéressant peut comporter des services en moins qu'il faudra payer par la suite.
Revenant de Koh Chang à BKK, nous avons été déposés dans la banlieue de Bangkok et avons fini le voyage en taxi jusqu'à l'hôtel: le chauffeur avait fini sa journée!Amazing Thailand...
Faites appel seulement à des compagnies bien référencées, et vérifiez auprès de vos assurances de quelle manière elles vous couvrent à cette occasion.
MINIVANS
Prudence! Ils sont régulièrement impliqués dans des accidents mortels, et à en juger par la manière de conduire des chauffeurs sur les highways, ne pas y voir plus d'accidents serait presque étonnant!
J'en parle d'ailleurs sur une autre page ICI ... et des années après ma 1ère course, je n'ai toujours pas changé d'avis, pas plus que mon entourage d' autochtones aguerris !
Voici un article traduit du Bangkok Post en date du 27 août 2013. Je pense qu'avant de monter dans un van, et notamment pour un long trajet, il vaut mieux en prendre connaissance. Chacun en tirera les conclusions qu'il voudra.
" Le tragique accident de minivan de Chachoengsao dans lequel 9 personnes ont trouvé la mort et plusieurs autres ont été blessées, reflète le manque de sécurité publique de ce mode de transport.
Mme Sawanee Chumchalieo, de la Fondation pour les Consommateurs, a déclaré que le véhicule en cause dans l'accident opérait illégalement comme les autres "vans fantômes", ces vans non-enregistrés par les transports publics.
Les chauffeurs de vans ont tendance à travailler pour une compagnie qui a obtenu une licence des autorités. Dans le cas cité, c'est l'Etat qui a échoué à protéger ces voyageurs interrégionaux.
Les minivans enregistrés légalement doivent porter des plaques de licence jaunes. Les véhicules illégaux portent des plaques noires ou bleues, de celles qui sont délivrées aux véhicules privés.
Un van à plaque noire ou bleue est autorisé à transporter jusqu'à 7 passagers, tandis qu'un van à plaque jaune peut aller jusqu'à 12 ou 15 passagers. Et très souvent, un "van fantôme" transporte
plus qu'autorisé.
Pire, les règles de sécurité telles que les limites de vitesse ou le port des ceintures de sécurité sont ignorées.
Pour les vans, la vitesse est limitée à 60 km/h pour les trajets urbains, et à 80 km/h pour les trajets interrégionaux, mais presque personne ne respecte ces limites, notamment pour les trajets interrégionaux.
Sur les 83 accidents impliquant des véhicules de transport public qui ont été enregistrés par la fondation entre 2011 et mi-2013, 44 impliquaient des vans illégaux.
Mme Sawanee relève par ailleurs que les conducteurs ne peuvent pas conduire plus de 300 km. Des parcours plus longs doivent être effectués par 2 chauffeurs en alternance. De plus, certains véhicules ne sont pas en état de rouler, voire ne sont pas prévus pour le transport de passagers. C'est ainsi que des vans conçus pour le transport de marchandises sont ensuite modifiés, et que les sièges eux-mêmes peuvent être dangereux.
Mme Sawanee prévient aussi que les vans illégaux n'ont pas d'assurance couvrant les passagers, et que des problèmes d'indemnisation peuvent survenir en cas d'accident.
En outre, la police et les inspecteurs des transports sont autorisés à arrêter les vans illégaux, mais dans la pratique, ils le font rarement."
Soyez prudent, vigilant et observateur, prenez votre temps, et ne cherchez pas toujours le moins cher pour gagner quelques bahts: votre intégrité physique, elle, n'a pas de prix!
SONGTHAEWS
Très courants en banlieue, ce sont les moyens de transport les moins chers (débutant à moins d'une dizaine de bahts). Nombre d'étudiants et de personnes modestes les empruntent au quotidien.
Malheureusement, je n'ai pas trouvé de plans des lignes desservies.
Le principe est très simple (le même que partout ailleurs dans le pays!): le songthaew est un taxi collectif à banquettes longitudinales (ce qui lui donne son nom).
Par conséquent, tout véhicule ainsi transformé s'appelle ainsi, du plus exigu (qui ne dépasse pas la taille d'une petite camionnette) à la bétaillère pour 30 personnes.
Vous noterez qu'on l'emprunte même en restant debout sur le marchepied arrière. A Nonthaburi, j'adorais cette ventilation naturelle. A Bangkok, j'évite: l'air y est beaucoup trop souvent pollué, et au-delà des limites sanitaires.
En gros, il y a une station de départ, des arrêts obligés, et une station d'arrivée. Mais sur cette ligne basique, le client fait un signe au songthaew, et celui-ci s'arrête.
Notez que dans les artères les plus fréquentées (par exemple le long du BTS ou sur Mittraphap Road), il est plus logique et plus sécurisé de se poster à un arrêt.
Un bon moyen pour celui qui aime s'immerger dans le petit peuple. Et last but not least, peu d'accidents, notamment en raison de la vitesse très faible à laquelle se déplace le véhicule. En pratique, ça donne cela:
... et quel que soit votre choix: prudence, et... Chokdee!
A Bangkok (Krungthep pour l'initié), le trafic automobile est souvent saturé. Aux heures de pointe, le moindre déplacement en voiture devient une expédition, et les 2 roues et moto-taxis, s'ils sont d'une redoutable efficacité, présentent aussi une remarquable fréquence d'accidents graves. Ils sont donc conseillés uniquement aux champions de la voltige, aux inconscients ou aux candidats au suicide.
Le "métro" est donc une solution bien pratique!...Ultra-moderne, rapide, sécurisé, économique et ... propre!
Il existe 2 types de "métro": le "MRT" (Mass Rapid Transit network), le "métro" souterrain lui-même, et le "BTS" (Bangkok mass Transit System) ou skytrain. Si le voyageur voit le paysage, c'est qu'il est dans le BTS. S'il ne le voit pas, il aura pris le MRT.
Toutefois, un détail: si les réseaux sont interconnectés, leurs titres de transport sont un billet format carte de crédit pour le BTS, et un jeton format casino pour le MRT.
On devra s'acquitter d'un nouveau droit d'entrée (ticket pour le BTS, jeton pour le MRT) si l'on passe d'un réseau à l'autre.
Depuis des années, le peuple en haleine attend un ticket commun ... Souvent évoqué, pas encore édité...
S'ajoute à ce réseau l'Airport Link, appelée aussi City line, et traitée ICI
Couplé par le réseau du Chao Phraya Express Boats et le service de vedettes du Klong Saen Saeb qui traverse une bonne partie de Bangkok dans l'axe Ouest/Est, l'ensemble permet de se déplacer dans une bonne partie de la capitale, rapidement et à (relativement) peu de frais.
Propreté et calme étonnants pour toutParisien!
Employé et distributeurs de tickets du BTS
Le prix du ticket (ou du jeton pour le MRT) à l'unité varie suivant la longueur du trajet. Les tarifs sont indiqués devant les automates ou directement sur les écrans. Il existe aussi des "Pass" à la journée, au mois, etc...et ils sont vendus aux guichets.
Attention: si les Bangkokians ont mis quelques années à s'approprier ces moyens de transport qui ont été mis en service au tournant de l'an 2000, désormais, ils les utilisent à plein. Par conséquent, heures de pointe pour les bureaux et administrations. Et aux stations les plus touristiques, queues de touristes ...
Le lecteur saura-t-il retrouver dans l'image le sponsor de la station Wat Mangkon ouverte tout récemment?
Notons que les sites officiels du BTS et du MRT proposent divers services aux touristes (station/visites, promotions...) mais qu'ils sont très longs à charger (et pas en français).
Ce SITE est plus rapide et regroupe tous les moyens de transports en commun. Et last but not least, il est en version française...
Le développement du réseau est constant, et petit à petit s'ajoutent de nouvelles stations. Qu'elles desservent la grande banlieue ou des "incontournables" intra-muros, le voyageur doit donc se mettre à jour régulièrement.
Le plus simple est de télécharger les applis BTS et MRT: d'autant que lors de mon dernier passage à Bangkok, plus moyen de trouver même un seul plan papier. Tout au plus on trouvera-t-on une sémillante hôtesse qui vous proposera de photographier le plan du réseau.
La "dématérialisation" des supports est en cours, et comme il faudrait rééditer de nouveaux plans pratiquement tous les 6 mois... Vive la modernité, d'autant qu'elle offre à l'usager une expérience améliorée par de nombreux services.
Malheureusement, le français n'est pas disponible ...
BUS
Totalement abscons pour la plupart, souvent uniquement en thaï et congestions du trafic dans Bangkok font que je déconseille ce mode de transport au touriste lambda, mis à part les lignes de transferts qui lui sont dédiées, par exemple les A1 et A2 pour les 2 aéroports de la capitale.
Toutefois, c'est le mode le plus économique pour se déplacer dans la capitale et ses banlieues. Environ la moitié des bus "rouges" reste gratuite (un système de carte va être mis en place pour y accéder, affaire à suivre) et le tarif le plus bas est de ...7 bahts.
Alors, pour celles et ceux qui voudraient se lancer dans l'aventure...un site absolument indispensable: TRANSIT BANGKOK
A noter depuis quelques années l'apparition d'applis mobiles comme MOOVIT, et rappelons que Google Maps et autres répertorient très précisément les stations de bus.
Maillage hyper-serré, le réseau est tentaculaire, difficile de s'y retrouver, mais avec un plan et les bus portant quand même des numéros, on y arrive.
On a retrouvé le bus 1...
Si! Si! ... Une fois remis en état, il roulera encore!
Non! Non!... Le futur hybride ne roule pas encore!
L'avantage "culturel" est de partager la galère des Bangkokians, et les usagers se font un plaisir d'essayer de renseigner le farang égaré.
A noter que le réseau dessert les très lointaines banlieues. Attention, en cas d'embouteillage et de forte chaleur, certains véhicules sont très vite incommodes!...Fenêtres grandes ouvertes, fumées des voitures, bondés aux heures de pointe...mais assez typiques, bien que les bus verts, les plus âgés, les plus folkloriques et les plus polluants (et les moins confortables!) sont mis au rencart petit à petit depuis 2009.
La gratuité est indiquée par un message en Thaï, bleu sur fond blanc, écrit sur un bandeau placé sur le pare-brise avant et/ou au-dessus des portes.
A noter qu'une partie des voitures des trains de 3è classe est aussi concernée par cette mesure de gratuité.
Attention aux infos données ici et ailleurs: si Bangkok est un immense chantier à ciel ouvert, c'est notamment en raison du développement quasi-permanent de ses réseaux de transports en commun... Tenez vous informés de leurs évolutions.
5 minutes sur une rue d'un quartier populaire...Faites votre choix! (et encore, c'est juste une sélection...)
-La City Line, omnibus de Suvarnabhumi à Phaya Thai, départ environ toutes les 15 minutes (45 minutes de trajet).
Les tarifs vont de 15 à 45b suivant le trajet.
Attention, ligne souvent saturée aux heures de pointe (du lundi au vendredi, de7 h à 9h am et 4h à 7h pm, en gros). Désenclavant les banlieues du Sud-Est, elle est très fréquentée par les Bangkokians.
"L'interconnexion" à Phaya Thai est très simple, la station de BTS se situe au-dessous de celle de l'Airport Link.
Par contre, pas de ticket commun donc il faut ensuite passer par les guichets du BTS pour emprunter ce dernier, métro aérien de la capitale.
Accès à l'Airport Link: sous-sol de l'aéroport
Les rames sont de type "ligne 14" du métro parisien
Les voitures sont assez peu confortables (peu de places assises).
Le BTS à la station Phaya Thai. Au-dessus, on distingue la City line, ligne de l'aéroport.