lundi 24 mai 2010
BANGKOK: Erawan Chang
Roulant sur Sukhumvit en direction de Samut Prakan, une silhouette étonnante apparaît: quel est donc ce mastodonte qui semble barrir en silence sur fond de ciel bleu?
C'est le gigantesque éléphant de métal de l' Erawan Chang, le Sanctuaire de l'Eléphant.
Animal révéré dans le pays, dont les exemplaires d'éléphants blancs royaux sont pratiquement élevés au rang de divinités.
Le site a pour objectif de poursuivre la tradition des arts thaïs, et de diffuser sa connaissance à destination de la jeunesse et du public en général.
L'intérieur se visite. Selon le dépliant, il propose une représentation symbolique de la cosmographie orientale: le 1er niveau représente le monde souterrain, le hall le Mont Meru et l'espace intérieur le Paradis "Tavatimsa".
Origine du site: c'est un collectionneur d'antiquités, M. Lek Viriyapant qui souhaitait préserver ses acquisitions et contribuer à la conservation des arts du pays.
La plupart de ces objets étaient de peu de valeur marchande, mais vénérés par les générations passées.
Selon la tradition, ils étaient supposés apporter protection et prospérité au pays et à son peuple, et par là, ne devaient pas être répartis vers des Etrangers.
S'inspirant d'un Occidental qui émettait l'idée de construire une pomme géante, Khun Lek modifia le concept dans une optique plus orientale et s'arrêta sur l'éléphant Airavata de la mythologie hindouiste.
Parallèlement, il voulut que cet éléphant à 3 têtes soit le symbole du centre de l'Univers et du pays lui-même.
Son fils aîné fut chargé de mener le projet à bien.
Durant la construction, le site attira beaucoup d'intérêt de la part de la population, et même si les 2 créateurs décédèrent avant que leur oeuvre ne soit achevé, leurs héritiers poursuivirent leur tâche.
Ce lieu devint alors ce Centre conservatoire artistique, mais aussi un Sanctuaire où se déroulent cérémonies et festivals.
L'éléphant de métal mesure en lui-même 29m de hauteur. Sur sa base, le sommet de l"édifice s'élève à 43,60m.
La masse de l'animal est de 150 tonnes, et sa tête seule pèse 100 tonnes.
(Sources Erawan Museum).
BANGKOK/ Suan Pakkad Palace
Cadre préservé en plein coeur d'un Bangkok post-moderne, le Suan Pakkad Palace a été fondé en 1952 à l'initiative du Prince et de la Princesse Chumbhot Paribatra.
Le petit groupe de maisons traditionnelles qui se visite date du 19è siècle. Ces bâtisses en teck, issues en partie de l'héritage familial, ont été démontées de leur site précédent, puis remontées sur place dans les années 1950 pour abriter les diverses collections de la famille princière.
Par la suite, on ajouta de la même manière d'autres corps de bâtiments.
Ce furent parmi les premières collections royales privées à être ouvertes au public.
Agencées dans un parc ombragé, c'est une bonne approche de l'architecture traditionnelle, très pratique si l'on ne peut pas se déplacer hors de Bangkok pour visiter d'autres résidences royales.
Tout au long de la visite, les silhouettes de béton de la ville nous rappellent à quelle vitesse Bangkok s'est modernisée; derniers îlots du passé au milieu de la jungle urbaine.
Les collections sont diverses: barges fluviales, salles d'objets préhistoriques, collections antiques profanes et sacrées...
A noter une petite statuette de Bouddha mi-homme mi-femme, des marionnettes animées figurant une bataille célèbre, une salle de réception permettant aux invités étrangers de s'asseoir tout en restant au niveau de leurs hôtes.
Les musicologues pourront apprécier une salle d'instruments de musique traditionnelle richement décorés.
Entre autres galeries, le Suan Pakkad Palace propose des vitrines de masques de khôn, un remarquable pavillon de laque, et des objets plus récents: porcelaines, objets en cristal, et collections scientifiques assemblées par le couple princier et ses aïeux.
Une courte promenade dans le parc arboré, soigneusement agencé autour d'un petit lac artificiel: fleurs odorantes, essences variées, ombre bienfaitrice...
Suan Pakkad Museum est désormais géré par la fondation Chumbhot-Pantip, qui oeuvre depuis 1968 dans les domaines de l'éducation, de la conservation, des arts et de la culture.
Malheureusement, les photos en intérieur sont interdites.
A la réception, une étudiante vous prendra en charge sans supplément. N'oubliez pas le guide à la fin de la visite: même si ce n'est pas la coutume, ça lui fera plaisir de s'être sentie utile.
Malheureusement, le français n'est pas proposé.
Le Musée est ouvert de 9am à 6pm.
L'entrée est de 100b pour les Etrangers, de 50b pour les Thaïs.
Les amateurs d'habitats traditionnels, de plus en plus rares dans le pays, pourront aussi visiter la Kamthieng House, un musée présentant l'architecture du Nord du pays et sa civilisation paysanne (coordonnées en bas de page).
Suan Pakkad Palace
352-354 Sri Ayudhya Road
Rajathevi Bangkok 10400
BTS (sky train) Station Phaya Thai, sortie 4.
Site Internet ICI
Sources: The Chumbhot-Pantip Foundations
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The Kamthieng House: infos ICI
Soi Asoke 21
Sukhumvit Road
ouvert du mardi au samedi, de 9h à 17h
Entrée: 100b
BTS: Asoke
MRT: Sukhumvit
Chang
"En 1925, Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack tournent un 1er film, Grass, qui décrit la transhumance des populations Bakhtiyaris en Perse: 50 000 hommes et 500 000 têtes de bétail traversent montagnes et déserts, en faisant face à des conditions climatiques difficiles.
Enthousiasmé, un producteur de la Paramount, Jesse Laky, leur laisse carte blanche pour le film suivant, que les trois hommes définissent comme "un mélodrame mettant en scène l'homme, la jungle et les bêtes sauvages".
Les voici parti pour Bangkok (...) leur point de départ pour la région des Nan qu'ils atteignent en canoë. Ils se dirigent vers la communauté la plus isolée, qui compte entre quarante et cinquante familles. Là, les deux hommes apprennent de missionnaires vivant dans la région que, en cinq ans, quatre cents indigènes ont péri sous les crocs des tigres et autres félins: cette jungle fort peu hospitalière est l'endroit rêvé pour leur grand film d'aventure.
Cooper et Schoedsack sont restés quatorze mois au Siam, dans des conditions particulièrement difficiles. Victime de la malaria, Schoedsack fut souvent dans un état proche du délire au moment de tourner, ce qui ne l'empêche pas de réaliser des prises pour le moins audacieuses...
(...) Le clou du film devait être la scène finale de l'assaut des éléphants: Cooper et Schoedsiack utilisèrent pour la mettre en scène le troupeau d'éléphants semi-sauvages du prince du Siam. (...)"
Le début de l'histoire. "Au nord-est du royaume de Siam, dans une petite maison sur pilotis au coeur de la jungle vivent Kru, Chantui et leurs trois enfants: Nah, Ladah, un bébé (sans oublier le singe Bimbo).
Leur bonheur est cependant précaire. Leurs animaux domestiques sont protégés des prédateurs par un enclos, qu'une panthère réussit à franchir. De plus, le buffle de Kru est attaqué par un tigre.
Kru se rend donc dans son ancien village pour réclamer de l'aide afin de traquer les félins.
Après avoir placé une série de pièges, les hommes abattent tigres et panthères.
La paix est enfin retrouvée. Durant plusieurs mois, Kru laboure une petite parcelle de terrain arrachée à la jungle, qui doit fournir le riz pour nourrir la famille toute l'année.
Mais la veille de la récolte, le champ a été piétiné. Kru découvre des traces de "Chang" (l'éléphant)"...
Générique
CHANG
Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack
USA, tourné en 1925. 1ère mondiale le 27 avril 1927
70 minutes, noir et blanc, muet.
Titre original: Chang, a drama of Wilderness (Chang, un drame de la nature sauvage)
Musique: Fong Naam
Production: Paramount
Interprètes: Kru (le pionnier), Chantui (son épouse), Nah (le fils), Ladah (la fille), le singe Bimbo et "500 chasseurs indigènes, 400 éléphants, tigres, léopards et autres habitants de la jungle".
Dans la veine des films de voyage qui connaissent leurs heures de gloire dans les années 20, tel Nanouk l'esquimau (Robert J. Flaherty), Cooper et Schoedsack, quelques années avant de tourner King Kong (1933), réalisent ici un film tout aussi documentaire que scénarisé.
Le cinéma du début du XXème siècle s'intéresse à l'exotisme, mais pour l'essentiel en décor reconstitué. On pense par exemple aux multiples adaptations de Tarzan, personnage des romans d'Edgar Rice Burroughs. Après plusieurs adaptations au cinéma muet, la popularité de ce héros culminera dans la série où le personnage est incarné par le champion olympique Johnny Weissmuller.
Les spectateurs entendront pour le 1ère fois son cri devenu légendaire dans Tarzan the Ape man, de W. S. Van Dyke (1932).
A cette époque, quelques intrépides cinéastes quittent les décors de carton pâte d' Hollywood pour aller capter les réalités du monde en terrain hostile.
Les auteurs réalisent ici un captivant mélange de réalisme digne d'un documentaire, et de fiction au scénario élaboré: les indigènes jouent leurs propres rôles, les péripéties sont inspirées d'événements réels, les décors naturels se suffisent à eux-mêmes, le bestiaire local est abondamment filmé, et les cinéastes partagent les conditions de vie des indigènes, à tel point que Schoedsack sera atteint de paludisme, une maladie qui restera longtemps endémique dans cette région du Siam.
On peut aussi noter le choix du héros, qui entre en résonance avec les légendes de l'Amérique des pionniers: l'homme seul, arrachant à la nature ses moyens de survie, prêt à risquer sa vie pour le bien de sa famille.
Mais Cooper et Schoedsack font aussi oeuvre ethnologique, ce qui est assez rare pour être souligné à l'époque du colonialisme mondial et des figurants grimés en cannibales. Sans oublier les ressorts narratifs, le filmage et le découpage valorisant péripéties et progression du récit, ils se montrent profondément attentifs aux relations humaines, aux croyances locales, aux gestes les plus simples du quotidien.
Ils donnent aussi à leur oeuvre une dimension naturaliste, ou plutôt darwinienne: la lutte pour la survie, la loi naturelle du plus fort, et dans cette "loi de la jungle " au sens littéral de l'expression, la destinée humaine, qui astreint le pionnier le plus démuni à tenter inlassablement de se rendre maître des forces de la nature.
Que reste-t-il de ce Siam d'antan? Il arrive encore, mais rarement, qu'en bordure d'un parc naturel, quelqu' éléphant vienne piétiner des champs, ou qu'un tigre affamé dévore un paysan du Sud.
Mais désormais, ces animaux sont pour l'essentiel cantonnés à de pures attractions pour touristes.
Autre époque, autre histoire...
Pour rédiger cette page, j'ai largement utilisé le document d'accompagnement "Ecole et cinéma" de M. P.O Toulza. Ce dispositif permet de projeter aux écoliers de France des classiques et de les ouvrir à d'autres mondes cinématographiques et d'autres cultures.
C'est ainsi que j'ai eu la chance de voir sur grand écran une copie restaurée de ce film. A noter qu'il avait longuement disparu des écrans pour des problèmes de droit.
A défaut du privilège du grand écran, on peut se procurer le DVD qui est largement diffusé et selon les spécialistes, très fidèle à la version originale.
BANGKOK: night markets
Chaque quartier de chaque ville de Thaïlande offre son petit ou grand "night market": immenses surfaces aux dizaines de stands...ou petits passages plus intimes, dans lesquels les habitants du quartier viennent quotidiennement faire leurs emplettes.
Multiples plats à emporter originaires des diverses régions de Thaïlande (de nombreux habitants de la capitale sont en fait des provinciaux), animation nocturne avant l'orage, on mange souvent les aliments frais: poissons (tilapia, carpes), sea-food (crevettes, poulpes,...), et bien sûr cette profusion de fruits tropicaux aux goûts et textures divers...
Les poissons rouges ne se mangent pas, mais les gouramis sont des fritures très appréciées!...
chien chaud à la thaï...
dimanche 23 mai 2010
BANGKOK: Wat Po, sourire, sourires,...suite
Cette fois-ci, le temple est en travaux.
Ouvriers emmitouflés,toitures bâchées, échafaudages, restaurateurs concentrés sur des fresques délicates...
Une ouvrière descend de son échafaudage, s'avance à ma rencontre, me sourit magnifiquement...Visage si brun: Laos? Issan?...Bon nombre d' "habitants" de Bangkok ont en fait quitté leur campagne pour un salaire qui leur permet ainsi d'assurer le bien-être de la famille restée au pays... Elle remonte travailler, accompagnée des commentaires rigolards de ses compagnons; nul n'est plus taquin qu'un Thaï des provinces!...
4 chapelles abritent des bouddhas de différents styles dont celui de Sukhotaï.
Je me perds avec délice dans ce labyrinthe de courettes et de galeries, enchanté de 90 chedi et presque 500 bouddhas...
C'est aussi au Wat Pho que sont conservées les cendres du Roi Rama I, fondateur de la dynastie Chakri, dont Sa Majesté Bhumipol Ier, monarque régnant, adoré de son peuple, est le descendant .
Allez!...Je me balade encore quelques temps, et une petite faim m'avertit: c'est l'heure de se rendre à l' Amulet Market, déjeuner au côté des étudiants, profs et employés de ce quartier.
Entrée au Wat Pho: 50b.
BANGKOK: Wat Po massage
Le Wat Pho est aussi le siège de la Chetawan school, centre mondial de massage et de formation à ses techniques traditionnelles.
Depuis sa création, il a formé des milliers de masseurs et masseuses locaux, ainsi que des Etrangers venus de tous les pays.
Evidemment, cette réputation fait que désormais le Centre est saturé, l'attrait des Etrangers étant aussi que les cours peuvent être dispensés en anglais.
Il a d'ailleurs dû ouvrir plusieurs antennes proches de Bangkok et une autre à Chiang Mai.
Pour celui qui désire simplement être massé, les tarifs sont assez élevés au Wat Pho, on trouve beaucoup moins cher dans les centaines de "Massage parlours" ou "Spa centers" qui sont implantés dans Bangkok comme dans tout le pays.
D'autres écoles existent d'ailleurs dans diverses villes.
Personnellement, séjournant souvent dans le quartier Saphan Kwaï, je suis fidèle d'un petit salon du coin.
Un signe qui ne trompe pas: à partir de 17h en semaine, il est bondé de Thaïs qui viennent se délasser après leur journée de labeur!
A noter que pour les Thaïs les plus modestes, un massage reste encore un "privilège".
Dans la capitale, on trouve sans problème des "foot massage" très efficaces à 150b de l'heure, alors que les tarifs du Wat Pho sont de 360b...les 45 minutes.
Dans tout le pays, ces techniques de réflexologie sont intégrées à la médecine moderne. On parle souvent de "Old medecine", et le patient s'adresse alternativement à l'un ou à l'autre suivant son affection, alternant ainsi avec la médecine occidentale.
Il existe différents types de massages, manipulations (thaï traditional massage), aromathérapie, oil massage...tout un ensemble de techniques dont les buts sont très divers, mais que je classerai en 2 grands groupes: "confort" et "thérapie".
D'ailleurs, en principe si l'on veut bénéficier d'un traitement vraiment thérapeutique, même sous forme de "Old medecine", il vaut mieux passer par un cadre médical, cliniques et hôpitaux intègrant souvent les différents types de soins.
Un praticien expérimenté vous questionnera et vous examinera avant de vous conseiller le plus efficace selon votre cas personnel.
Il pourra aussi vous demander votre dossier médical si vous demandez une prise en charge complète.
Attention! Toute "technique" n'est pas neutre (c'est le but!), certaines manipulations sont assez "sportives", les massages sont parfois douloureux sur le moment, et agissent réellement et parfois en profondeur sur le corps et son métabolisme.
Il ne faudrait pas que le traitement soit pire que l'affection!
Des infos:
http://www.watpomassage.com/2009/
BANGKOK: Le temple des tortues (Wat Prayun Wongsawat Woraviharn)

Un petit sanctuaire à 2 pas du Memorial bridge: le "Sanctuaire des tortues" est un petit bassin qui s'étend autour d'une colline artificielle.

On pourra noter qu'un petit résident belge bien connu s'est égaré dans le paysage.
Certaines des tortues sont très âgées, et reposent, indolentes, attendant le visiteur.
Dans une eau assez polluée, d'ailleurs.
On peut les nourrir en achetant sur place une assiettée de bananes: vous verrez alors quelques habitantes, qui se dissimulaient jusque-là, émerger des eaux, et venir se nourrir, montant les unes sur les autres.
Le sanctuaire fait partie d'un site bouddhique étendu, le Wat Prayun Wongsawan, et possède un collège important.
Quelques étudiantes entre 2 cours viennent parfois s'amuser autour du bassin .
Le sanctuaire est parsemé de petits chedis et de mini-temples renfermant les cendres de personnalités.
On peut relier la minuscule île par un petit pont, et découvrir un petit passage qui révèle le grand chedi du site.
A la sortie du site, un bonne petite gargote qui propose quelques plats délicieux, notamment un exquis riz frit, parmi un des meilleurs que j'ai mangés.
La cuisinière est très accueillante, son sourire est éclatant, elle parle un peu anglais, et nous promettons de revenir manger dès que possible, ou de lui envoyer quelques voyageurs amateurs de "thaï food".
Le quartier de Thonburi, totalement délaissé par les touristes occidentaux dont je m'étonnerai toujours de l'instinct grégaire surdéveloppé, et du peu d'appétence pour l'inconnu dissimulé à quelques mètres d'eux (alors que les mêmes sont à la recherche de "l'authentique"!), fut un des 1ers que je visitai à Bangkok, au tout début des années 2000.
Petits sois ombrés, artisans de rues, antiques maisons de bois dont certaines semblent pouvoir s'écrouler à tout moment, riverains indolents entourés de chats non moins somnolents, temples chinois écaillés, minuscules klongs enjambés de ponts de pierre...Ma tante par alliance y demeurait, dans une des ces maisons de bois semblant plongée dans une faille temporelle vers le passé, coincée entre 2 îlots modernes de béton.
Dans un jardinet où poussaient quelques plants de légumes, un bébé somnolait, bercé dans une balancelle typiquement siamoise...ma tante concentrée sur son petit artisanat, réparait quelque sac pour un membre de la famille ou cousait quelque objet qu'elle irait vendre quelques jours plus tard sur un micro-marché local...
Je me rappelle aussi ce très vieil opticien sur le pas de son magasin, à qui je m'adressai à 2 pas de mon hôtel.
J'avais perdu une vis de mes lunettes pendant le vol qui m'amenait de Paris. "Venez manger! Khin kao!"... Et nous voici, pour une simple vis, à deviser de concert dans un coin du magasin, assis sur des banquettes de bois, à déguster un petit dessert de cheveux verts à la noix de coco.
Ce charmant vieux Bangkokian tentait de rassembler quelques mots d'anglais égarés au fond de sa mémoire, tout heureux de baragouiner avec un "farang", un de ces étrangers si rares à passer devant sa boutique...mes premières heures en Thaïlande. Pur bonheur.
Sous le Memorial Bridge, une station de vélos: système de prêt assez peu connu à Bangkok, il permet de visiter les sites les plus connus: un genre de vélolib', en quelque sorte.
Malheureusement, et la pollution permanente, et les habitudes de conduite locales ne font conseiller ce type de balade qu'aux casse-cous!
A l'arrière-plan, le Phra Pokklao Bridge, qui dédouble le Memorial Bridge. Sur l'autre rive, ne pas manquer le Pak klong Thalat (Flower Market), son activité permanente, ses tresseuses d'offrandes et ses subtiles fragrances entremêlées...
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