A 80 km de Bangkok, dans la province d'Ayutthaya, Bang Pa-in Royal Palace est, comme son nom l'indique, une résidence royale.
Au 17è siècle, le roi Prasat Thong établit un palais d'été sur une île du Chao Praya.
Par la suite, et principalement au 19è siècle, les souverains y font construire diverses bâtisses: un palais de style chinois avec salle du trône, un "observatoire", sorte de phare, et au milieu d'un bassin, le plus connu d'entre eux, Phra Thinang Aisawan Thiphta-Art.
Le Souverain actuel, SAR Bumhipol ne venant que très rarement sur ce site, il est très largement ouvert au public.
Grands jardins soigneusement entretenus, animaux de buis, alternance d'architectures asiatiques ou occidentales et de statuaires antiques disposées autour d'un lac où nagent quelques varans, le tout forme un ensemble assez kitsch, propice à une belle promenade. A pied, ou en voiturette.
lundi 22 février 2010
dimanche 21 février 2010
AYUTTHAYA: Wat Phra Si Sanphet
Ayutthaya fut la capitale du Royaume de Siam pendant 417 ans.
Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1981, elle est désormais le 1er site archéologique de la Thaïlande.
On ne peut qu'imaginer quelle fut la beauté de ces temples royaux consacrés au bouddhisme et à la vie monastique, construits vers les 15è et 16è siècle.
Toute la ville fut mise à sac en 1767, les ors emportés, les statues défigurées. Ne subsistent des splendeurs antérieures que ces quelques chedi et murets de brique rouge, désormais archétypes du style Ayutthaya.
Un groupe de jeunes étudiants, en "Travaux pratiques", m'aborde: "Do you speak english ?...Where are you from?...France...Zidaaaane!....Thierry Henryyy!..."...Comme j' aimerais pouvoir répondre Camus! Renoir! Rimbaud!...
Toute époque a les célébrités qu'elle mérite...
En cette année 2011, après avoir longuement hésité avec d'autres villes du pays, notamment avec Chiang Mai, la Thaïlande présente la candidature d'Ayutthaya à l'organisation d'une prochaine World Expo.
Résultat des courses dans quelques mois.
Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1981, elle est désormais le 1er site archéologique de la Thaïlande.
On ne peut qu'imaginer quelle fut la beauté de ces temples royaux consacrés au bouddhisme et à la vie monastique, construits vers les 15è et 16è siècle.
Toute la ville fut mise à sac en 1767, les ors emportés, les statues défigurées. Ne subsistent des splendeurs antérieures que ces quelques chedi et murets de brique rouge, désormais archétypes du style Ayutthaya.
Un groupe de jeunes étudiants, en "Travaux pratiques", m'aborde: "Do you speak english ?...Where are you from?...France...Zidaaaane!....Thierry Henryyy!..."...Comme j' aimerais pouvoir répondre Camus! Renoir! Rimbaud!...
Toute époque a les célébrités qu'elle mérite...
En cette année 2011, après avoir longuement hésité avec d'autres villes du pays, notamment avec Chiang Mai, la Thaïlande présente la candidature d'Ayutthaya à l'organisation d'une prochaine World Expo.
Résultat des courses dans quelques mois.
samedi 20 février 2010
AYUTTHAYA: Wat Maha That
Wat Maha That...S'il est une seule image que je devais garder en mémoire d' Ayuttahaya, ainsi que nombre de visiteurs, ce serait cette tête de Bouddha sertie dans un écrin de bois vivant.
Ce site monastique fut créé au 14ème siècle, puis agrandi et restauré sur une durée de 400 ans. Il fut à l'origine le siège d'une secte bouddhiste nommée Kamavasi.
Il n'existe pas d'explication claire de cette étonnante tête du Bouddha.
On peut supposer que lors de la mise à sac de la ville par les Birmans en 2310 de l'ère du Bouddha, le temple fut brûlé et détruit, et que la plupart des représentations sacrées furent mises à bas.
La nature fit ensuite son oeuvre, les arbres grandirent, et la mise au jour de ce site dans les années 50 fit apparaître ce chef d'oeuvre...
Minéral et végétal unis par le hasard et la Nature...de là vient sans doute la magie qui émane de ce monument...
2002- Tête transférée depuis au Musée de la ville
(sources Mr. Chaiwat Worachetwarawat)
AYUTTHAYA: Phra Mongkol Bophit
Jouxtant le site du Wat Phra Si Sanphet, se trouve le Phra Mongkol Bophit. Les Fidèles vouent un culte très profond à cette statue de Bouddha assis de plus de 20 mètres de hauteur.
Bien que dépouillée de son or par le sac birman du 18è siècle, et après de nombreuses restaurations, elle a franchi les siècles et repose désormais sereinement dans cet édifice construit dans les années 1950.
Dans les années 1990, la Reine Sirikit fit un don pour restaurer l'or de la statue. De la même manière, tous les dons des fidèles sont aussi collectés, et servent à entretenir les édifices, ou à faire fonctionner les oeuvres caritatives de la Communauté.
vendredi 19 février 2010
AYUTTHAYA: Wat Muang
Un des plus grands bouddhas du pays, au Nord d'Ayutthaya: le Wat Muang.
Etonnant mélange du Bouddha, de figures historiques (les guerres khmero-siamoises), de représentations fantômatiques, de monstres et d'errements des comportements humains.
"Tu vois, si tu n'es pas sage, voilà ce que tu vas devenir", dit un père à sa petite fille très impressionnée.
La chapelle d'ordination est entourée du plus large lotus du pays, mais c'est le Bouddha de la compassion qui draîne le flot des touristes vers lui.
Le pèlerin monte sur la terrasse, tend ses bras au-dessus de sa tête puis joint les mains en touchant la main droite de l'Eveillé.
On prend l'ombre en circulant dans les jardins, en observant avec étonnement ces figurines parfois sanguinolentes, parfois sereines: le bouddhisme enseigne que la Vie et la Mort, la Haine et l'Amour sont partie de la Nature humaine.
Les traditionnels poissons-chats sont aussi là, dans un bassin dont les jets d'eau apportent un peu de fraîcheur.
La lumière est aveuglante, le ciel blafard...Songkran: la mousson est proche...
AYUTTHAYA: Wat Chaiwatthanaram
Situé sur la rive Ouest du Chao Praya, le Wat Chaiwatthanaram est un des sites majeurs d'Ayutthaya. Lors de notre visite, en juillet 2011, le niveau des eaux du fleuve est déjà bien haut. Il préfigure les terribles inondations qui affecteront la ville dans quelques semaines. D'ailleurs, le petit "marché flottant" du Wat Thakarong, que nous visitons à chacun de nos séjours, est déjà pratiquement fermé.
Le Wat Chaiwatthanaram est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. Edifié vers 1630 par le roi Prasat Thong, son nom signifie littéralement "Temple de l'ère longue et glorieuse". D'une architecture symbolique typique, il est dominé par un prang khmer de 30 mètres de hauteur, symbolisant le centre de l'Univers. Tout autour, diverss plateaux carrés de hauteurs différentes, sur lesquels s'élèvent 8 chedis. A l'époque site de 1er plan, le temple était le lieu de cérémonies bouddhiques royales.
En circulant dans les galeries qui font le tour de cette plateforme, on peut compter 120 bouddhas, tous étêtés. Ils le furent sans doute au cours des guerres thaïo-birmanes du XVIIIè siècle, mais aussi après la désertion du site consécutive au sac d' Ayutthaya en 1767. La vente de briques et d'objets d'art était alors assez courante, et des plus grandes beautés du site, il ne reste que de rares vestiges. Ce n'est qu'en 1987 que la restauration du temple débuta, et il fut réouvert au public en 1992.
Symbole de la puissance du royaume antique, ce site culturel est souvent visité par des groupes scolaires, et tout comme à Phimai, nous croiserons des troupes d'enfants en uniformes, dont les mines hilares nous saluent de grands "Sawadee" (Bonjour!) et de "Farangs! Farangs!" (Etrangers occidentaux) purement amicaux.
Quelques semaines plus tard, nous verrons sur nos téléviseurs le Wat Chaiwatthanaram les pieds dans l'eau. Certes, ces inondations sont récurrentes, dues aux crues annuelles du fleuve alimenté par les eaux venues du Nord et du Nord-Est, et la proximité du temple avec le fleuve en fait une victime toute désignée. Mais cette fois-ci, leur niveau et leur étendue resteront sans aucun doute dans les annales.
Après le retrait total des eaux, les petites mains de Thaïlande se mettront rapidement au travail, mais le temple sera un des derniers réouverts au public.
Quant aux experts des Beaux-Arts, leurs analyses mettront en évidence un nouveau danger qui menace les fondations: la prolifération de champignons et moisissures, consécutive à la montée des eaux.
En quelque sorte, de nouveaux envahisseurs qui pourraient bien ravager la cité royale...
(histoire du temple: source Wiki)
Le Wat Chaiwatthanaram est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. Edifié vers 1630 par le roi Prasat Thong, son nom signifie littéralement "Temple de l'ère longue et glorieuse". D'une architecture symbolique typique, il est dominé par un prang khmer de 30 mètres de hauteur, symbolisant le centre de l'Univers. Tout autour, diverss plateaux carrés de hauteurs différentes, sur lesquels s'élèvent 8 chedis. A l'époque site de 1er plan, le temple était le lieu de cérémonies bouddhiques royales.
En circulant dans les galeries qui font le tour de cette plateforme, on peut compter 120 bouddhas, tous étêtés. Ils le furent sans doute au cours des guerres thaïo-birmanes du XVIIIè siècle, mais aussi après la désertion du site consécutive au sac d' Ayutthaya en 1767. La vente de briques et d'objets d'art était alors assez courante, et des plus grandes beautés du site, il ne reste que de rares vestiges. Ce n'est qu'en 1987 que la restauration du temple débuta, et il fut réouvert au public en 1992.
Symbole de la puissance du royaume antique, ce site culturel est souvent visité par des groupes scolaires, et tout comme à Phimai, nous croiserons des troupes d'enfants en uniformes, dont les mines hilares nous saluent de grands "Sawadee" (Bonjour!) et de "Farangs! Farangs!" (Etrangers occidentaux) purement amicaux.
Quelques semaines plus tard, nous verrons sur nos téléviseurs le Wat Chaiwatthanaram les pieds dans l'eau. Certes, ces inondations sont récurrentes, dues aux crues annuelles du fleuve alimenté par les eaux venues du Nord et du Nord-Est, et la proximité du temple avec le fleuve en fait une victime toute désignée. Mais cette fois-ci, leur niveau et leur étendue resteront sans aucun doute dans les annales.
Après le retrait total des eaux, les petites mains de Thaïlande se mettront rapidement au travail, mais le temple sera un des derniers réouverts au public.
Quant aux experts des Beaux-Arts, leurs analyses mettront en évidence un nouveau danger qui menace les fondations: la prolifération de champignons et moisissures, consécutive à la montée des eaux.
En quelque sorte, de nouveaux envahisseurs qui pourraient bien ravager la cité royale...
(histoire du temple: source Wiki)
jeudi 18 février 2010
AYUTTHAYA: Wat Thakarong
Wat Thakarong est un lieu très prisé des Fidèles de la ville et des habitants de la capitale, qui s'y rendent durant le week-end.
Composé de petits autels disséminés dans un jardin d'agrément autour de la chapelle principale, il est très agréable de se promener dans ce décor de verdure et de mini-lacs. Statuettes de terre cuite aux expressions comiques, sur lesquelles les visiteurs ne manquent pas de laisser une paire de lunettes, animaux de pierre, fontaines-clepsydres en bambou.
Autel dédié à Prapikhanet (le Ganesh de l' Inde), protecteur des Arts et Lettres, très respectés dans tout le pays (enseignants, maîtres de musique, etc...) Ce petit parc, en plus de son attrait bouddhiste, offre à tous un cadre reposant et un peu de fraîcheur et d'ombre de son jardin arboré.
Jeunes novices préposés à l'entretien des espaces verts
Le bouddhisme thaï n'est pas une entité indépendante, c'est une philosophie totalement intégrée dans tous les aspects de la vie quotidienne: ainsi, M. l'abbé du Wat Thakarong, DRH dans un grand magasin avant son ordination, déclare ainsi dans le "Bangkok Post"(22/10/2009):
"La jeunesse thaï moderne ne vient plus au temple uniquement pour pratiquer, mais aussi pour se détendre et se divertir.Wat Thakarong rend bien compte de cela".
Etape agréable et ombrée, entre deux champs de fouilles inondés de soleil. Ne pas oublier de visiter les toilettes: "site classé" par l'Office du tourisme de Thaïlande!
C'est au fond, à droite...
La croyance populaire stipule que faire des voeux dans 9 temples différents en une seule et même journée est extrêmement favorable pour que ceux-ci se réalisent...
Ayutthaya et sa profusion de sites cultuels est donc tout indiqué pour cette entreprise.
Le visiteur peut aussi admirer une magnifique collection de masques de khôn, des statues de cire de moines résidents décédés, et une salle de poissons tropicaux rappelle qu'ici on ne fait pas de différence entre le temporel et le spirituel, le sacré et le profane.
Les "silures de verre", bien connus de nos aquariums de salon, prennent ici une proportion fort respectable (une vingtaine de cm).
Les jardins descendent vers la rivière en contrebas, les estomacs se réveillent...
On peut se restaurer au petit marché flottant. Délicieux beignets de poissons préparés sous vos yeux, ainsi que différentes variétés de friandises à la noix de coco.
Avant de partir, ne pas oublier de nourrir les énormes poissons-chats de la rivière!
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