dimanche 23 mai 2010

BANGKOK: Amulet Market

     Amulet market.Marché aux amulettes. Dédale de minuscules passages, au bord du fleuve gris.







     Rendez-vous des collectionneurs d' amulettes, statuettes, colifichets, destinés à honorer dieux, déesses, esprits, Sages vénérables passés à la postérité... et Bouddhas.

     Un moines observe longuement quelque objet à la loupe.

     En Thaïlande comme ailleurs, foi, religion, superstition, business s'entremêlent parfois étrangement.







     Nombre de Thaïs sont très superstitieux. Malgré que le bouddhisme les en alerte.

Ils attribuent à certaines amulettes des pouvoirs surnaturels. Plus ces pouvoirs sont puissants, plus le prix de l'amulette sera élevé.

Les moines peuvent aussi "bénir" amulettes ou rouleaux d'écritures sacrées.

En vente près des temples, ils financeront par exemple leur rénovation.

     Partout dans le pays, on trouve ces amulettes ou statuettes: taxis, hôtels, boutiques, autels familiaux...parfois simplement au creux d'un arbre sacré, déposées pour effectuer ou pour remercier le Bouddha d'avoir accompagné un voeu personnel: guérison d'un proche, gain d'argent, réussite d'une entreprise...







     Les phallus de toutes dimensions et matières sont acquis par des familles en attente d'une descendance qui se fait attendre.







     Petit quartier animé; la fac toute proche y déverse ses étudiants à l' heure du déjeuner, et les nombreuses gargotes-restos de ces passages offrent des menus divers et économiques.

     Dégustant un riz frit, je converse avec une tablée proche, qui par chance baragouine l' anglais.

Quelques phrases, quelques sourires, un simple petit bonjour à l'étranger de passage.





    

   Mes dernières incursions dans ce quartier ayant malheureusement consisté à tenter de me frayer un passage à travers la cohue de touristes bruyants et pressés, courant derrière leurs guides aux parapluies dressés, je n'y mets plus guère les pieds...

Les parfums de Bangkok


   Qui a dit que Bangkok sentait le goudron brûlé et les gaz de carbone...Pak Klong Talad. Le Marché aux fleurs. Milliers de fleurs, de senteurs, de couleurs.





















































 









  Fleurs coupées, boutons de jasmin, fleurs de pavot... Des petites mains dressent colliers, guirlandes, couronnes odorantes.

  Magasins et acheteurs solitaires, moines et nonnes, tous s'affairent pour leurs rites bouddhiques quotidiens, cérémonies de mariage ou crémations, protections des véhicules ou simple embellissement d'intérieurs... 

  




























Dans les ruelles avoisinantes, stationnent des files de songthaews chargés jusqu'aux toits : on en décharge corbeilles d'orchidées et de roses...

   Quelques tuktuks en double file débordent de sacs emplis de légumes et d'épices...







     Plus loin des étals proposent piments de toutes sortes...



     Les parfums de Bangkok.

















BANGKOK: Golden mountain et Village du bol






    ...328 marches, et quelques... mille-pattes, me séparent du point culminant de Bangkok... Vue à 360° sur la ville,  un vent bienfaiteur  m'accueille au sommet.























     Les cendres de Bouddha qui étaient conservées sous le chedi ont été transférées en 2009 en grande pompe à la Pagode de Vincennes, en signe d'amitié avec la France et sa communauté bouddhiste.






























    Je descends par le côté opposé à la montée, là, un grand bouddha trône dans sa chapelle au pied de la colline.







      La rue en contrebas est le domaine des menuisiers,  spécialisés dans les portes et huisseries. Ils travaillent dans leurs boutiques ouvertes sur la rue. Scènes habituelles à Bangkok. J'observe quelques instants ces artisans, tout aussi habiles avec une scie électrique qu'un simple burin.



     De l'autre côté de l'avenue se trouve le "Village du bol", ancienne communauté des artisans destinés par charte royale à fabriquer les bols à offrandes des moines de la sangha.









       Ne reste désormais qu'un unique atelier. J'ai bien du mal à le dénicher, dans ces ruelles où imprimeries et garages de mécanique pour 2 roues ont pris le dessus.



      Un Thaï m' aborde amicalement, et sachant à l'avance ce que je cherche, il m'indique en souriant une étroite impasse au fond de laquelle je tombe sur l'atelier recherché.

















      Une famille d'artisans emplit un sangthaew de bols emballés dans du papier journal.

Ils s'interrompent et pendant quelques instants me montrent tout le processus de fabrication, des simples et dénudées écuelles métalliques aux bols ouvragés...

   Ces bols sont en principe réservés aux moines.

 Tôt le matin, partout en Thaïlande, c'est avec ce récipient que chaque moine parcourt les rues avoisinant le temple auquel il est rattaché.

 Les fidèles emplissent alors le bol d'aliments.

  De retour dans ses quartiers, un repas sera pris en commun. En principe le seul et unique repas de la journée.

   De nos jours, il semblerait que certains fabriquants arrondissent leurs fins de mois en vendant quelques séries faites pour les touristes.



  Etonnante origine de ce bol traditionnel. La légende veut qu'il reproduise très fidèlement les bols en terre que Bouddha et ses premiers disciples utilisaient eux-mêmes, voilà plus de 2 500 ans, quelque part à des milliers de km de cette impasse.
   De récentes fouilles archéologiques ont eu lieu, sur un des sites hypothétiques où se serait établie cette communauté originelle.

 A quelques mètres sous terre, on y a retrouvé la base d'un bol. Strictement de la même forme que celui employé aujourd'hui.

     




BANGKOK:Wat Arun

   Le Wat Arun (Temple de l'Aube) est une restauration du 18è siècle d'un site consacré auparavant à Aruna, dieu indien.

Arriver par bateau est le plus pratique et permet de belles photos avec le Chao Phraya en premier plan.







 

 Les 5 "Prangs", de style khmer, sont recouverts de millions d'éclats de porcelaine. Les dizaines de statues semblent toutes avoir un visage différent.





La chapelle est ceinte de galeries aux collections de Bouddhas dorés, les jardins très soignés mènent aux quartiers des moines.












Les commerçants au pied du site sont franchement peu amènes, mais le quartier au-delà est bien paisible.

  Le long du Wat Arun, des cris d'enfants: l'école bat son plein. La grille porte de jolies peintures enfantines aux couleurs vives.











Scènes de la vie paysanne


   A quoi rêvent les enfants thaïs? Quels monstres peuplent leurs nuits? Quel imaginaire les habite?...



Entrée au Wat Arun: 50b (de mémoire)

      FERMETURE DEFINITIVE DU SITE     Chère lectrice, cher lecteur,     Après 10 années d'existence et plus de 175 000 visites...