lundi 24 mai 2010

BANGKOK: night markets









      Chaque quartier de chaque ville de Thaïlande offre son petit ou grand "night market": immenses surfaces aux dizaines de stands...ou petits passages plus intimes, dans lesquels les habitants du quartier viennent quotidiennement faire leurs emplettes.


        Multiples plats à emporter originaires des diverses régions de Thaïlande (de nombreux habitants de la capitale sont en fait des provinciaux), animation nocturne avant l'orage, on mange  souvent les aliments frais: poissons (tilapia, carpes), sea-food (crevettes, poulpes,...), et bien sûr cette profusion de fruits tropicaux aux goûts et textures divers...








   Même les plus courants (bananes, ananas,...) offrent des saveurs incomparables par rapport à leurs "cousins" cueillis bien trop tôt pour être acheminés jusqu'à nos étals d' Europe...



Les poissons rouges ne se mangent pas, mais les gouramis sont des fritures très appréciées!...




 chien chaud à la thaï...





  ... Fin des courses: c'est à ce moment-là qu'on prend le tuk-tuk! (à réserver pour les petits déplacements dans le quartier, maxi 30 ou 40 bahts!)

dimanche 23 mai 2010

BANGKOK: Wat Po, sourire, sourires,...suite









     Cette fois-ci, le temple est en travaux.


Ouvriers emmitouflés,toitures bâchées, échafaudages, restaurateurs concentrés sur des fresques délicates...





      Une ouvrière descend de son échafaudage, s'avance à ma rencontre, me sourit magnifiquement...Visage si brun: Laos? Issan?...Bon nombre d' "habitants" de Bangkok ont en fait quitté leur campagne pour un salaire qui leur permet ainsi d'assurer le bien-être de la famille restée au pays... Elle remonte travailler, accompagnée des commentaires rigolards de ses compagnons; nul n'est plus taquin qu'un Thaï des provinces!...






















      4 chapelles abritent des bouddhas de différents styles dont celui de Sukhotaï.

     Je me perds avec délice dans ce labyrinthe  de courettes et de galeries, enchanté de 90 chedi et presque 500 bouddhas...





















     C'est aussi au Wat Pho que sont conservées les cendres du Roi Rama I, fondateur de la dynastie Chakri, dont Sa Majesté Bhumipol Ier, monarque régnant, adoré de son peuple, est le descendant .                                      













     Allez!...Je me balade encore quelques temps, et une petite faim m'avertit: c'est l'heure de se rendre à l' Amulet Market, déjeuner au côté des étudiants, profs et employés de ce quartier.



Entrée au Wat Pho: 50b.

BANGKOK: Wat Po massage

   Le Wat Pho est aussi le siège de la Chetawan school, centre mondial de massage et de formation à ses techniques traditionnelles.
   Depuis sa création, il a formé des milliers de masseurs et masseuses locaux, ainsi que des Etrangers venus de tous les pays.




   Evidemment, cette réputation fait que désormais le Centre est saturé, l'attrait des Etrangers étant aussi que les cours peuvent être dispensés en anglais.

 Il a d'ailleurs dû ouvrir plusieurs antennes proches de Bangkok et une autre à Chiang Mai.



   Pour celui qui désire simplement être massé, les tarifs sont assez élevés au Wat Pho, on trouve beaucoup moins cher dans les centaines de "Massage parlours" ou "Spa centers" qui sont implantés dans Bangkok comme dans tout le pays.





  Ensuite, à vous de trouver le massage et le type de masseur qui vous conviennent, sachant que nombreux sont les praticiens efficaces qui ne sont pas passés par le Wat Pho.

D'autres écoles existent d'ailleurs dans diverses villes.



  Personnellement, séjournant souvent dans le quartier Saphan Kwaï, je suis fidèle d'un petit salon du coin.

Un signe qui ne trompe pas: à partir de 17h en semaine, il est bondé de Thaïs qui viennent se délasser après leur journée de labeur!

   A noter que pour les Thaïs les plus modestes, un massage reste encore un "privilège".



   Dans la capitale, on trouve sans problème  des "foot massage" très efficaces à 150b de l'heure, alors que les tarifs du Wat Pho sont de 360b...les 45 minutes.



   Dans tout le pays, ces techniques de réflexologie sont intégrées à la médecine moderne. On parle souvent de "Old medecine", et le patient s'adresse alternativement à l'un ou à l'autre suivant son affection, alternant ainsi avec la médecine occidentale.

  

Il existe différents types de massages, manipulations (thaï traditional massage), aromathérapie, oil massage...tout un ensemble de techniques dont les buts sont très divers, mais que je classerai en 2 grands groupes: "confort" et "thérapie".



   D'ailleurs, en principe si l'on veut bénéficier d'un traitement vraiment thérapeutique, même sous forme de "Old medecine",  il vaut mieux passer par un cadre médical, cliniques et hôpitaux intègrant souvent les différents types de soins.

 Un praticien expérimenté vous questionnera et vous examinera avant de vous conseiller le plus efficace selon votre cas personnel.

Il pourra aussi vous demander votre dossier médical si vous demandez une prise en charge complète.



   Attention! Toute "technique" n'est pas neutre (c'est le but!), certaines manipulations sont assez "sportives", les massages sont parfois douloureux sur le moment, et agissent réellement et parfois en profondeur sur le corps et son métabolisme.

  Il ne faudrait pas que le traitement soit pire que l'affection!



Des infos:



http://www.watpomassage.com/2009/

BANGKOK: Le temple des tortues (Wat Prayun Wongsawat Woraviharn)














  Un petit sanctuaire à 2 pas du Memorial bridge: le "Sanctuaire des tortues" est un petit bassin qui s'étend autour d'une colline artificielle.











   On pourra noter qu'un petit résident belge bien connu s'est égaré dans le paysage.










    Certaines des tortues sont très âgées, et reposent, indolentes, attendant le visiteur.

Dans une eau assez polluée, d'ailleurs.

    On peut les nourrir en achetant sur place une assiettée de bananes: vous verrez alors quelques habitantes, qui se dissimulaient jusque-là, émerger des eaux, et venir se nourrir, montant les unes sur les autres.







   Le sanctuaire fait partie d'un site bouddhique étendu, le Wat Prayun Wongsawan, et possède un collège important.

   Quelques étudiantes entre 2 cours viennent parfois s'amuser autour du bassin .










   Le sanctuaire est parsemé de petits chedis et de mini-temples renfermant les cendres de personnalités.

  On peut relier la minuscule île par un petit pont, et découvrir un petit passage qui révèle le grand chedi du site.



















   A la sortie du site,  un bonne petite gargote qui propose quelques plats délicieux, notamment un exquis riz frit, parmi un des meilleurs que j'ai mangés.






   La cuisinière est très accueillante, son sourire est éclatant, elle parle un peu anglais, et nous promettons de revenir manger dès que possible, ou de lui envoyer quelques voyageurs amateurs de "thaï food".





































  Le quartier de Thonburi, totalement délaissé par les touristes occidentaux dont je m'étonnerai toujours de l'instinct grégaire surdéveloppé, et du peu d'appétence pour l'inconnu dissimulé à quelques mètres d'eux (alors que les mêmes sont à la recherche de "l'authentique"!), fut un des 1ers que je visitai à Bangkok, au tout début des années 2000.

 

Petits sois ombrés, artisans de rues, antiques maisons de bois dont certaines semblent pouvoir s'écrouler à tout moment, riverains indolents entourés de chats non moins somnolents, temples chinois écaillés, minuscules klongs enjambés de ponts de pierre...Ma tante par alliance y demeurait, dans une des ces maisons de bois semblant plongée dans une faille temporelle vers le passé, coincée entre 2 îlots modernes de béton.

 Dans un jardinet où poussaient quelques plants de légumes, un bébé somnolait, bercé dans une balancelle typiquement siamoise...ma tante concentrée sur son petit artisanat, réparait quelque sac pour un membre de la famille ou cousait quelque objet qu'elle irait vendre quelques jours plus tard sur un micro-marché local...



   Je me rappelle aussi ce très vieil opticien sur le pas de son magasin, à qui je m'adressai à 2 pas de mon hôtel.

 J'avais perdu une vis de mes lunettes pendant le vol qui m'amenait de Paris. "Venez manger! Khin kao!"... Et nous voici, pour une simple vis, à deviser de concert dans un coin du magasin, assis sur des banquettes de bois, à déguster un petit dessert de cheveux verts à la noix de coco.

  Ce charmant vieux Bangkokian tentait de rassembler quelques mots d'anglais égarés au fond de sa mémoire, tout heureux de baragouiner avec un "farang", un de ces étrangers si rares à passer devant sa boutique...mes premières heures en Thaïlande. Pur bonheur.




  Sous le Memorial Bridge, une station de vélos: système de prêt assez peu connu à Bangkok, il permet de visiter les sites les plus connus: un genre de vélolib', en quelque sorte.



   Malheureusement, et la pollution permanente, et les habitudes de conduite locales ne font conseiller ce type de balade qu'aux casse-cous!













   A l'arrière-plan, le Phra Pokklao Bridge, qui dédouble le Memorial Bridge. Sur l'autre rive, ne pas manquer le Pak klong Thalat (Flower Market), son activité permanente, ses tresseuses d'offrandes et ses subtiles fragrances entremêlées...










BANGKOK: Amulet Market

     Amulet market.Marché aux amulettes. Dédale de minuscules passages, au bord du fleuve gris.







     Rendez-vous des collectionneurs d' amulettes, statuettes, colifichets, destinés à honorer dieux, déesses, esprits, Sages vénérables passés à la postérité... et Bouddhas.

     Un moines observe longuement quelque objet à la loupe.

     En Thaïlande comme ailleurs, foi, religion, superstition, business s'entremêlent parfois étrangement.







     Nombre de Thaïs sont très superstitieux. Malgré que le bouddhisme les en alerte.

Ils attribuent à certaines amulettes des pouvoirs surnaturels. Plus ces pouvoirs sont puissants, plus le prix de l'amulette sera élevé.

Les moines peuvent aussi "bénir" amulettes ou rouleaux d'écritures sacrées.

En vente près des temples, ils financeront par exemple leur rénovation.

     Partout dans le pays, on trouve ces amulettes ou statuettes: taxis, hôtels, boutiques, autels familiaux...parfois simplement au creux d'un arbre sacré, déposées pour effectuer ou pour remercier le Bouddha d'avoir accompagné un voeu personnel: guérison d'un proche, gain d'argent, réussite d'une entreprise...







     Les phallus de toutes dimensions et matières sont acquis par des familles en attente d'une descendance qui se fait attendre.







     Petit quartier animé; la fac toute proche y déverse ses étudiants à l' heure du déjeuner, et les nombreuses gargotes-restos de ces passages offrent des menus divers et économiques.

     Dégustant un riz frit, je converse avec une tablée proche, qui par chance baragouine l' anglais.

Quelques phrases, quelques sourires, un simple petit bonjour à l'étranger de passage.





    

   Mes dernières incursions dans ce quartier ayant malheureusement consisté à tenter de me frayer un passage à travers la cohue de touristes bruyants et pressés, courant derrière leurs guides aux parapluies dressés, je n'y mets plus guère les pieds...

Les parfums de Bangkok


   Qui a dit que Bangkok sentait le goudron brûlé et les gaz de carbone...Pak Klong Talad. Le Marché aux fleurs. Milliers de fleurs, de senteurs, de couleurs.





















































 









  Fleurs coupées, boutons de jasmin, fleurs de pavot... Des petites mains dressent colliers, guirlandes, couronnes odorantes.

  Magasins et acheteurs solitaires, moines et nonnes, tous s'affairent pour leurs rites bouddhiques quotidiens, cérémonies de mariage ou crémations, protections des véhicules ou simple embellissement d'intérieurs... 

  




























Dans les ruelles avoisinantes, stationnent des files de songthaews chargés jusqu'aux toits : on en décharge corbeilles d'orchidées et de roses...

   Quelques tuktuks en double file débordent de sacs emplis de légumes et d'épices...







     Plus loin des étals proposent piments de toutes sortes...



     Les parfums de Bangkok.

















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