mardi 4 mai 2010

Où et quand partir?



   Mise à jour 15/01/2019





   Question récurrente pour le voyageur: mais quand donc partir en Thaïlande, et où?



   Une chose est sûre: ce n'est pas sur les forums de voyage qu'il faut s'attendre à obtenir des réponses pertinentes.



   D'une part, ils sont fréquentés par de nombreux prestataires locaux. Ou quelques-uns de leurs amis.



Celui qui travaille à Chiangmai ne va pas décourager le touriste d'y venir en juillet. La pérennité de son activité, sa survie et son bien-être dans le pays, les études de ses enfants, le standing d'une épouse locale: comprenons bien ses impératifs personnels.



 Il ne répondra donc pas au voyageur que, si le centre-ville convivial de la capitale du Nord ne pose pas de problème en ce mois-là, il en est tout autrement des petites routes de montagne envahies par la pluie, des rivières grossies par les eaux de ruissellement, et des sentiers couverts de boue qui mènent aux villages de quelque tribu des montagnes.



 Et quand je parle de "village", ce ne sont pas les pauvres attractions touristiques transformées en zoos humains, tenues par des potentats locaux et dont les habitants ne reçoivent qu'une infime partie des sommes dépensées par les touristes.



   De même, l'hôtelier de Phuket ne va pas décourager le client potentiel de venir au mois d'août, où "Nous n'avons pas eu de pluie depuis 3 jours".

 Et comment se fait-il qu'aucun Thaï ne se baigne, que la liaison maritime vers telle île est coupée, et que tous les hôtels un peu honnêtes de la région ont inscrit sur leur site web "basse saison"?



   D'autre part, les touristes venus dans le pays, même plusieurs fois, qui prennent le temps de répondre ont une vision, certes honnête, mais partielle de la météo locale. C'est d'ailleurs d'une pure logique: allez en Normandie en juillet, et retournez-y l'année suivante: vous avez de fortes probabilités d'y avoir noté des météos fort différentes.



  En outre, je lis souvent des assertions du genre "En général, il fait beau à Bangkok toute la journée, et les orages arrivent en début de soirée". Ce qui m'amuse toujours quand je suis dans la capitale sous la pluie à 8h du matin, à 11h, ou à 15h...



  Alors. On part quand? Quelques éléments de réponse, venus de ma pratique, de mes questionnements auprès de guides (thaïs), d'habitants (thaïs) "du coin", et de mes lectures.

   Et je précise que je ne suis ni météorologue, ni ne prétend tout connaître de ce pays, même si je le fréquente depuis plus d'une douzaine d'années.



Quelques généralités à corriger:



-L'humidité des tropiques. Allez passer quelques jours en Isaan à la saison sèche et ses terres craquelées.



-Il fait chaud toute l'année. En effet, mais selon des critères occidentaux. L'amplitude des températures peut être assez large, et si les moyennes annuelles sont dignes de nos étés caniculaires, certaines saisons froides peuvent faire des victimes... de basses températures.

Chaque année, des distributions de vêtements chauds sont effectuées auprès des plus pauvres des régions concernées.





La période idéale de l'année, pour presque tout le pays: fin novembre/décembre/janvier. Le climat en Thaïlande est largement influencé par la mousson, c'est à dire la circulation des vents. Je devrais dire "les moussons", puisque le pays en subit 2, qui s'inversent en cours d'année.

   Sans entrer dans les détails, à cette période de l'année, "la mousson" crée un phénomène d'anticyclone sur le Nord-Est de l'Asie et génère des vents "rafraîchissants".

   C'est la période de la saison sèche. Les pluies y sont peu fréquentes, les températures relativement clémentes, et on peut voyager sur tous les thèmes possibles, séjours culturels, nature, sportifs, ou "mixtes".

   Attention d'ailleurs à ne pas y souffrir du froid: vers les mois de février/mars, les températures peuvent descendre jusqu'à 8 à 10 degrés dans les plaines du Nord, voire 0°C sur les reliefs.



La saison sèche mais avec des records de chaleur. A partir du mois de février, les températures s'élèvent partout dans le pays, pour atteindre les maximales vers avril/mai. Le record de température dans le pays a été enregistré le 27 avril 1960 à Uttaradit. Les thermomètres y sont montés à 44,05°C.

   Ces niveaux sont rares mais par contre des températures de 38 à 40°C sont régulièrement enregistrées chaque année.

   C'est d'ailleurs la saison de Songkran (jours fériés les 13,14 et 15 avril) et le début des vacances scolaires pour pratiquement tout le pays.



    La "fête de l'Eau" a d'ailleurs 2 significations: le début de l'année du calendrier lunaire bouddhique, époque où l'on "lave" son corps et son esprit de ses comportements négatifs de l'année précédente, et le retour de la "saison des pluies", car, contrairement à l'activité touristique qui après tout n'est que très récente dans le pays, la survie des Siamois a longtemps tenu à leurs activités agricoles, et notamment à la traditionnelle riziculture, et celle-ci était uniquement tributaire des précipitations, la majeure partie du territoire n'étant pas irriguée.

L'eau, c'est la vie. Ne l'oublions pas. Même si elle peut empoisonner celle des touristes...et celle des autochtones quand les pluies aboutissent à de graves inondations.

A noter d'ailleurs que si les inondations font des victimes tous les ans, globalement, la Thaïlande voit ses journées sans pluie augmenter d'année en année, et la sécheresse est un phénomène extrêmement préoccupant. Ici aussi, le réchauffement climatique se fait sentir.

A ce propos, je note aussi que si au début des années 2000 j'observais quelques constantes dans le climat du pays, 2 décennies plus tard, que ce climat soit "perturbé" ne fait aucun doute à mes yeux. Il en résulte des épisodes surprenants, tels que des sécheresses en pleine saison des pluies, et des tempêtes en pleine saison sèche. 



La saison des pluies. C'est ici que ça se complique. L'inversion de la mousson ne se produit pas partout dans le pays au même moment, et elle est aussi sujette à variations d'une année sur l'autre.



-Dans le Nord, le Nord-Est et la plaine centrale: elle débute vers la mi-avril (Songkran) et se poursuit avec une plus ou moins grande intensité jusqu'aux mois d'octobre/novembre. Elle est à relativiser fonction de différents facteurs: proximité de la mer, relief, etc...

   Par exemple la région de Kanchanaburi est relativement moins affectée par des phénomènes d'inondation durables et de grande ampleur.



   Au Nord-Est, l'Isaan est la région la plus sèche du pays. J'y ai passé régulièrement des mois de juillet et d'août sous un soleil de plomb, et sans y voir mes activités touristiques affectées par quelques orages. Par contre, en septembre et octobre, la région peut être touchée par des inondations.



   Au Nord, la région de Chiangmai est plus sujette à la pluie. Les mois de juillet et août, traditionnellement très fréquentés par les touristes occidentaux en raison des grands congés estivaux, sont déconseillés par les habitants et les guides locaux que j'ai pu consulter.

   Je remercie d'ailleurs ces derniers qui m'ont fourni des indications alors qu'elles les desservent: ils ont perdu un client pour cette fois-ci, mais je saurai les solliciter quand je visiterai Chiangmai à la période la plus favorable, c'est à dire vers les mois de décembre ou janvier.

   On pourra y faire des activités en ville, des visites du patrimoine, en revanche, des particularités locales qui ont fait une grande partie de sa réputation touristique, à savoir les activités de plein air sur les reliefs et les visites en zones tribales ne seront pas favorisées.



 Dans la Plaine centrale, Bangkok, Ayutthaya, Sukhothaï: pluies fréquentes, passages ensoleillés de durée très variable (quelques heures à plusieurs jours), orages fréquents avec très fortes pluies.



-Sur la côte, Bangkok, et de Bangkok à Trat: pluies peu fréquentes, orages violents et courts possibles, jusqu'à Pattaya, Koh Samet. Cette dernière est l'île qui voit le plus grand nombre de jours de soleil par an.

 Au-delà de Koh Samet, phénomènes pluvieux s'accentuant au fur et à mesure du trajet vers Trat, Rayong, Koh Chang: fortes pluies continuelles, orages, vents pouvant être violents.



-Dans le Sud-Ouest de la péninsule: pluies fortes, mers souvent inexploitables, liaisons maritimes souvent coupées. Loin d'être idéal pour les activités de plongée et balnéaires. D'ailleurs, tous les ans on enregistre des accidents de baigneurs imprudents.



-Dans le Sud-Est de la péninsule: fréquentes pluies sur la côte. Plus on descend vers le Sud, plus l'ensoleillement est important. A Surat Thani, Koh Samui, et îles de la région: c'est la pleine saison.

   Pluies sous forme d'orages pouvant être violents mais de courte durée, activités balnéaires, plongée, visites des parcs maritimes.



   Le petit tableau qui suit tente de synthétiser toutes ces observations et lectures. Encore une fois, ce n'est pas scientifique mais un simple indicateur. La météo étant d'ailleurs une science encore assez peu fiable, je recommande donc de réfléchir par "probabilités" ou "tendances".

Il m'est arrivé souvent de passer des étés magnifiques en Bretagne...



   Le lecteur notera d'ailleurs que le pays subit globalement une forte sécheresse depuis plusieurs années. Malheureusement, si une tempête qui cloue au sol les avions, bloque les touristes et interrompt des liaisons maritimes, ce fléau est rarement évoqué. Comme il est en quelque sorte bénéfique pour le tourisme...Ceci explique cela.

   Il notera aussi que l'année dernière (2018), les pluies attendues par tous les riziculteurs du Nord-Est ont été très tardives, à tel point que la récolte a pu y être très faible. Ce qui n'a pas empêché certaines campagnes de la région d'être durablement inondées....

On notera aussi qu'en saison des pluies, une région supposée sous les nuages peut très bien se révéler ensoleillée, et inversement, on a pu voir des épisodes de tempêtes improbables, par exemple à Samui en janvier 2019, alors que cette île voit sa plus belle saison et sa plus haute fréquentation touristique...























Crise politique avril/ mai 2010



CRISE POLITIQUE d'avril et mai 2010


Veuillez vous reporter à la fin de l'article pour le point sur la situation actuelle.





Quelques données, loin des polémiques des forums de voyage où quelque "farang" aura pris fait et cause pour telle ou telle "couleur", ou des medias locaux que tu ne sais peut-être pas qu'ils sont "contrôlés" par un "groupe d'intérêts" en cause dans le conflit.



   J'ai séjourné à BKK du 12 au 28 avril, période marquée par les événements les plus dramatiques et meurtriers qu' a subis le Royaume depuis près de 20 ans et qui se sont prolongés jusqu'au 20 mai.

   Ils auront fait officiellement 89 morts et presque 2 000 blessés.



1/ Les faits: (fin avril)



   Bilan tragique, à ce jour 29 morts, plus de 900 blessés. Un correspondant japonais de la NHK est pour l'instant le seul décès étranger.

   Des explosions (70) dans Bangkok, la plupart dans le secteur tenu par les "Rouges"( grenade sur le toit de la station de BTS Sala Daeng), mais aussi des  attentats nocturnes perpétrés loin de celui-ci (le dernier en date ayant fait 11 blessés).

   Des explosions dans la région d'Ayutthaya ( attaques de pylônes), une grenade sur un poste de police à Chiang Mai, le domicile d'un leader rouge incendié dans cette même région.



   Interception d'un convoi motorisé  des Reds sur la highway à Rangsit (banlieue Nord de la capitale), 1 soldat mort, 15 blessés. Des automobilistes sans "couleur" qui passaient par là mis en joue par les forces de l'ordre.



   Les Rouges occupent le terrain. Dans la capitale, ils sont "retranchés" dans un secteur bien circonscrit,  "Ratchaprasong", nom d'un carrefour en plein milieu de BKK, (Station CHITLOM du BTS).



   Des rassemblements pacifiques demandant le retour à la paix, dans le secteur de Democracy Monument.



    Sporadiquement dans le pays, essentiellement dans le Nord, des "opérations" des Rouges (immobilisation de train militaire, rétention de véhicules de police faisant le plein à une station-essence, etc...).



   L'état d'urgence a été décrété dans tout le pays. C'est donc l'armée conjointement avec la police qui assume le maintien de l'ordre, elle est fondée à employer tous les moyens nécessaires, à savoir tirs, fouilles, arrestations.



   La capitale est globalement "tranquille". La vie des quartiers suit son cours, les Thaïs se rendent à leur travail, les centres commerciaux sont débordants d'activité, comme tous les jours.

   On constate une forte présence militaire sur tous les axes menant à la capitale, contrôles de véhicules, files sur les highways affectées aux checkpoints, donc circulation souvent très difficile (et déjà en temps normal, le trafic est souvent congestionné).

   Les voyageurs ne sont pas pris à partie, et il faut vraiment se trouver au mauvais moment et au mauvais endroit pour courir un danger.



2/ En tant que touriste, que faire?



#Je suis déjà sur place, ou j'arrive bientôt à BKK:



a/ Eviter impérativement le secteur de Ratchaprasong déjà cité, malgré ses nombreux attraits (et  ce qui me touche plus particulièrement, Erawan Shrine).

   Ce qui est d'ailleurs plus facile à dire qu'à faire, Chitlom se trouvant sur la très fréquentée Sukhumvit Line du BTS.

b/ Circuler en BTS et Metro le moins possible.

c/ Eviter de circuler la nuit, l'essentiel des affrontements et explosions s'étant déroulé après 18h.

d/ BKK est constellé de sites gouvernementaux ou contrôlés par telle ou telle partie (ministères, casernes, medias divers).

   Personne ne peut affirmer qu'ils ne seront pas pris pour cible un jour ou l'autre. Ne pas y "traîner".

e/ Eviter tout rassemblement de foule "suspect" (banderoles, couleurs, slogans...), même si les touristes ne sont jamais pris à parti.

f/ Eviter de porter les couleurs "en jeu": rouge, jaune, rose.



#Je prépare mon voyage:



a/ Eviter Bangkok serait dommage, mais la situation peut évoluer d'un instant à l'autre et peut affecter le tourisme dans la capitale.

Prévoir donc un "plan B".



b/ Les spots touristiques provinciaux (Phuket, Koh Samui, Koh Chang, etc...) ne présentent aucun danger.

c/ Le nord et l'Issan sont perturbés par des manifestations imprévisibles, (on a signalé une explosion à Chang Mai), mais elles restent à ce jour très épisodiques.



   C'est pour l'instant l'impasse totale dans le conflit. Personne ne peut savoir comment la situation peut évoluer.

   Les analystes invités sur les télévisions internationales (France 24, ChannelAsia, AlJazeera, NHK)  professeurs à Sciences Po, Université de Singapour, etc... évoquent désormais un scénario-catastrophe tout-à-fait possible, à savoir une guerre civile qui enflammerait le pays, tant la situation paraît inextricable et les acteurs du conflit en grande tension.

  Il faut donc envisager cette évolution si on prépare un voyage pour les prochains mois.



   En espérant bien entendu que la raison prendra le dessus, et que les Thaïs trouveront les formes les plus apaisées pour rétablir le dialogue dans un premier temps, et "signer" une paix politique et sociale le plus tôt possible.



3/ La "feuille de route":

      Le 4 mai 2010, le Premier Ministre a proposé une feuille de route aboutissant à la dissolution du Parlement en septembre et à la tenue d'élections en novembre, ce qui correspond à peu près aux revendications de l'UDD.

Les responsables de l'UDD semblent accueillir favorablement la proposition, attendant des dates fermes.

     Cette feuille de route n'engage que le PM qui reste donc maître du calendrier, puisque dissolution et appel aux urnes sont en son pouvoir.

Il pourrait donc appliquer le calendrier sans attendre un accord des autres partis de la Chambre.

     Au 6 mai 2010, c'est du côté du PAD (les Jaunes ) que la feuille de route pose problème, celui-ci estimant que le PM n'a pas à agir sous la pression des "terroristes".

     Bref, et sans porter un jugement sur telle ou telle partie, une porte de sortie semble entrouverte, mais tout n'est pas réglé, et il faudra attendre quelques semaines pour avoir la garantie que la situation retourne à "la normale".

Les conseils du paragraphe 2 sont à mon sens toujours d'actualité.



4/  8 mai 2010:



      On observe une accalmie dans les déclarations des leaders rouges, qui soutiennent désormais le plan de sortie de crise du Premier Ministre.

Mais cette nuit, on a relevé 1 nouveau décès dans les rangs de la police, ainsi qu'une dizaine de victimes, à la suite d'une explosion de grenade et d'une fusillade.

Ces attentats ont eu lieu dans la zone déjà indiquée précédemment.

   Bref, si la grande majorité des leaders et des militants semble pouvoir s' entendre sur une solution pacifique, il faut craindre que les exactions mortelles des extrémistes (jamais identifiés comme auteurs directs des attentats) continuent, voire redoublent.

La plus grande prudence s'impose toujours. 



5/  10 mai 2010: où?



   On signale un attentat à la grenade dans la nuit du dimanche soir au lundi sur une agence de la Bangkok Bank dans le secteur de Ratchadaphisek (nord-est de la capitale).

   Dans le secteur de Bang Sue, c'est devant un des domiciles du Président de la commission électorale qu'on a relevé 3 bombes qui n'ont pas explosé.

Pas de victime. 

    Si le spectre d'un soulèvement général semble pour le moment s'éloigner, plus que jamais, personne n'est en mesure de connaître à l'avance les lieux des prochains attentats, ils peuvent intervenir à tout moment dans n'importe quel quartier de la capitale.



6/ 12 mai 2010



   Le PM Abhisit a fixé au Mercredi 12 mai à minuit la  date limite d'auto-dispersion du rassemblement de Ratchaprasong.

   Le CRES (Centre de résolution de l'état d'urgence) indique que pour "mettre la pression", le quartier sera bouclé, tous approvisionnements et transports publics coupés (le BTS fermant à minuit de toute façon).

Le risque d'affrontements violents et directs cette nuit est donc très important dans cette zone.

Ne pas circuler dans le quartier, et si possible rester à son hôtel cette nuit.



7/ 13 mai 2010



Le CRES a suspendu son projet de bouclage du quartier Ratchaprasong. Le PM n'obtenant pas la dispersion volontaire du rassemblement des rouges, la feuille de route devant aboutir à des élections à la Chambre basse en novembre est désormais annulé.

   Retour à la case départ: situation confuse, incertitude politique, stabilité du pays pas assurée.



8/ Soirée du 13 mai



Les événements sont encore confus à 22h heures locale, mais le Maj-général Saeh Deng (branche armée des Rouges) a été touché par une balle à la tête tirée par un sniper.

Les télévisions montrent des tirs et explosions dans Ratchaprasong, "plusieurs personnes hospitalisées". Fait rarissime, les télévisions du pays ont interrompu leurs programmes du soir (soaps suivis par une grande partie de la population) en demandant aux Bangkokians de ne pas emprunter le BTS, celui-ci étant en cours de fermeture avant l'heure normale.

Les journalistes indiquent que le quartier est désormais fermé à la circulation, 2 rues supplémentaires, de Pathumwan intersection et Charoenpol, et de PratuNam intersection à Makkasan, l'électricité et l'eau devraient être coupées dans la soirée.



Rester impérativement à son hôtel toute la nuit.AlJazeera/Bp/FrInter (6:20 heure locale)





9/ vendredi 14 et Samedi 15 mai:



Un vaste périmètre allant de Klong Toey à Sala Daeng/ Lumpini est bouclé par l'Armée.

On ne signale aucun trouble en dehors de ce secteur; trafic d'ailleurs fluide.

Dans la zone:

- lourdes explosions espacées

- mouvements militaires en nombre et coordonnées

- tirs et explosions sporadiques (grenades, cocktails molotov,...)

- affrontements directs  avec des groupes de "terroristes" ( 500 selon l' Armée)

- entre 10 et 20 morts, de 150 à 200 blessés

- 2 journalistes blessés aux jambes ( 1 Thaï, un Français de FR 24)

- Seh Daeng dans le coma.



Le bouclage est poreux, selon un journaliste sur Fr Inter qui a pu entrer anonymement dans le périmètre, et se rendre jusqu'au camp de Ratchadamnoen. 



Le réseau BTS et le MRT sont totalement fermés.

L'issue est incertaine selon les medias, les Rouges indiquent qu'ils peuvent tenir plusieurs jours.

On ne relate aucun incident sur BKK en dehors du secteur, ainsi que dans le reste du pays, 17 provinces toujours sous état d'urgence.



10/ Samedi 15 mai:



Ce matin, un journaliste intervenant sur France-Inter a indiqué qu'il avait pu entrer anonymement dans le secteur et se rendre jusqu'au camp central des Rouges, démontrant ainsi la "porosité" du cordon délimitant  la zone.



Plus tard, on a relaté des tirs hors de la zone de bouclage, au Nord de celle-ci, en allant vers Victory Monument.

Les rouges se rassemblaient par ailleurs sur 3 points du pourtour, pour tenter de rompre l'encerclement et ravitailler les groupes.

Ratchapraroad est déclarée "life-firing zone": l'Armée est autorisée à tirer à vue à balles réelles "pour se protéger".

Le public et les journalistes sont enjoints à quitter la zone.



Il semble donc que la zone de combat ait pu ou pourrait s'étendre à tout moment dans n'importe quelle direction.



Pour situer le plus précisément possible les zones à éviter:



http://maps.google.co.th/maps/ms?ie=UTF8&oe=UTF8&msa=0&msid=116480606892254086046.0004817fafbb87b0951c0



(Merci au membre de Vf qui a trouvé ce lien très utile; les infos qui y figurent sont "non-confirmées" par d'autres medias).



Reuters:



"Les soldats réalisent peut-être quelques progrès en ce qui concerne l'isolement de la zone mais le prix à payer est élevé", a déclaré Thitinan Pongsudhirak, professeur de sciences politiques à l'université de Chulalongkorn.

"Est-ce que le gouvernement va réussir à disperser la foule et s'engager vers une sortie de crise ? La réponse est non, pas jusqu'à présent, et il y a encore un long chemin à parcourir", a-t-il ajouté.



Il est peu probable que cela se termine rapidement. Il va y avoir plusieurs escarmouches dans les prochains jours mais nous restons confiants dans notre capacité à faire diminuer le nombre (de manifestants) et reprendre la zone", a dit une source proche du chef de l'armée Anupong Paochinda.



Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a appelé vendredi à un arrêt des violences, faisant part de son inquiétude face aux affrontements sanglants.



Aljazeera:



Abhisit: "Nous tentons de ramener l'ordre avec le minimum de pertes humaines"...C'est la seule façon de mettre fin au rassemblement".



L'Ambassade US met en garde ses ressortissants en ce qui concerne des voyages non-essentiels en Thaïlande.



11/ Dimanche 16 mai:



- Pas d'accalmie dans la zone des conflits



- Violents affrontements sporadiques sur le périmètre

- On rapportait hier des tirs et des victimes en dehors du secteur, au nord de celui-ci

- Une seconde zone, au Sud du secteur (Bon Kae/Rama IV) a été déclarée "live-firing zone" (tirs à balle réelle, danger mortel)

- Une explosion sur Nonthaburi dans la nuit de samedi (agence de la Bangkok bank), au nord-ouest de BKK. Pas de victime.

- 1 leader rouge: on ne bouge pas

- Le PM Abhisit: on continue, un couvre-feu pourrait être mis en place

- ONU: appel à la cessation des violences, M. Abhisit répond: affaire interne.

- M. Jatuporn (leader rouge): "Il est temps de solliciter notre Bien-aimé Père de la Nation, de la même façon qu'en 1992 il sut mettre fin au sang versé".

- les écoles du secteur fermées jusqu'au 24 mai

- collecte de sang dans tout BKK organisée par la Thai red Cross.

-5 régions de plus en état d'urgence

-appel à la médiation internationale de la part des leaders rouges

-le gouvernement refuse toute ingérence étrangère

-M. Jatuporn , leader rouge, appelle les supporters à manifester dans tout le pays, là où ils se trouvent

-Le personnel de l'Ambassade US autorisé à rentrer aux USA s'il le souhaite

-Lundi 17 et Mardi 18 déclarés vacances officielles par le gouvernement

-BTS et MRt totalement fermés jusqu'à lundi inclus



12/ Lundi 17 mai:



-On rapporte des tirs indéterminés sur un hôtel non loin de la zone, touristes bloqués, à l'abri.

Ils'agit  du Dusit Thani, situé juste à l'extérieur de la zone de conflit direct.

-L'Armée a signalé aussi des tirs d'origine inconnue venant du Century park, du haut d'un immeuble en construction.

- La situation est toujours aussi violente à BKK, dans et aux abords de la zone centrale



- l'ultimatum du PM a été rejeté par les femmes et les personnes âgées du camp central





Evolution en province: suite à l'appel de leaders rouges de leur camp de Sala Daeng, on rapporte des mobilisations des supporters un peu partout dans le pays:

- rassemblements pétitionnaires à Chiang Mai

- un bus de ramassage militaire a été incendié dans la région (pas de lien avéré avec la situation)

- pneus enflammés à Phayao

- A Ubon Ratchatani, pneus brûlés et tentative d'intrusion de supporters sur une base militaire, dispersés par des tirs de sommation

- Appels au dialogue d'autres parties s'élevant un peu partout dans le pays

-La compagnie d'électricité de Thaïlande indique qu'elle relève au maximum le niveau de sécurité des centrales hydro-électriques du pays.



 Reuters: "Le pire est peut-être encore à venir dans la crise qui s'approfondit".

"La faille qui s'élargit est de plus en plus difficile à franchir. Les partisans de la manière forte gagnent du terrain et les modérés ont été écartés" (V.Nethito,Chulalongkorn University)





"De nombreux "Ainés" de la Nation  ont été discrédités, polarisés, politisés et poussés vers une extrémité ou l'autre du spectre politique.

"...ll ne reste plus personne, ou plus aucune institution suffisamment puissante pour modérer le conflit"..." Sans médiateur, le risque grandit dans le Nord et le Nord-est, bastion des Chemises rouges, terre natale de plus de la moitié du pays..."

Des signes épars d'agitation sont apparus dans le pays ces derniers jours..."



M.Petty/B.Tarrent.





Paroles bien inquiétantes. J'espère pour ma part que le quasi-consensus des analystes  sur l'immense danger que court tout le pays sera contredit dans les prochains jours...

Calme, prudence, lucidité... Mais étant donnés faits, analyses des experts locaux et étrangers, inquiétude des Thaïs "neutres" eux-mêmes, mon propre pressentiment...

...Que les cieux sont bien sombres...



13/ Mardi 18 mai



- Négociations?



BANGKOK (Reuters) - Un chef de file des "chemises rouges" thaïlandais annonce être d'accord pour l'ouverture de négociations sous l'égide du Sénat.

"Nous avons accepté de participer à une nouvelle série de discussions proposées par le Sénat parce que si nous laissons les choses se poursuivre ainsi, nous ne savons pas combien d'autres vies seront perdues", a dit Nattawut Saikua, lors d'une conférence de presse dans le camp retranché des opposants au gouvernement.

Les négociations seraient conduites par un groupe de 64 sénateurs qui ont offert une médiation pour obtenir un cessez-le-feu immédiat.

Nattawut a précisé qu'il était de l'intérêt du chef du gouvernement Abhisit Vejjajiva de parvenir à un dialogue pour mettre fin aux violences.



- réaction du gouvernement: "L'appel au cessez-le-feu est un non-sens".



- On ne relate pas de violences cette nuit dans la zone de conflits

- Un bâtiment vide a été incendié sur Silom.

- Pas d'incident relaté dans le reste de Bkk ni dans le pays.



- 47 pays mettent en garde leurs ressortissants sur un voyage en Thaïlande, dont 12 au plus haut niveau.

- 10 000 arrivants par jour au lieu de 27.000 à 30 000 quotidiens à Suvarnabhumi.

- Le Tourism Authority of Thailand suggère pour sa part des villes comm Cha ham, Hua Hin, Phuket, Krabi, destinations sans danger.





-"Ce n'est que le début (de la prise de contact), mais c'est le genre d'offre qui n'a pas de poids suffisant tant que le Sénat ne parle pas d'une seule voix", selon Somjai Phagaphasvivat, politologue à la Bangkok's Thammasat University.

(Les Sénateurs sont élus pour moitié par le suffrage populaire, pour une autre moitié choisis collégialement parmi les hauts fonctionnaires et personnalités de haut rang, note personnelle).



-"Je doute que les discusssions mènent à la résolution de la crise politique", ajoute Kavee Chukitkasem, dirigeant de la Kasikorn securities, une compagnie de trading de BKK.

"Le gouvernement pose pour préalable à toute négociation la fin du rassemblement, tandis que les Rouges  demandent des pourparlers au gouvernement avant de mettre fin à leur mouvement".



De plus, les divers leaders de l'UDD ne cachent pas leurs divergences de points de vue sur la statégie à suivre pour leur mouvement, comme le relevait encore aujourd'hui le Bangkok Post.



On est donc en plein dans un  "dialogue de sourds", tandis que les écoles de BKK sont placées en vacance officielle jusqu'à Vendredi, et que l'ONU estime que "la spirale de la violence pourrait échapper à tout contrôle d'un instant à l'autre".



14/ jeudi 20 mai:



On signale jeudi des "poches de résistance" dans la capitale.



- Les bus fonctionnent

- Les TV diffusent leurs programmes et les seules infos autorisées par les autorités.

- Le porte-parole du gouverneur de BKK rapporte 31 immeubles en flammes ce jeudi matin

- Le couvre-feu de 20h à 6h est prolongé pour 3 jours, allégé de 21h à5h.

On ne signale pas d'affrontements dans BKK, des patrouilles quadrillent la ville.





Le centre(Ratchaprasong/Silom) est impraticable pour plusieurs jours étant donné les dégats. Les medias parcourent la zone complètement désertée.

Le Siam discovery et le Siam Paragon semblent avoir été épargnés par les violences.



Il est possible que les centres commerciaux ferment plus tôt pour quelques jours encore par mesure de sécurité.

La consigne circule chez les habitants de faire quelques provisions.



15/ Vendredi 21 mai:



Bangkok: retour à la normale "progressif".



-Le PM Abhisit déclare que l'ordre a été rétabli et appelle à la réconciliation nationale.





-Les autorités devraient alléger peu à peu l'état d'urgence.

-BTS et MRT pourraient reprendre le service d'un jour à l'autre, mais resteront fermés aujourd'hui.

-Les voyageurs empruntant des vols de nuit ne sont pas concernés par le couvre-feu, il leur faut simplement être munis de leurs billets d'avion.



-Nord et Nord-est:Les opérations des forces de l'ordre se poursuivent dans les territoires du nord et du nord-est (23 régions toujours sous couvre-feu, de 9pm à 5am): arrestations, fermetures de radios, etc...

-Violences sporadiques, radio gouvernementale partiellement incendiée, ...

-Sur Chiang Mai, certaines rues sont fermées au public.

-Les écoles sont fermées.



16/ Samedi 22 mai:



Sur BKK, le retour à la normale continue.



Les centres commerciaux sont ouverts comme à leur habitude, et des services bancaires y ont ouvert ce week-end.

Le réseau bancaire public devrait rouvrir dans son intégralité dès lundi.

Le BTS et le MRT fonctionnent dimanche, seules 2 stations dégradées pendant les affrontements resteront fermées au public.

Les horaires d'ouverture de 6h à minuit reprendront dès lundi.

Hormis l'extrême-sud, toujours affecté par des événements dramatiques malheureusement bien fréquents,  on ne signale ni violence ni attentat dans le reste du pays.



17/ Mardi 25 mai:



La situation est désormais normale à BKK, mais le couvre-feu est prolongé d'une semaine, de minuit à 4h du matin.

Tous les magasins doivent fermer à l'heure, dans les 23 provinces concernées.

511 personnes ont été arrêtées par la police pour ne pas l'avoir respecté.

Ce couvre-feu ne concerne pas les voyageurs, par exemple pour prendre un vol de nuit.

Attention toutefois aux taxis; il est possible qu'on rencontre des difficultés pour en trouver après le début du couvre-feu.



18/Jeudi 3 juin:



   Le centre de sécurité a indiqué aujourd'hui que l'état d'urgence pourrait se prolonger plusieurs mois dans les 23 provinces concernées dont Bangkok, la décision en incombant en dernier ressort au gouvernement.



.





(Bangkok Post/Channel3/ Channel9/ AlJazeera/ France-Inter/Reuters/Siamnews/TheNation/And so on)

samedi 1 mai 2010

Couronnement royal

 



   Ce n'est pas tous les jours que la Thaïlande couronne son Roi. Pratiquement considéré comme un Dieu vivant, toute critique à son encontre étant crime de lèse-majesté, le peuple thaïlandais, dans son immense majorité, voue un culte sans borne à son monarque et à la famille royale.

   Acteur de la vie culturelle et sociale du pays par l'intermédiaire de ses multiples fondations (dirigées par lui-même ou d'autres membres de la famille), symbole de permanence dans un monde agité, il est le pilier de la Nation assurant sa stabilité dans les périodes troublées et les affrontements qui opposent camps politiques et secouent régulièrement le Royaume.

 En quelque sorte, il est l'incarnation de la Thaïlande éternelle.

 

   Après le plus long règne que vécut le pays, celui de Rama IX, couronné en 1950 et décédé en 2016, son fils, le prince Vajira lui a succédé, et sera couronné en ce mois de mai 2019.

   A noter que les festivités seront clôturées plus tard dans l'année, par une procession de la barge royale courant octobre.



  Tout savoir de Rama X et de ces étonnantes traditions sur le site du BANGKOK POST









Suivre le couronnement sur les chaînes télévisées du pays sur votre smartphone, les applications, par exemple celle-ci:

















Sur PC, le dispositif mis en place pour les funérailles de Rama IX a été renouvelé, plusieurs chaînes seront disponibles en direct continu sur Youtube.






 Nous venons d'apprendre une bien triste nouvelle: le décès d'Arnaud Dubus.











Sa biographie, les réactions de ses proches:




C'est avec une profonde tristesse que nous
apprenons ce lundi 29 avril le décès brutal de notre collègue Arnaud
Dubus, 55 ans, ancien correspondant de RFI à Bangkok. Arnaud était l'un
des meilleurs connaisseurs de la Thaïlande, auteur de plusieurs ouvrages
de référence sur la société, la culture et l'histoire du peuple
thaïlandais. La rédaction lui rend hommage.



Arnaud Dubus assurait avec
passion la correspondance de RFI en français en Thaïlande et dans toute
la région, depuis 1988 jusqu’en octobre dernier. Grand reporter et fin
analyste des situations parfois les plus complexes en Thaïlande, au
Cambodge, en Birmanie, au Laos ou aux Philippines, c’était un des
meilleurs connaisseurs de cette zone. Il a marqué de très nombreux
journalistes de RFI qui l’ont rencontré, par sa grande gentillesse et
son envie de transmettre ses compétences.


Il avait cessé ses
activités de journaliste en 2018 pour rejoindre l'ambassade de France en
Thaïlande, où il était en charge de la  communication. Dans un message
qu’il avait envoyé à la rédaction de RFI avant d’occuper ses nouvelles
fonctions, il confiait : « J’ai fait mes plus belles rencontres et connu mes plus belles heures comme journaliste avec RFI ».




La page ICI



Balades en Thaïlande avait chroniqué un de ses livres: "Thaïlande, Histoire, société, culture", paru aux éditions de La Découverte, on peut consulter la page ICI



   Bien que les circonstances de son décès (une chute d'une station de BTS à Bangkok) prêtent à toutes les hypothèses (voir par exemple cet article du Thai Examiner en anglais), l'heure est pour l'instant à l'émotion et au recueillement.

Balades en Thaïlande présente donc ses condoléances à sa famille et à ses proches.

 

lundi 26 avril 2010

LE BAHT



!

Article mis à jour le 06/09/2019



Cette page aborde la monnaie du pays et les moyens de paiement courants. Depuis quelques années, des solutions alternatives se sont multipliées, notamment sous forme de comptes bancaires virtuels et de cartes de retrait. Parfois intéressantes, elles ne sont pas évoquées ici car trop pléthoriques. Le consommateur averti saura déceler où le banquier fait ses profits, car de banquier philanthrope, je n'ai jamais rencontré!



   La monnaie nationale est le baht (norme: THB). Un baht est divisé en 100 satangs. Le montant maximum de devises étrangères pouvant entrer dans le pays sans nécessiter de déclaration particulière est l'équivalent de 20 000 $ par personne. Au-delà, il faut faire une déclaration mais il n'y a pas de plafond maximum. La règle s'applique aussi à la sortie du pays.



   Pour la sortie de devises en bahts, les mêmes règles s'appliquent mais pour un montant de 50 000 bahts (exception faite des pays frontaliers pour lesquels on peut sortir sans déclaration avec 500 000 bahts(*).

   Dans le passé, le taux de change avec l'euro a pu varier de 32 bahts à 50 bahts, mais en général il oscille entre 37 et 42 bahts.



   Au sujet de ces variations, le lecteur pourra trouver quantité d'économistes, d'experts, voire de simples anonymes qui tentent désespérément de prévoir l'évolution du cours comme le feraient des météorologues à prévoir le temps qu'il fera dans 6 mois. 

Qu'il sache que l'essentiel des variations est dû à la spéculation mondiale et n'a que très peu à voir avec des données raisonnées telles que les résultats économiques ou la stabilité d'un pays (demandons à la Suisse ce qu'elle en pense).

Par conséquent, si prévision il y a, il s'agit surtout de prévoir quelle monnaie sera la future cible des spéculateurs.

Il n'en reste pas moins que depuis quelques années, le baht est une monnaie relativement préservée, et le taux de change avec l'euro varie selon les fluctuations de ce dernier.



 (*) montant qui sauf erreur a été porté à 2 millions de bahts en 2013, tout du moins pour les Nationaux.








 Billet de 70 bahts mis en circulation le 9 juin 2016 pour fêter le 70ème anniversaire du règle de SAR Bhumipol








Les billets de banque du pays sont aux effigies des Rois de la dynastie Chakri









Les billets sont en coupures de 20b/50b/100b/500b/1000b







Billets et pièces à l'effigie de SAR Vajiralongkorn, monté sur le trône en 2016.








Changer:



-Avant le départ: on peut obtenir des bahts en Europe, mais à un taux de change le plus souvent très désavantageux, et avec parfois des commissions importantes (banques, quartier asiatique de Paris, etc...)



 -A l'arrivée à Suvarnabhumi:



Le taux de change est moins bon avant le passage aux douanes. 



Les douanes ne sont pas l'Immigration. Elles sont franchies après l'Immigration qui contrôle les passeports et visas. Ensuite, récupération des bagages et franchissement des douanes (les contrôles aux douanes sont rares mais j'ai pu voir ma valise scannée).



  Plusieurs agences se sont installées au niveau de l'Airport Link ("B floor"). Elles proposent des tarifs plus intéressants que les guichets de banque dans le hall des arrivées.

Il s'agit d'agences SUPERRICH, YENJIT et VALUE PLUS.



  Notez qu'il existe désormais des changeurs dans d'autres aéroports du pays, par exemple à Don Mueang.







  Le taux de change y est en moyenne plus élevé de 1,5 à 2 bahts pour 1 euro par rapport aux autres agences de Suvarnabhumi, et très légèrement supérieur aux agences bancaires en ville.











   Le changeur SUPERRICH THAILAND est parmi les plus connus du pays. Il faut savoir que de nombreux faux billets circulent en Thaïlande. S'adresser à un changeur reconnu ou une agence bancaire est une garantie de sécurité et de qualité des billets.



Le taux varie en fonction des coupures et peut varier selon les bureaux. Notez sur la photo ci-dessous (juillet 2018) que les changeurs se sont multipliés à Suvarnabumi. Ils proposent tous les mêmes taux.







   Vos billets en euros doivent être en très bon état. Quelques semaines avant votre départ, demandez à votre banque personnelle des coupures vérifiées par la Banque de France. A noter qu'il est arrivé une fois qu'un de ces billets de 200 euros soit quand même refusé par Superrich (1 trou d'aiguille). Présenté plus tard à une agence bancaire, il fut accepté.

Pour être assuré de ne pas voir une coupure refusée, apportez des billets neufs (si votre banquier peut vous en fournir).





   Si vous prenez le taxi, les chauffeurs pourraient être embarrassés si vous leur proposez un billet de 1 000 b pour régler 100b de course.  C'est moins vrai au départ de Suvarnabhumi ou Don Mueang, les chauffeurs étant plus habitués aux grosses coupures que présentent les voyageurs qui débarquent.



   Toutefois, et par simple politesse, ne mettez jamais un Thaï dans l'embarras, c'est fort discourtois!



Il est donc conseillé, quand on change des devises, de demander des coupures de 100b en nombre suffisant (c'est le billet le plus courant pour la vie quotidienne).

   A noter que les hôtels demandent souvent une caution de 1 000 bahts à l'enregistrement, voire plus selon le nombre de nuitées envisagées. Toutefois, avec la généralisation des réservations et paiements préalables sur les moteurs de réservation, la pratique tend à disparaître.

   Si caution, elle est exigible en espèces. Elle vous sera rendue à votre départ.

Ne perdez pas votre reçu! Dans certains hôtels des zones les plus touristiques à turn-over de haute fréquence, vous êtes un client lambda comme tous les autres.

Notez que de nombreux hôteliers surtaxent les règlements de notes par cartes bancaires de 3%.








Pièces de 1baht et 2 bahts




La pièce de 10 bahts la plus répandue



Dans le pays: partout dans les zones touristiques, l'essentiel des agences bancaires font le change. Les taux de change sont affichés sur un tableau électronique. Ils sont identiques dans tout le pays, pour une même banque. Par exemple, toutes les agences de la Siam Commercial Bank appliquent le même taux de change au même moment. Par contre, on peut faire jouer la concurrence entre banques, les taux proposés sont disponibles sur le net ICI



J'ai pu constater par exemple un écart de 20 satangs pour un euro entre 2 agences bancaires concurrentes dans une même galerie marchande. Ce jour-là, la Kasikorn était plus avantageuse que la SCB. Souvent, la Bangkok Bank propose le meilleur taux (au maximum quelques dizaines de satangs en plus pour 1 euro).



   La transaction s'effectue sur présentation du passeport. Il peut être demandé l'adresse de séjour dans le pays. Donner le dernier hôtel occupé est suffisant. Le change est effectué sans commission.  

   Les "bureaux de change" indépendants ainsi que les hôtels, tout du moins quand j'ai pu le vérifier dans les zones touristiques, proposent des taux moins intéressants la plupart du temps, ou parfois avec des commissions.



Remarque: sans pour autant être paranoïaque, il faut savoir que
beaucoup de fausse monnaie circule dans le pays. La Bank of Thailand
estime le nombre de coupures contrefaites à 190 millions. Pour lutter
contre ce phénomène, la Banque de Thaïlande a d'ailleurs sorti en 2012
une nouvelle série de billets réputée plus difficile à contrefaire. Si
on vous propose des taux de change largement supérieurs aux taux
pratiqués partout ailleurs, vous pouvez vous poser la question de
l'intérêt du banquier à vous faire un cadeau! 


Par ailleurs, les dernières anciennes séries de billets restent toujours en circulation. Avec les sous-séries, ce ne sont pas moins d'une trentaine de types de billets qui circulent dans le pays!   



   A Bangkok, plusieurs bureaux de change indépendants pratiquent des taux légèrement supérieurs (grand maximum 1 baht pour 1 euro, en règle générale, quelque dizaines de satangs) et plus la coupure est élevée, meilleur est le taux.



-Superrich (déjà cité, taux différents selon les agences,voir ICI)

-Vasu (à Bangkok, sur Sukhumvit 9) ICI

-Linda Exchange ICI

-Yenjit ICI

-Value Plus ICI














En repartant de Thaïlande: à Suvarnabhumi, n'oubliez pas de changer vos bahts restants avant les douanes: celles-ci franchies, les guichets de change sont moins intéressants. Ou gardez-les pour vos achats dans la zone détaxée.



 Divers:



ATM (Automated Teller Machine): partout dans le pays, des distributeurs sont disponibles. Toutefois:



-tout retrait est surtaxé de 200b (voire un peu plus), quelle que soit la somme retirée.



-à cela s'ajoute évidemment la commission appliquée par votre banque ou prestataire.



Pratique et sécurisant, mais cher au final si on fait des retraits réguliers.






Pièces de satangs en circulation: 1-5-10-25-50



Commerces, hôtels, etc...



 Vous pouvez régler en espèces partout (petites coupures pour la street food, les taxis, etc...).



Si vous avez besoin de petites coupures, vous pouvez "craquer" un billet de 1 000 bahts dans un 7-eleven, une épicerie de station-service, ça ne pose aucun problème, même si vous achetez une bouteille d'eau à 10 bahts.



   A Bangkok, toutes les stations de BTS, MRT, Airport Link vous changeront vos coupures contre la monnaie correspondante.

   Dans les shopping centers et supermarchés, ou chez d'autres commerces de rue suffisamment importants (bijouterie, opticiens par exemple), pratiquement tous les magasins acceptent les cartes bancaires.

Certains commerces surtaxent la transaction de 3% (hôtels, bijouteries, magasins d'électronique, etc...)



   Au MBK ( Mabunkrong, très grand centre commercial de Bangkok  BTS National Stadium), il m'est arrivé de marchander pour acheter un produit électronique. Le vendeur restant ferme sur le prix, il a consenti à ne pas appliquer cette surcharge.






Pièces de 10 bahts, un peu plus anciennes mais toujours en circulation



   Certain guide de voyage conseille de ne pas quitter sa carte bancaire des yeux, par exemple quand le commerçant demande à faire une vérification en arrière-boutique. Il s'agirait de copier rapidement vos chiffres pour en user à votre insu. Personnellement, je n'ai jamais été victime ni témoin d'une telle escroquerie supposée.

   En supermarché, (Tesco Lotus, Big C, etc...) pas de surtaxe de 3%. Pour les petits commerces de rue, l'habitude est de payer en espèces. D'ailleurs, ces boutiques sont rarement équipées de terminaux pour carte bancaire.



   Enfin, quelques remarques de simple bon sens: ne perdez pas vos repères, en vous disant que vous êtes en Thaïlande, ou que 95% de ses habitants étant bouddhistes, vous ne craignez rien. Dans le passé, des massacres ont été perpétrés par des armées de "bouddhistes": manière de dire que circuler dans un pays dont la population est à 95% bouddhiste n'est en aucun cas gage de sécurité.



  Ce pays est loin d'être un repaire de malfrats mais les règles élémentaires de simple prudence doivent quand même y être suivies:



- Ne laissez pas traîner d'argent dans votre chambre d'hôtel, ou des objets de valeur.



- Utilisez les coffres d'hôtels (de préférence les coffres de chambre) mais très prudemment. Notez toutefois que ceux-ci présentent une sécurité très relative: il m'est arrivé d'oublier mon code et de réussir à ouvrir le coffre en tapant du point sur le dessus (processus trouvé sur Youtube!)



- N'étalez pas vos espèces, n'exhibez pas vos objets de valeur quand vous vous promenez. Le salaire minimum journalier tourne dans les 250 à 500b (de 8 12 euros), inutile de susciter les convoitises.



- Ne laissez pas d'objets de valeur en soute dans les bus interrégionaux, les avions, etc...



- Soyez particulièrement vigilants dans la foule et dans les magasins: les pickpockets y sont nombreux, comme dans tous les pays. Et dans les quartiers traditionnellement fréquentés par les étrangers, réputés à fort pouvoir d'achat, et dans les lieux plutôt fréquentés par les Thaïs, où les panneaux d'avertissement ne sont pas rares (lors d'un rassemblement cultuel, j'ai entendu des avertissements oraux émis par un animateur muni d'un mégaphone).



Si je peux laisser mon appareil photo sur le siège de notre voiture garée dans une petite ville de l'Issan sans aucune crainte, il n'en est pas de même quand je vais en zone touristique fréquentée: les voleurs et pickpockets opèrent là où ça rapporte!



Encore une fois, rien que du bon sens. Pas de parano, et bon voyage!









Une coupure "collectionnable" des années 80, toujours en circulation 






















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