vendredi 2 juillet 2010

BANGKOK: BTS/METRO/BUS



Mise à jour 10/10/2019





 "METRO"



 



   A Bangkok (Krungthep pour l'initié), le trafic automobile est souvent saturé. Aux heures de pointe, le moindre déplacement en voiture devient une expédition, et les 2 roues et moto-taxis, s'ils sont d'une redoutable efficacité, présentent aussi une remarquable fréquence d'accidents graves. Ils sont donc conseillés uniquement aux champions de la voltige, aux inconscients ou aux candidats au suicide.








     Le "métro" est donc une solution bien pratique!...Ultra-moderne, rapide, sécurisé, économique et ... propre!







     Il existe 2 types de "métro": le "MRT" (Mass Rapid Transit network), le "métro" souterrain lui-même, et le "BTS" (Bangkok mass Transit System) ou skytrain.  Si le voyageur voit le paysage, c'est qu'il est dans le BTS. S'il ne le voit pas, il aura pris le MRT.

Toutefois, un détail: si les réseaux sont interconnectés, leurs titres de transport sont un billet format carte de crédit pour le BTS, et un jeton format casino pour le MRT.


    On devra s'acquitter d'un nouveau droit d'entrée (ticket pour le BTS, jeton pour le MRT) si l'on passe d'un réseau à l'autre.

   Depuis des années, le peuple en haleine attend un ticket commun ... Souvent évoqué, pas encore édité...












   S'ajoute à ce réseau l'Airport Link, appelée aussi City line, et traitée ICI



   Couplé par le réseau du Chao Phraya Express Boats  et le service de vedettes du Klong Saen Saeb qui traverse une bonne partie de Bangkok dans l'axe Ouest/Est, l'ensemble permet de se déplacer dans une bonne partie de la capitale, rapidement et à (relativement) peu de frais.









Propreté et calme étonnants pour tout Parisien!






Employé et distributeurs de tickets du BTS





 Le prix du ticket (ou du jeton pour le MRT) à l'unité varie suivant la longueur du trajet. Les tarifs sont indiqués devant les automates ou directement sur les écrans. Il existe aussi des "Pass" à la journée, au mois, etc...et ils sont vendus aux guichets.


Attention: si les Bangkokians ont mis quelques années à s'approprier ces moyens de transport qui ont été mis en service au tournant de l'an 2000, désormais, ils les utilisent à plein. Par conséquent, heures de pointe pour les bureaux et administrations. Et aux stations les plus touristiques, queues de touristes ...







 Le lecteur saura-t-il retrouver dans l'image le sponsor de la station Wat Mangkon ouverte tout récemment?

















Notons que les sites officiels du BTS et du MRT proposent divers services aux touristes (station/visites, promotions...) mais qu'ils sont très longs à charger (et pas en français).















Ce SITE est plus rapide et regroupe tous les moyens de transports en commun. Et last but not least, il est en version française...





  Le développement du réseau est constant, et petit à petit s'ajoutent de nouvelles stations. Qu'elles desservent la grande banlieue ou des "incontournables" intra-muros, le voyageur doit donc se mettre à jour régulièrement.


Le plus simple est de télécharger les applis BTS et MRT: d'autant que lors de mon dernier passage à Bangkok, plus moyen de trouver même un seul plan papier. Tout au plus on trouvera-t-on une sémillante hôtesse qui vous proposera de photographier le plan du réseau.





















La "dématérialisation" des supports est en cours, et comme il faudrait rééditer de nouveaux plans pratiquement tous les 6 mois... Vive la modernité, d'autant qu'elle offre à l'usager une expérience améliorée par de nombreux services.


Malheureusement, le français n'est pas disponible ...



























BUS





   Totalement abscons pour la plupart, souvent uniquement en thaï et congestions du trafic dans Bangkok font que je déconseille ce mode de transport  au touriste lambda, mis à part les lignes de transferts qui lui sont dédiées, par exemple les A1 et A2 pour les 2 aéroports de la capitale.





Toutefois, c'est le mode le plus économique pour se déplacer dans la capitale et ses banlieues. Environ la moitié des bus "rouges" reste gratuite (un système de carte va être mis en place pour y accéder, affaire à suivre) et le tarif le plus bas est de ...7 bahts.


 Alors, pour celles et ceux qui voudraient se lancer dans l'aventure...un site absolument indispensable:  TRANSIT BANGKOK


On peut aussi farfouiller ICI





  A noter depuis quelques années l'apparition d'applis mobiles comme MOOVIT, et rappelons que Google Maps et autres répertorient très précisément les stations de bus.





   Maillage hyper-serré, le réseau est tentaculaire, difficile de s'y retrouver, mais avec un plan et les bus portant quand même des numéros, on y arrive.




 On a retrouvé le bus 1...







 Si! Si! ... Une fois remis en état, il roulera encore!







Non! Non!... Le futur hybride ne roule pas encore!

 



L'avantage "culturel" est de partager la galère des Bangkokians, et les usagers se font un plaisir d'essayer de renseigner le farang égaré.

A noter que le réseau dessert les très lointaines banlieues. Attention, en cas d'embouteillage et de forte chaleur, certains véhicules sont très vite incommodes!...Fenêtres grandes ouvertes, fumées des voitures, bondés aux heures de pointe...mais assez typiques, bien que les bus verts, les plus âgés, les plus folkloriques et les plus polluants (et les moins confortables!) sont mis au rencart petit à petit depuis 2009.



   La gratuité est indiquée par un message en Thaï, bleu sur fond blanc, écrit sur un bandeau placé sur le pare-brise avant et/ou au-dessus des portes.







   A noter qu'une partie des voitures des trains de 3è classe est aussi concernée par cette mesure de gratuité.







   Attention aux infos données ici et ailleurs: si Bangkok est un immense chantier à ciel ouvert, c'est notamment en raison du développement quasi-permanent de ses réseaux de transports en commun... Tenez vous informés de leurs évolutions.




5 minutes sur une rue d'un quartier populaire...Faites votre choix! (et encore, c'est juste une sélection...) 





























Chokdee! 













BANGKOK: City Line Suvarnabhumi





Mise à jour au 07/01/2017









LA LIGNE




-La City Line, omnibus de Suvarnabhumi à Phaya Thai, départ environ toutes les 15 minutes (45 minutes de trajet).

Les tarifs vont de
15 à 45b suivant le trajet.

















Attention, ligne souvent saturée aux heures de pointe (du lundi au vendredi, de7 h à 9h am et 4h à 7h pm, en gros). Désenclavant les banlieues du Sud-Est, elle est très fréquentée par les Bangkokians.











    "L'interconnexion" à Phaya Thai est très simple, la station de BTS se situe au-dessous de celle de l'Airport Link.

Par contre, pas de ticket commun donc il faut ensuite passer par les guichets du BTS pour emprunter ce dernier, métro aérien de la capitale.








 
Accès à l'Airport Link: sous-sol de l'aéroport








Les rames sont de type "ligne 14" du métro parisien










   Les voitures sont assez peu confortables (peu de places assises). 




Le BTS à la station Phaya Thai. Au-dessus, on distingue la City line, ligne de l'aéroport.





Le site officiel, les horaires ICI
























BANGKOK: Chao Phraya express boats



   Pour se déplacer le long de Rattanakosin (quartier historique de Bangkok), se rendre plus bas jusqu'au Marché aux fleurs ou Chinatown, visiter le Temple des tortues ou aller faire un tour sur Koh Kret (au Nord) ou Thonburi et ses klongs, un moyen simple, agréable, économique et rapide: le " Chao Phraya Express boats".

On peut aussi traverser pratiquement tout Bangkok sur l'axe Est-Ouest par le klong Saen Saep (voir en bas de page).






Plan de "l'île" de Rattanakosin, centre historique de Bangkok (click gauche pour agrandir).




   Assuré par 2 compagnies, il permet d'éviter les embouteillages, de se rendre au Wat Arun, ou bien de faire une petite balade en profitant de la fraîcheur (toute relative!) que dispense le fleuve.


















Plan grand format avec interconnexions, horaires... ICI





   Les départs ont lieu toutes les 5, 10, 15 ou 20 minutes selon les destinations.


   Les lignes sont repérables par couleurs sur les plans et drapeaux placés sur les bateaux: jaune, vert, orange-jaune et sans drapeau.





Embarcadères et débarcadères divers, pontons, usagers, promeneurs,...





                                      





                                      





                                  



























Les Twin towers, le pont Rama IX vus du fleuve







Le bateau  est le plus simple pour accéder au Wat Arun


 






Dans l'autre "axe" de Bangkok, le  klong saen saeb 


Une autre manière de voir Bangkok, sans problèmes de trafic et pour un tarif dérisoire.  Dessert de nombreux secteurs actifs de la capitale...et sans aucun bouchon, évidemment.











Prenez quand même vos précautions... comme vous le verrez sur cette vidéo, il arrive aux résidents eux-mêmes de se faire avoir!...





Et évitez le dernier bateau du soir: celui-ci, beaucoup trop chargé, a coulé. Fort heureusement, plus de peur que de mal!










jeudi 1 juillet 2010

BANGKOK: tuk-tuks

   Les chauffeurs de tuk-tuks sont des "durs à cuire": circuler tous les jours dans les gaz d'échappement, slalomer dans le trafic, quel métier!



  Mais depuis qu'ils ont acquis une renommée internationale, faisant de leurs nerveux petits véhicules un véritable symbole national, leurs tarifs se sont envolés, à un tel point que les taximeters sont bien plus économiques!





Ouf!...Après 2 heures de visite, un petit tour en tuk-tuk, ça soulage.


Leur usage serait réservé à 2 buts essentiels:


-l'expérience (à faire!)

-la petite distance, par exemple pour retourner à son hôtel, chargé de courses dans le quartier, ou bien surpris par l'orage et sans autre moyen de transport à proximité.



Au Flower market


Le prix de la course se négocie, dans le quartier pas plus de 50b, et plus loin, personnellement je n'irais pas au-delà de 100 à 150b!



Attention aux bosses sur le crâne! Les arceaux et le toit sont assez bas, et les dos d'âne fréquents...

Sécurité en Thaïlande


  Mise à jour:04/10/2019



    Les voyageurs et résidents qui séjournent en Thaïlande sont majoritairement du même avis: ce pays ne pose pas de problème de sécurité particulier.



    Certes, les mythologies entretenues par les voyagistes feraient passer la Thaïlande pour un pays d'une sérénité totale, un genre de "Pays des Bisounours" exempt de délinquance ou d'incivilités.

Mais le lecteur sera peut-être surpris d'apprendre que le taux d'homicide par arme à feu dans le pays est comparable aux USA (source Gunpolicy.org), pays dont les fusillades défrayent régulièrement la chronique.

Qu'il se rassure: ce taux élevé est la conséquence d'affrontements dans les réseaux mafieux auxquels il ne sera heureusement pas confronté pendant son séjour, ou bien de querelles privées qui ne le concerneront pas plus.



Ce blog tente, dans la mesure du possible, de restituer une image "équilibrée" de la sécurité au Pays du Sourire, et notamment de ce qui peut impacter le touriste de passage.



Pour tout problème, le touriste peut contacter la Police touristique, au 1155.

Le lecteur trouvera en bas de page un bilan de son action pour l'année 2018.



Tour d'horizon du pays



 Le terrorisme



    Le terme est générique, notamment parce qu'il recouvre nombre de situations totalement disparates: attentats aux origines étrangères, terrorisme "séparatiste" dans le Sud, opérations de déstabilisation notamment pendant les périodes électorales...



   Dans les 4 provinces les plus au Sud du pays, où il fait des ravages depuis bientôt 3 décennies, il est récurrent et alimente pratiquement au quotidien les statistiques des homicides. Fusillades, attentats à la bombe ...

Il a causé plusieurs milliers de morts (dont une partie lors de la répression aveugle du gouvernement Thaksin, au milieu des années 90)

Les attentats n'y sont pas revendiqués, et même les experts (Université de Songkhla) ont bien du mal à distinguer ceux qui relèvent des mouvements islamistes qui oeuvrent pour le rattachement à la Malaisie de ces provinces à majorité musulmane, et ceux qui relèvent des affrontements entre gangs mafieux et transfrontaliers rivaux.

   Aujourd'hui encore, les autorités provinciales et centrale ne semblent toujours pas être en mesure d'y mettre fin, que ce soit par les négociations avec les parties identifiées et favorables à un processus pacifique, ou que ce soit par la répression.



Du côté des voyageurs, certains de ces attentats ont causé la mort de quelques touristes malaisiens et quelques blessés graves.



       Dans le reste du pays, il est arrivé que Bangkok soit le lieu de poussées d'activisme aux origines  mal déterminées.

Quelques bombes ont été déposées, et il est arrivé qu'elles soient meurtrières (en 2015, l'attentat du Sanctuaire ERAWAN a fait 19 morts et une centaine de blessés).

De temps à autre, des engins sont désamorcés, (voire explosent), sans que l'origine de ces perpétrations soit claire: politique, volonté de déstabilisation, querelles privées...

Encore tout récemment (août 2019), Bangkok a vu quelques engins de petite puissance (style grenade artisanale) exploser pendant le sommet de l'ASEAN. Rares blessés légers, et suspects rapidement arrêtés.

    Que pouvons-nous dire d'autre qu'aujourd'hui, chacun se doit d'agir avec prudence, se déplacer avec vigilance, et surtout sans verser pour autant dans la paranoïa...

Le terrorisme est partout sur la planète, il frappe aveuglément, et même les pouvoirs les plus "sécuritaires" n'en viennent pas à bout...





Les troubles politiques



    Parfois reliés au terrorisme, ils embrasent régulièrement le pays.



 La Thaïlande est un pays considéré comme "autoritaire". La Démocratie y est jeune, comparativement à nos Etats européens. La Monarchie constitutionnelle y a été instituée en 1932. Mais ce système politique est agité parfois de violents soubresauts:



- manifestations déterminées, notamment quand les scrutins démocratiques y sont remis en cause par l'Armée, pouvoir incontournable, et qui ces dernières décennies a toujours repris le contrôle du pays quand le gouvernement avait l'heur de lui déplaire...



- affrontements entre "Jaunes", considérés comme Monarchistes et Ultra-conservateurs, et "Rouges", pour l'essentiel partisans d'une Monarchie "à l'anglaise" (pour faire simple...)

   Mais ces périodes  sont très limitées, et ne concernent qu'un petit nombre de militants qui s'affrontent.

Par exemple, les dramatiques événements de 2010, qui ont fait une centaine de victimes, ont duré quelques semaines et ont été pratiquement circonscrits à quelques quartiers de Bangkok.

A noter qu'une grenade est tombée sur le BTS (métro aérien de Bangkok) pendant les événements de 2010.

J'étais d'ailleurs moi-même dans la capitale lors de ces événements, et je n'ai subi aucun inconvénient.



Conséquences: ces événements sont suivis sur les médias, pour autant qu'ils puissent faire leur travail de terrain, et en dehors des militants, tout le monde attend tranquillement que la crise en cours se termine.



   Sur les dernières années, cela s'est résumé, pour les voyageurs, au blocage de  l'aéroport de Bangkok par des manifestants quelques semaines, et de rares quartiers sévèrement déconseillés durant les troubles.

 Il faut juste éviter ces zone pendant ces crises, de la même manière qu'un touriste visitant la France n'irait pas se mêler à une manifestation.



   En 2015, suite à des troubles politiques sans espoir de résolution, une junte a pris le pouvoir. Le National Council for Peace and Order (Conseil National pour la Paix et l'Ordre, NCPO) est dirigé par le Général Prayuth Chan-Ocha.

Sans avoir réconcilié le pays, il semble que ses profondes divisions soient pour l'instant sous l'éteignoir.

Des élections nationales ont été fixées, puis reportées, puis se sont déroulées en 2019. Suite à un processus complexe qui n'est pas le sujet de cette page, M. Prayuth est depuis le 1er ministre du pays et donc dirige un nouveau gouvernement qui a conservé sa forte coloration militaire.

Quoi qu'il en soit, il est conseillé aux étrangers de ne pas se mêler des affaires internes au pays, que ce soit sur le plan politique ou sur le plan sociétal. On notera d'ailleurs que les réseaux sociaux sont surveillés.

A noter aussi que toute critique ou atteinte à la réputation du Roi ou de la monarchie est passible du crime de lèse-majesté.

Pour le touriste de passage, il est conseillé de ne jamais évoquer la monarchie, tout simplement .



On pourra noter aussi les incidents de frontière. Sur fond de trafics et de guerres locales, certains abords des frontières sont déconseillés.

On pourra consulter le site de FRANCE-DIPLOMATIE dont est tirée cette carte, sans perdre de vue que ce qui compte avant toute chose pour notre administration, c'est de pouvoir ouvrir le parapluie le plus vite possible et de gérer le moins de conflits pouvant survenir entre un compatriote et les autorités du pays.







La grande délinquance



 Sauf à se risquer à quelque activité illégale, elle ne concerne pas le voyageur. Toutefois, on peut citer (entre autres):



- drogue (production, consommation locale, import-export)

- trafic d'armes

- trafic d'êtres humains (prostitution)

- trafics divers (bois précieux, éléphants...)

- fausse monnaie, blanchiment d'argent sale (financement du terrorisme)

- paris clandestins (seuls les paris sur les courses hippiques sont autorisés, ainsi que les paris sur les combats de coq encadrés).

- corruption. Personnellement, je l'assimile à de la grande délinquance, tant elle est érigée en système économique parallèle et coûte au pays.



La petite délinquance



  Elle est permanente. Que ce soit celle des petits dealers de yaa-baa jusque dans les villages les plus anodins aux pickpockets dans la foule.

 Les petits délinquants sont évidemment particulièrement actifs dans les secteurs où ils savent leues cibles plus fortunées. Par conséquent, le touriste est une cible privilégiée.

Ne pensez pas que les Thaïs sont épargnés: par exemple aux abords des lieux de culte sont diffusés des messages de vigilance en thaï.

Les arnaques en tout genre pullulent dans les lieux touristiques: elles vont du récurrent "Le temple est fermé, je peux vous emmener ailleurs"  à la course de taxi surfacturée, en passant par l'appel à la générosité d'un compatriote dans le besoin, ou la vente au prix fort de pierres précieuses sans valeur.

Ces entourloupes sont répertoriées depuis des années...



La délinquance routière



Massive, permanente, mortelle. Pour les routes du pays, se reporter ICI



En résumé



 Nombre de voyageurs, nourris de mythes, de publicités touristiques et d'une vision idéalisée du bouddhisme (religion de 95% de la population) visitent ce pays en semblant avoir laissé tout leur bon sens ou leur habituelle prudence en passant aux douanes.

La réalité est que la Thaïlande vit comme la plupart des autres coins du Monde. Les autochtones  partagent les mêmes motivations que les autres populations et sont parcourus par les mêmes pulsions. On y rencontre sans doute la même proportion d'imbéciles, de gens charmants, de voleurs et de pickpockets, de gens pacifiques et de personnes agressives qu'ailleurs sur la planète.



   Particularité, comparativement à la plupart des pays occidentaux: la corruption. Massive. A tous les niveaux, du plus humble au plus élevé. Seul le montant des enveloppes varie.

Cette corruption, systémique, c'est elle aussi qui permet à bien des résidents étrangers d'y sévir en tant que "professionnels", alors qu'ils n'en auraient ni le bagage ni l'autorisation dans un pays aux réglementations un peu plus sérieusement contrôlées.

Ne faites pas confiance à un expatrié sous prétexte que c'est un compatriote: on en connaît de redoutables qui n'ont choisi ce pays que parce qu'il est leur terrain de chasse idéal. On en connaît même qui ont poussé le cynisme jusqu'à se marier avec une autochtone pour bénéficier de visas de longue durée. Ils vécurent heureux et eurent de nombreux enfants ...

Aventuriers à la petite semaine, travailleurs non déclarés contournant les interdits, petits margoulins qui vous proposeront des "tarifs d'amis".

Le métier de guide est interdit aux Etrangers? Ils seront "formateurs". Telle activité est elle aussi réservée aux Nationaux? Le statut d'ONG permettra de se rémunérer tout en respectant les apparences. Ils vous vendent de la terre?...Sauf cas très particuliers, c'est interdit aux étrangers.

Et depuis quelques années et la généralisation des réseaux sociaux, ces experts autoproclamés sévissent sur les forums, Youtube et autres ... Fuyez!



   Les zones les plus  touristiques du monde entier attirent la convoitise des professionnels de l'entourloupe et du vol. Ils y convoitent les portefeuilles, parfois bien gonflés, des touristes étrangers. Mais les voleurs  ne se cantonnent pas uniquement à ces secteurs. Ils agissent, partout où la foule se presse: marchés, grands magasins, etc...et y appliquent les mêmes techniques que leurs "confrères" d'autres pays: veste sur le bras pour masquer leurs forfaits, détournement de l'attention du public pendant qu'un complice agit, etc...Ils n'hésitent pas un instant à prendre leurs compatriotes pour cibles. Même les plus humbles d'entre eux.



Conclusions



   Chacun pourra les tirer lui-même, et se faire sa propre opinion sur le terrain. Personnellement, je n'ai jamais été importuné en Thaïlande, mais j'y garde des habitudes de prudence et de discrétion.



Règles de base 





 Elles semblent évidentes. Pourtant, très régulièrement, des touristes font part de leurs mésaventures, en commençant par: "Si j'avais su...!"



-ne pas exhiber de liasses d'espèces en public.



- ne pas laisser traîner de matériel électronique dans sa chambre d'hôtel, et encore moins d'espèces!



-ne pas confier d'effets personnels à des inconnus (ou l'inverse, c'est à dire prendre en charge les effets d'une tierce personne) pas plus que l'original du passeport ou d'une carte bancaire.



-rester vigilant (sans être parano!) dans les lieux publics fréquentés.



- ne pas laisser d'objets de valeur dans les bagages de soute des avions ou des bus, ou sur le plateau d'un pick-up.



- être sur ses gardes quand un Thaï inconnu vous aborde. Ce qui ne veut pas dire prendre ses jambes à son cou à la moindre occasion! En règle générale, les gens ne font pas le 1er pas d'eux-mêmes. Par contre, ils se mettront en 4 pour vous venir en aide si vous les sollicitez. La plupart du temps, si un Thaï vous aborde, notamment en zone touristique, c'est qu'il à quelque chose à placer. Rien de bien dramatique, il faut bien que tout le monde vive. Ne répondez pas, il n'insistera pas.



-éviter d'utiliser les mini coffre-forts de chambres d'hôtel. C'est toujours mieux que rien mais sachez que lors d'un séjour à Koh Samui, j'avais égaré mon code, le tenancier étant absent, pas moyen de le faire ouvrir.

Une simple vidéo trouvée sur Youtube m'a donné le mode d'emploi pour le forcer: un coup de poing bien placé sur le dessus...Après quelques essais, quelle ne fut pas ma surprise de voir la porte s'ouvrir comme par magie!



A faire et ne pas faire: lois, règles, bienséance...



Voir ICI



   En résumé: rien que du bon sens! Gardez-le à tout moment. Ne vous laissez pas aveugler par l'éclat de ses Bouddhas dorés, et vous profiterez au mieux de la Thaïlande. Et parfois, un Thaï pourrait vous aborder, trouvant là une simple occasion de pratiquer un anglais (ou un français, mais rarement!) un peu rouillé. Ou il sera un lettré désoeuvré, qui aura pu vivre un temps en Occident. Ou tout simplement un provincial, qui souhaite juste rompre un instant la monotonie de ses journées. Ou encore une personne qui aime rendre service, comme il y en a tant, et vous observe, un peu perdu. Et voici un farang, si rare, qui passe près de chez lui!



    Savourez ces rencontres: ces instants resteront parmi les plus enrichissants de votre voyage...




Bilan  de la police touristique: en 2018, ça ne s'est pas arrangé!





Parmi
les milliers d'arrestations opérées, les problèmes de taxi ont été les plus nombreux l'année dernière, a annoncé
mercredi le Bureau de la police touristique.

Le ministre du Tourisme et des Sports, Weerasak Kowsurat, a déclaré que
de janvier à octobre dernier, la police du tourisme avait réprimé des
milliers de délits allant de la surcharge de taxis à des  lieux de
divertissement illégaux.
L'année dernière, la police du tourisme a renforcé la répression sur
les taxis indisciplinés et les guides touristiques illégaux.
Il a été précisé qu'en 2018, la police avait arrêté 12 679 chauffeurs de
taxi, dont plus de 5 668 chauffeurs ayant refusé de prendre des
passagers, 3 408 chauffeurs refusant d'utiliser leur compteur et 1 659
chauffeurs faisant payer des surcharges tarifaires, contre respectivement         1 681, 255 et 120 arrêtés au cours de la
même période un an plus tôt.
La police a également arrêté 1 581 guides touristiques non autorisés et
390 «guides assis», expression qui désignent ceux qui utilisent leur licence pour
accompagner un guide non autorisé qui parle des langues étrangères.Les nombres étaient de 132 et 9 en 2017.

La police du tourisme a également arrêté 6 333 voyagistes de qualité
médiocre, 26 vendeurs qui offraient des produits trop chers aux
touristes, et perquisitionné 35 lieux de divertissement illégaux.
Ils ont également découvert 1 406 cas de drogues illicites sur les
lieux touristiques, ainsi que 161 cas de «personnes influentes» portant
des armes à feu dans des zones touristiques et 9 533 cas de touristes.


    Mise à jour: 03/01/2019





Où l'on voit que si les autorités thaïlandaises ne sont pas inactives, les comportements individuels restent déterminants et les mauvaises habitudes restent la 1ère cause de l'hécatombe routière dans le pays...



    La
Thaïlande est le deuxième pays du monde où le taux de mortalité est le
plus élevé avec 36,2 décès sur la route, avec une estimation annuelle de
plus de 24 000 décès, soit 66 décès par jour.




  Si,
dans le monde, 49% des accidents de la route concernent
des usagers dits vulnérables (piétons, cyclistes et
motocyclistes), ce pourcentage est de 83% en Thaïlande, dont 73% chez
les motocyclistes, ou 48 par jour.
 

En outre, la Thaïlande perd de 3 à 5% de son PIB en raison d’accidents de la route.







    Le
troisième rapport mondial de situation sur la sécurité routière a
identifié des lacunes législatives et / ou répressives liées aux cinq
facteurs de risque (vitesse, conduite en état d'ivresse, casques,
ceintures de sécurité et dispositifs de retenue pour enfants).
 

Par exemple, la limite de vitesse urbaine en Thaïlande est l’une des plus élevées au monde avec 80 km / h; il n'y a pas de limite d'alcoolémie spécifique pour les conducteurs novices ou jeunes; les ceintures de sécurité sur les sièges arrière ne sont pas obligatoires; et il n'y a pas de loi sur les dispositifs de retenue pour enfants. L'application des lois reste également un défi majeur pour la Thaïlande. En dépit d'une bonne loi sur le port du casque, la Thaïlande obtient 6 sur 10 en ce qui concerne son application.

(...)

 Afin
de renforcer la capacité de la Thaïlande à se conformer aux normes de
sécurité internationales, l'OMS a aidé le pays à mettre en œuvre un
projet pilote visant à promouvoir l'utilisation de dispositifs de
retenue pour enfants dans quatre régions du pays.
Outre
une série de recommandations, le projet a débouché sur une
recommandation ministérielle exhortant les hôpitaux provinciaux du pays à
promouvoir l'utilisation de dispositifs de retenue pour enfants.


 (...)

 Dans
le cadre de l'Initiative Bloomberg pour la sécurité routière dans le
monde, l'OMS a soutenu la création du Programme de développement
juridique afin de renforcer et de renforcer les capacités de certains
défenseurs afin d'améliorer la législation en matière de sécurité
routière.
Les
membres du LDP ont participé activement aux efforts d’amélioration de
la législation, notamment au groupe de travail du RSDC chargé d’examiner
la législation en matière de sécurité routière, au groupe consultatif
pour l’amélioration de la loi sur la circulation routière de la police
thaïlandaise, aux discussions de groupes techniques pour informer les
modifications et au plaidoyer via des plateformes en ligne.
L’Initiative améliore également la couverture médiatique sur la sécurité routière. Dans
le cadre d'un programme de bourses, les journalistes sélectionnés
développent une compréhension approfondie de la sécurité routière et
améliorent leurs compétences en matière de reportage d'investigation.
Des
journalistes chevronnés et des experts en sécurité routière aident les
stagiaires à développer leur véritable intérêt pour la sécurité
routière.


 (...)

 Ces
efforts devraient aider  la Thaïlande à atteindre les objectifs de la Décennie
d'action pour la sécurité routière (2010-2010) et de l'objectif 3.6 de
l'objectif de développement durable "de réduire de moitié le nombre de décès et de blessures résultant d'accidents de la route d'ici 2020".




 Pour aller plus loin:



 la page d'origine



Un PDF 















 

THAILAND NEWS 2012

Cette revue de presse est une sélection totalement subjective d'informations diffusées par les medias (net, TV, presse...) essentiellement en anglais. L'auteur du blog en assure lui-même la traduction. Le lecteur voudra bien l'excuser par avance des erreurs ou approximations qui pourraient y apparaître.Les notes et les informations de sources familiales personnelles y figurent en italiques.

Des télévisions en thaï et en anglais, disponibles gratuitement 24/24 sur le net ICI et LA




Dimanche 1er juillet








Trafic aérien. Airports Of Thailand (AOT) prévoit 52,2 millions de passagers à Suvarnabhumi, le principal aéroport international de Bangkok, pour l'année 2012. L'aéroport de Phuket devrait voir passer 9,1 millions de voyageurs.


Le profit net pour le premier semestre s'élève à 4,25 milliards de bahts (106 millions d'euros), en progression de plus de 50% par rapport à la même période de 2011.


Selon AOT, en 2012,  70,1 millions de voyageurs devraient fréquenter ses 6 aéroports, pour 476 159 vols.





Samedi 30 juin




Produits OTOP. Le Comité national du mouvement OTOP s'est réuni fin juin à Bangkok.


Présidée par le 1er ministre Yingluck Shinawatra, la réunion a établi des lignes directrices pour le développement de ce label. Diverses pistes de réflexion ont été abordées, notamment comment faire connaître les produits OTOP à l'échelle internationale.


OTOP est l'acronyme de l'expression "One Tambon, One Product" ("Une commune, un produit") qui regroupe des produits très divers, allant de la production alimentaire aux jouets, en passant par l'électronique, les biens d'équipement, les bijoux, l'habillement, et bien d'autres encore.

Inspiré d'un dispositif mis en place au Japon, il fonctionne au niveau du sous-district ("Tambon").


Deux manifestations de 1ère grandeur sont prévues cette année. La 1ère se déroulera en août, à l'occasion des manifestations mises en place pour la célébration du 80ème anniversaire de la reine Sirikit. Une autre aura lieu en décembre. Dénommée "OTOP City 2012", elle marquera l'anniversaire de SAR Bhumipol et le 10ème anniversaire de la création du label.


Mécanisme d'auto-assistance à l'attention notamment des petites collectivités rurales, OTOP a pour but de valoriser les savoir faire locaux sur un modèle de développement soutenable: productions issues de l'ingéniosité, des initiatives et des traditions, autonomie des producteurs, prise en compte de la dimension environnementale.




OTOP a ainsi permis d'améliorer les revenus des villages, d'augmenter l'emploi de proximité, et par là-même de lutter contre l'exode rural.

A ce jour, il existe 36 000 communautés OTOP. Elles regroupent chacune de 3 à 3 000 personnes. En Thaïlande, les produits OTOP sont réputés de bonne qualité, et même s'ils ne sont pas les plus économiques sur le marché, leur rapport qualité-prix est considéré comme intéressant.

Vous trouverez les produits OTOP un peu partout dans le pays, notamment à l'occasion des foires provinciales ou celles de la capitale.






Foire OTOP. Quartier Saphan Kwaï. Bangkok.





Thai Airways se lance dans le low cost. C'est en juillet que la compagnie nationale inaugure sa filiale Thai Smile.Tout en opérant de Suvarnabhumi, les 1ères lignes desserviront Chiang Mai, Krabi, Phuket, Surat Thani en domestique, et Macao à l'international.








Thai Smile est une low cost mais avance un niveau de prestations nettement supérieur à ses concurrents directs. Prévue initialement pour assurer des liaisons dans un rayon à moins de 2h de Bangkok, elle a indiqué que d'autres lignes domestiques devraient rapidement voir le jour. Certaines destinations internationales ont été envisagées, mais non confirmées pour l'instant.


M. Piyasvasti Amranand, alors qu'il était encore PDG de la Thai Airways, avait indiqué que le personnel de Thai Smile sera "jeune et beau", précisant que les employés ne dépasseront pas l'âge de 30 ans. La flotte est constituée dans un 1er temps de 4 A320, et sera portée à 11 exemplaires du même appareil d'ici à 2015.


M. Piyasvati a par ailleurs été limogé fin mai par le Conseil de la Thai Airways. Alors que les analystes du secteur aérien jugeaient son bilan plutôt correct, il avait à cette occasion fait des déclarations reprises par la presse, évoquant notamment un limogeage politique, un système népotique et une corruption généralisée, et des manières détournées de faire de l'argent sur la fourniture des équipements. Il est actuellement dans l'attente d'une décision de justice, ayant introduit une procédure pour licenciement non conforme par son employeur.


Dans l'actualité de la compagnie nationale, on peut aussi citer le projet d'une "ultra low cost" régionale, le trafic aérien de la zone Asie du Sud-Est étant en pleine expansion.

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